Chapitre IX (4/8)

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Lorsqu'ils pénétrèrent l'appartement un quart d'heure plus tard ils furent accueillis par un chien fou et une odeur de café fraîchement préparé qui donna la nausée à la jeune femme. Elle entendait Maxime s'affairer en cuisine depuis l'entrée tandis que Jack et Grégoire se saluaient mutuellement à côté d'elle à base de grosses caresses pour l'un et lechouilles affectueuses pour l'autre.
-Tu l'as sorti, cria-t-elle à l'attention de son cousin
-Oui oui c'est bon on a été faire un tour tout à l'heure

Soulagée, elle retira ses bottes et son manteau. Elle avait beau adorer son chien plus que tout au monde, elle n'avait aucune envie de remettre les pieds dehors pour le reste de la journée. Clémentine s'empara ensuite du blouson de Grégoire et de son casque qu'elle rangea dans le placard qui était directement intégré au mur de l'entrée avant de l'inviter à la suivre pour découvrir sa demeure. L'entrée, qui débouchait sur un couloir à droite et sur le salon/cuisine à gauche, ne comportait qu'un meuble à chaussures et le placard dans lequel la jeune femme venait de ranger leurs affaires ainsi qu'un grand miroir fixé sur le mur qui faisait face à la porte, et n'était pas bien grande malgré le fait que le reste de l'appartement le soit. La jeune femme lui présenta rapidement la disposition des pièces situées de part et d'autre du couloir sur sa droite. Il y avait d'abord la première chambre qui avait un temps fait office de bureau et qui était maintenant la chambre de Maxime, à laquelle la porte des toilettes faisait face. Puis sa propre chambre située au bout du couloir qui se situait elle-même en face de la salle de bain. Et sur sa gauche se trouvait la grande pièce à vivre lumineuse qui réunissait le salon et la cuisine. En rentrant dans la pièce le jeune homme ne retint pas un sifflement d'admiration devant l'immense bibliothèque qui occupait la totalité du mur qui lui faisait face. Sa limite était marquée par ce qu'il supposait être un ancien conduit de cheminée qui séparait par la même occasion la cuisine du salon/salle à manger. Une grande télévision écran plat trônait au milieu des étagères qui composaient la bibliothèque, apportant une touche moderne aux innombrables livres déposés dans le meuble. La majorité des étagères étaient aussi savamment décorées grâce à des jolis bibelots ou des cadres photos retraçant la vie de la jeune femme. À côté de la fenêtre, sur sa droite, trônait fièrement l'énorme fauteuil de lecture de Clémentine - quand elle n'était pas avachie dans son canapé - ainsi qu'un bout de canapé ajouré qui séparait justement le fauteuil de l'imposant meuble gris et dont il pouvait voir s'échapper quelques bouts de plaids rangés à l'intérieur de la corbeille. Le centre de la pièce - où tout du moins de l'espace salon - était recouvert d'un épais tapis crème qui avait l'air d'une extrême douceur et sur lequel se trouvait une table basse en bois clair de toute beauté.

Le brun admirait les yeux brillants la décoration assez sobre quoique réellement élégante, et très douce pour le regard, de sa responsable. Il fut interrompu dans sa contemplation par Maxime qui sortait de la cuisine située sur sa gauche et séparée de l'espace salon par une table à manger dans les mêmes tons de bois clair que la table basse. Grégoire se fit la réflexion que la jeune femme devait réellement adorer le bois clair puisque c'est un élément que l'on retrouvait également dans sa cuisine, du plan de travail aux différents meubles qui la composait. La pièce ouverte sur le salon était aussi délimitée par une sorte d'extension du mur qui s'arrêtait à hauteur de poitrine et qui semblait constituer une sorte de mange-debout pour les deux colocataires qui y avait installés (enfin Clémentine l'avait fait à l'époque) deux tabourets de part et d'autre de la petite séparation. Chaque espace de la grande cuisine était optimisé pour en faire une pièce fonctionnelle et pratique. L'appartement était tout simplement magnifique, à l'image de sa propriétaire.

-Salut mec, lança le jeune homme vêtu de son éternel jogging gris, comment tu vas ?
Les deux amis se topèrent dans la main et la discussion partie ainsi, permettant à Clémentine d'aller se changer pour revêtir un legging confortable et un gros pull tout doux pendant que les garçons discutaient dans le salon.

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