Chapitre 49

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Le corps tremblant, Léna tira les grand rideaux bleu nuit.

Et tous les muscles de son corps de figèrent un à un. Sa tête se mit à tourner dans tous les sens et son front la brûla.

Là, dehors, au loin. Juste après le mur d'enceinte. Des centaines de lumières rouges et blanches tenuent pas autant d'individus, qui bougeaient, de façon si effrayant qu'on aurait pu se croire à l'intérieur d'un film d'horreur. Tétanisée, elle regardait cet horrible spectacle. C'était les mêmes qu'hier. Ils étaient revenus, mais ne pouvant pas entrer, ils se contentaient de l'effrayer par cette nuée de flash sanglants. Les minutes défilaient. La princesse voyait des formes s'activer en dessous d'elle : des soldats qui se préparaient pour faire évacuer ces gens. Un des mafieux avait allumé une torche enflammée, puis, neuf autres le suivirent. Les flammes dansaient dans les yeux de Léna qui recula de quelques pas, voulant s'enfuir de ce danger. Mais elle ne pouvait pas. À peine eut-elle fait quatre pas que ses jambes s'immobilisèrent. Son organisme entier semblait être pris au piège. Piéger par ses propres yeux. Ces yeux qui voulaient foncer sur eux, sur tous ces mafieux. Elle voulait courir vers eux, les comprendre, les voir. Foncer dans ces flammes de haine et se brûler jusqu'à en mourir.

Soudain, une pierre attterit contre la vitre, suivie d'une deuxième. Ils étaient équipé de propulseurs pour pouvoir les lancer à une telle distance. L'immense porte-fenêtre tomba à terre, en mille morceaux, dans un fracassement bruyant. Les bouts de verres rebondissaint dangereusement sur le sol et la jeune princesse entendit les cris de victoire qui résonnaient au loin. Léna ne bougea pas, regardant le spectacle. Son corps ne lui obéissait plus et semblait vide de sens. Elle ne savait même pas comment, à cet instant précis, elle réussissait à tenir debout. Une crainte puissante s'était emparée d'elle.

Tout à coup, elle se sentit propulsée en arrière, un corps fonçant sur elle. Elle hurla. Hurla vraiment cette fois-ci. Elle avait peur de revoir cet homme, ou même un autre. Peur de revoir ces yeux, d'entendre ce rire et observer cette arme foncer sur elle. Cette immense lame scintillante. Mais une main se posa sur sa bouche et une voix rauque parvint à ses oreilles :

- Chut, chut. Ce n'est que moi.

Ces quelques mots l'envahirent et en l'espace d'une seconde à peine et elle se tut immédiatement. C'était Dylan. Son corps s'immobilisa, ses jambes toujours solidement ancrées dans le sol. Elle voyait toujours ces centaines de lumières briller dans la nuit. La vitre cassée laissait passer les bruits de l'extérieur et un courant d'air frais traversait la salle, la faisant frissonner. Puis elle avait senti quelques chose l'enlacer. Surpris, ses sens refirent complètement surface. C'était les bras du garçon qui la serraient contre lui, comme pour la protéger de cette fenêtre brisée. Elle sentait le torse nu du bodyguard, et le corps du jeune homme se déplacer, l'emportant avec elle. Et ils furent en quelques secondes arrivés à la chambre de Dylan, qui referma hâtivement la porte derrière lui.

- Ça va vous allez bien ? Demanda-t-il tout en posant ses mains sur les bras tremblant de la jeune fille. Aucune projection ne vous a touché ?

- Je... Je... Ça va. Ses yeux plongeaient déjà dans le vide et il la secoua doucement.

- Restez avec moi, il ne faut pas penser à ça d'accord ?

Une minute silencieuse passa, avant que la princesse réponde d'une voix brisée :

- J'arrive pas.

En un geste, le garçon la serra de nouveau contre lui. Quelques secondes auparavant, le bruit de la vitre cassée l'avait réveillé dans son sommeil, et il avait immédiatement accouru, arme en main, avec pour seul vêtement son short noir lui faisant office de pyjama. Il avait trouvé Léna debout, immobile, sans une seule réaction. Il avait vu quelques pierres aux pieds de l'adolescente, puis un épais bâton s'écraser sur le balcon. Elle ne bougeait pas d'un millimètre, sans doute emprise d'un état transitoire. Probablement était-elle témoin de ces lumières rouges et banches depuis quelques temps déjà. Sans doute, son esprit déjà tourmenté par la nuit dernière, avait réagit en bâtissant rapidement des barrières la coupant du monde, par la mise en place d'un état de choc. Heureusement qu'il avait accouru pour placer son corps entre celui de la princesse et les nouveaux projectiles qui arrivaient ; faisant alors office de bouclier humain.

Princesse LénaDes histoires addictives. Découvrez maintenant