- En chair et en os.
Tels furent les premiers mots prononcés par le jeune homme. Il sourit de toutes ses dents et s'approcha de Léna en écartant les bras. La reine quitta la pièce sans broncher. Non que son instinct de mère lui ai dicté de laisser les deux jeunes gens tranquille : qu'elle ne se doutait de rien sur cette relation spéciale. Mais maintenant, elle était seule monarque à la tête d'un pays entiers, faisant ainsi doubler sa charge de travail.
La brunette croyait vraiment que son garde du corps allait l'embrasser avec passion. Mais au lieu de ça, il lui fit une simple bise et lui dit, tout sourire :
- Je suis vraiment heureux de te revoir, Léna !
La jeune fille fronça les sourcils, et trembla sous la stupéfaction. Son esprit semblait s'être mis en veille tandis que son corps exécutait des gestes de manière presque robotique.
Sa main se plaça presque avec crainte sur le torse du garçon, au niveau de cœur, là ou quelques mois plus tôt la balle l'avait heurtée :
- C'est fini ? Soupira-t-elle doucement en relevant ses yeux pleins d'espoir vers le bodyguard, qui lui répondit d'une voix se voulant joyeuse :
- Tout est derrière moi ! Et sans attendre plus, il passa amicalement son bras par-dessus les épaules féminines tout en continuant de parler :
- Bon, pas besoin de me faire la visite, je connais déjà les lieux ! Il rit doucement. Alors je t'ai manqué j'espère ?
Tu ne peux pas savoir à quel point... Pensa-t-elle intérieurement avec un élan de désespoir tandis que ses lèvres se contentèrent de transmettre quelques mots, qu'elle prononça intentionnellement de façon très sèche :
- Bien sûr.
Remarquant la froideur de son interlocutrice, le français fronça les sourcils :
- Bah alors pourquoi tu me fais cette tête ? T'est toute pâlotte.
La mâchoire de Léna se crispa vivement sous le coup de la colère. Serrant les poignets pour ne pas exploser, elle inspira vivement, tandis qu'à l'intérieur de son âme s'entremêlait un tourbillon de dangereuses pensées qui hurlaient à perdre haleine :
Tu t'étonnes que je sois pâle ?
Tu t'étonnes que je fasse une tête perdue ?
Mais pauvre con !
Pauvre, pauvre con, con !
Tu m'abandonnes, sans nouvelles !
Tu m'ignores !
Tu me laisse derrière toi !
Tu déchires mon pauvre cœur qui s'était tant ouvert à toi !
TU LE DÉCHIRES !
Et maintenant, tu te repointe tout content.
Comme si rien ne s'était passé entre nous !
RIEN !
Tu souris.
Tu ris.
TU ME PARLES COMME SI J'ÉTAIS TA MEILLEURE POTE !
ALORS QUE PUTAIN JE SUIS CENSÉE ÊTRE BIEN PLUS QUE ÇA NON ?!
Non ?!
Non...
Je le croyais pourtant...
Divisées par ces horribles mots qui sifflaient dans ses oreilles, les yeux de la brunette, s'embrumèrent de larmes en l'espace d'une seconde. Mais cela n'échappa pas un jeune homme qui tira la princesse de ses pensées en reprenant la parole :
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Princesse Léna
Teen FictionPersonne n'a jamais eu autant d'imagination pour déplaire à ses parents que Léna. Plus de deux cent fugues, quatre cent gardes du corps, au fur et à mesure des années, l'adolescente est de plus en plus surveillée, tel une tueuse à gag. Mais quand vo...
