Chapitre 99

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Léna avait beau passer des heures et des heures sur internet, aucun résultat ne correspondait à « Dylan Duciel » et encore moins » Jayson Apo Ti Thalassa ». Tous les articles sur la sortie du coma de ce dernier gardaient son identité comme étant anonyme. S'en était presque inquiétant. Car pour que le prénom de Jayson ne figure nulle part, il suffisait qu'il soit discret, n'ai aucun réseau social à son nom et n'ai jamais eu d'ennui avec la police -ce dernier étonnait d'ailleurs beaucoup la jeune fille-. Mais après tout, lorsqu'on est membre d'une organisation secrète correspondant avec les gouvernements, la CIA, le FBI et tant d'autres cela ne devait pas être bien compliqué.

Mais pour Dylan Duciel, tout de même le jeune homme avait, de ce qu'il lui avait dit, porté plusieurs fois cette identité pour des mission à risques plus ou moins élevés ! Pourquoi alors semblait-elle avoir été effacée de la surface du net ?

Et il en était de même avec Anton Sidorov.

C'était déprimant. Aucun mail, aucune adresse, aucun réseau. Rien mis à part ce foutu numéro de téléphone ne la reliait au garçon.

Ce foutu numéro de téléphone qui sonnait régulièrement sans que jamais quelqu'un ne décroche à l'autre bout du fil.

Elle aurait aimé avoir un spécialiste informatique à ses côtés pour l'aider un peu, mais ce n'était malheureusement pas le cas.

Selon Docteur Jean, après ces quatre mois passés dans le coma, dont la grande majorité de stade trois, Jayson écopera au plus d'une rééducation de la même durée même s'il n'avait aucune séquelle. Du moins, à ce qu'il paraissait car Léna se doutait bien que l'organisation du jeune homme n'ai pas révélé en détail l'état de leur employé. Plus qu'à espérer.

Espérer encore et toujours, cela en devenait lassant.

En théorie, Jayson serait donc complètement remis début juillet. Et la princesse attendait cette date avec impatience, se disant que s'il recommençait à travailler directement après son rétablissement complet, la première mission du jeune homme serait peut-être de revenir s'occuper d'elle.

C'était un joli mois de mai. Un vague de chaleur traversa le Portugal ainsi que tout l'ouest de l'Europe, donnant un avant-goût de l'été chaud qui les attendait. Léna passait donc la plupart de son temps à sécher les cours et profiter de la piscine royale, au calme. Bien sûr, ses parents la rabrouaient sévèrement et elle écopait de quelques gifles bien pimentées de la part de sa mère, mais rien de grave. Elle avait l'habitude, de toute façon.

En fait, à propos du mois de mai, savez-vous que le muguet est un poison très dangereux du fait qu'il est radical, n'a ni goût ni odeur ? Bon bah maintenant vous la savez. Léna, elle, venait de l'apprendre en cours de psychologie et devait faire le rapprochement entre le poison et le fait que la fleur soit offerte comme porte-bonheur le premier du mois.

Bref, inintéressant, mais l'idée d'en faire une petite infusion à ses parents lui effleura tout de même l'esprit. Un rire sarcastique la prit intérieurement, alors qu'elle se disait que sa place était peut-être dans la Mafia en tant qu'élaborieuse de meurtres, finalement. Puis elle sourit ironiquement tout en se disant que de toute façon, son père n'avait plus longtemps à vivre.

- Il ne répond toujours pas ?

- Non, souffla la brunette, dépitée. Nous étions à présent rendu à la fin du mois de mai et la jeune fille discutait par face time avec ses deux meilleurs amis. Léna et Ivan étaient tous deux en vacances d'été, leurs écoles terminant très tôt les cours. Gabino, lui, n'avait plus que deux semaines et attendait cette date avec impatience.

- Tu l'appelles souvent ?

L'adolescente lâcha un sourire bien trop faux pour être vrai avant de prendre la parole :

Princesse LénaDes histoires addictives. Découvrez maintenant