Ils s’étaient embrassés. Léna avait pressé ses lèvres contres celles de Dylan. Enfin, Jayson…
Nous étions le lendemain matin, elle était seule à ses appartements et tout s’embrouillait dans sa tête. Elle n’avait jamais eu de relation avant. C’était tout bête, mais comment avoir le feu-vert pour savoir si oui ou non elle pouvait compter sur ce qui s’était produit la veille ?
Et surtout, comme l’appeler. Dylan ? Jayson ?
Elle se saisit d’une peluche qui trainait sur son matelas pour la secouer machinalement entre ses mains.
– Tu sais ce que je dois faire moi ?
La peluche, sans surprise, ne répondit pas. Elle souffla et continua :
– Et puis je lui donne quel prénom hein ? ça fait deux mois que je l’appelle Dylan, et voilà que d’un coup je devrais changer. C’est beaucoup trop compliqué tu ne trouves pas…
Presque en colère, elle jeta le nounours sur le mur, et il s’y écrasa en silence.
– Dylan, c’est bien.
La voix masculine était parvenue à ses oreilles et elle se retourna brusquement, surprise :
– Mais ce n’est même pas ton vrai nom ! Dit-elle en s’approchant doucement de lui. Le jeune homme lui sourit, ce qui la frustra énormément. Parce maintenant, elle ne savait plus si ces beaux sourires étaient vrais, ou faux.
– Léna, je suis sous couverture. Personne dans ce palais ne doit entendre ma vraie identité. Il planta ses yeux dans les sien et continua :
– Même pas tes parents.
La princesse fit les yeux ronds. Ses géniteurs n’étaient pas au courant ? Un éclair de fierté traversa ses iris. Elle savait quelque chose qu’ils ignoraient. Qu’est-ce que ça faisait du bien !
Elle se contenta d’acquiescer, quand les deux mains du garde du corps se posèrent sur ses épaules. La portugaise sentit le rouge lui monter aux joues, et l’idée qu’il le remarque la fit rougir encore plus. Un rictus se forma sur les lèvres de Dylan. C’était adorable. Ses yeux parcoururent les lèvres rosées de la jeune fille avant de se détacher de cette vue trop tentante.
– Je me doute que je ne suis pas en position de te demander quoi que ce soit. Mais peux-tu me promettre que tu ne révèleras à personne qui je suis réellement ?
– Seulement si tu me fais une promesse en retours, toi aussi.
Il fronça les sourcils, alors qu’elle continuait doucement :
– Promet-moi d’être le vrai toi lorsque tu seras en ma seule présence.
Le jeune homme soupira :
– Léna… Je ne peux rien t’apporter de bon avec ce comportement.
– Ah parce que tu regrettes déjà ce qu’il s’est passé hier ?
– Non, bien sûr que non !
Elle sourit timidement, les yeux pétillants :
– Moi non plus.
Ils s’observèrent en silence. Leurs yeux semblaient caresser le visage de l’autre. Quelques longues secondes passèrent, jusqu’à ce que le garçon prenne la parole :
– Tu risques de ne pas tout le temps apprécier. Mais je te le promets.
Elle sourit.
– Tu as ma parole que personne de ce château ne soit mis au courant.
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Princesse Léna
Genç KurguPersonne n'a jamais eu autant d'imagination pour déplaire à ses parents que Léna. Plus de deux cent fugues, quatre cent gardes du corps, au fur et à mesure des années, l'adolescente est de plus en plus surveillée, tel une tueuse à gag. Mais quand vo...
