Chapitre 39

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Ils arrivèrent près de la piscine, et la jeune fille se dirigea vers la grande cabine, séparées en deux parties. L'une servait à ranger toutes les affaires, comme des grosses bouées par exemple. Elle se souvenait quand, petite, elle n'avait pas le droit d'utiliser ses bouées. Il y en avait deux en forme de licornes que la petite fille, à l'époque, convoitait tant. Mais ses parents lui interdisait de s'en servir. Car ce n'était pas raisonnable mais inutile, bruyant et qu'une piscine n'était soi-disant que fait pour nager. Elle soupira à cette pensée et entra dans la deuxième partie de la cabine, qui faisait office de vestiaire.

Quelques minutes plus tard, la jeune fille ressortit en maillot de bain. Le tissu était un ensemble fleurit, les vives couleurs contrastant à merveille avec la peau bronzée de Léna. Les cheveux lâchés en arrière lui tenait tellement chaud, comme si on lui avait placé une écharpe. Le soleil tapait fort dans le ciel, et voulant rafraîchir son corps brûlant, elle regardait la piscine avec envie. L'adolescente prit son élan et couru pour se jeter dans l'eau. Son corps entra d'un seul coup et elle se rafraîchit brusquement. Un sourire satisfait illumina son visage et elle commença, heureuse, à faire quelques longueurs.

L'eau avait été entièrement changée et la piscine nettoyée depuis son anniversaire, où ils avaient engraissé la javel et salit la construction.

Elle avait maintenant une heure et demie devant elle avant de retrouver Inacio.

À quelques mètres d'elle, son garde du corps était debout en plein soleil. Son visage ne laissait transparaître aucune émotion et il observait sa protégée sans bouger. Elle le regarda quelques secondes. Pas vraiment reposé de l'effort qu'il venait de fournir en boxant, son corps luisait de sueur. Sa chemise à manches longues semblait l'étouffer et ses boutons étaient tous fermés, jusqu'en haut. Une ou deux gouttes de sueur perlait sur son frond et il se hâta de les essuyer, semblant feignir la chaleur. Il finit par faire quelques pas, ce qui semblait un peu le soulager.

- Vous n'avez pas de chemises à manches courtes à mettre ? Un un tee-shirt ?

Il regarda la jeune fille étrangement et fit un signe négatif de la tête :

- Pas actuellement, non.

Elle s'accouda au rebord de la piscine et le détailla quelques instants. Puis la jeune fille tapota l'eau à côté d'elle.

- Allez, venez. Vous êtes en train de fondre.

Il lui sourit tendrement.

- Vous n'êtes pas obligé de paraître gentille avec moi.

Elle rit et renchérit :

- Oui je sais, il serait un peu trop tard pour dévoiler une sympathie soudaine envers mes bodyguard. Je ne cherche pas forcément à être amicale. Je vous propose juste d'éviter de mourir vu l'état dans lequel vous êtes, et en plein soleil.

- Si vous insistez. Il sourit et enleva ses chaussures.

- Vous savez autant que moi que là, je n'ai pas eu le temps d'insister.

- Peut-être. Dit il en riant à la remarque de la jeune fille qui, il faut bien l'avouer, n'était pas si fausse que ça. Le garçon se dirigea alors vers la cabine avec son sac, qui contenait un maillot de bain dans une des poches. Avant de fermer la porte il lança :

- Parlez, et si je ne vous entends plus je sors. On va éviter une nouvelle fugue.

La jeune fille leva les yeux au ciel en soupirant, lâchant un simple "ok" et enchaîna un monologue inutile dans lequel elle commença à parler de ses chevaux, ne sachant pas vraiment quoi dire d'autre. Un bout de quelques instant assez courts, s'impatientant, Léna cessa de raconter sa vie dans la vide. Dans la seconde qui suivait, son garde du corps ouvrait brusquement la porte de la cabine, le visage crispé. La princesse rit. Il était tellement sur les nerfs, il fallait vraiment qu'il se calme ce garçon. Sans rien ajouter, Dylan lui adressa un regard noir et défit les derniers boutons de sa chemise pour la lancer sur son sac.

Princesse LénaDes histoires addictives. Découvrez maintenant