En ouvrant les yeux le lendemain matin la première chose que vit Clémentine fut l'adorable bouille endormie de son cher et tendre. Il semblait si paisible, elle aurait pu passer la journée à le regarder dormir. Et c'est ce qu'elle décida de faire plutôt que de se lever et de vaquer à ses occupations comme elle le faisait d'habitude. Elle prit le temps de détailler les contours de son visage, chaque détails, chaque grains de beauté comme si elle voulait graver à jamais cette image dans son esprit. La jeune femme se sentait (enfin) parfaitement en phase avec elle-même et avec le monde. Là, à l'abris des regards et de l'hostilité du monde extérieur, en compagnie de ce qu'elle pensait sincèrement être l'amour de sa vie, elle se sentait tout simplement bien. En paix.
Un court instant elle eût envie de l'embrasser le plus tendrement du monde, comme pour le remercier du bonheur qui inondait sa vie maintenant qu'il y était revenu et comme si tous les sentiments qu'elle éprouvait à cet instant précis pouvaient se transmettre grâce à ce baiser. Mais très vite elle renonça à cette idée, sachant très bien qu'il se réveillerai si elle bougeait ne serais-ce que le petit orteil. Alors Clémentine resta sagement à sa place et continuer de regarder son amoureux dormir, inscrivant ce moment hors du temps dans son esprit pour toujours.
-Tu vas me fixer comme ça encore longtemps ? Demanda soudainement Grégoire, un sourire narquois aux lèvres
La rousse sursauta, ne s'attendant évidemment pas à entendre la voix du jeune homme qu'elle pensait profondément endormi. Ce dernier n'avait même pas ouvert les yeux pour s'adresser à elle et se contentait juste de lui sourire comme un effronté. Le bougre. Depuis combien de temps était-il réveillé ?
-Je ne vois pas de quoi tu parles, dit-elle en rivant son regard sur le plafond.
-Menteuse.
Il avait lâché sa réponse le plus normalement du monde, sans se départir de son sourire, avant d'enfin ouvrir les yeux et de l'attirer à elle pour l'embrasser tendrement. Quelle meilleure façon de se dire bonjour que celle-ci pouvait bien exister ?
-Eh bien, on ne risque pas de mourir de faim !
Grégoire qui rentrait tout juste d'une longue balade avec Jack se tenait maintenant face à la table basse du salon où Clémentine avait disposé un tas de plats différents. Il savait que la jeune femme raffolait de petits-déjeuners complets mais à ce point là...
-Ne regarde pas la table comme ça enfin ! Je ne savais juste pas ce que tu préférai alors j'ai préparé un peu de tout, se justifia-t-elle en contemplant son oeuvre
-Je ne m'attendais juste pas à ça, mais je suis ravi d'avoir autant de choix ! On se croirai à l'hôtel, dit-il avait de l'embrasser tendrement
-Ne compte pas sur moi pour te servir et n'essai même pas de m'amadouer ! Lança-t-elle en le voyant faire les yeux doux. Aller, il est temps de reprendre des forces avant d'attaquer la mission « décoration du sapin » version Appartement cette fois-ci.
-Penses-tu ! C'est moi qui vais être aux petits soins pour toi aujourd'hui. Va donc poser tes jolies fesses sur le canapé et choisi un film à regarder pendant que je m'occupe de la nourriture.
Les deux amoureux petit-déjeunèrent donc devant un film à l'eau de rose soigneusement choisi par la jeune femme, pour le plus grand plaisir de Grégoire qui -totalement réticent à l'idée de regarder ce « navet » au départ- s'était retrouvé totalement embarqué dans l'histoire, jusqu'à en avoir la larme à l'oeil au dénouement final. Ce qui lui valut quelques moqueries de la part de sa belle, qu'il fit taire par un baiser. Ils enchaînèrent ensuite avec une session rangement du salon pré-installation du sapin, qui finit par s'étendre au reste de l'appartement que Clémentine n'avait pas vraiment eu le temps de ranger depuis sa dernière soirée avec les filles. Quand elle revint finalement dans la pièce principale où elle avait laissé à son amoureux le soin de monter son sapin en kit, elle fut surprise -mais pas déçue- de le retrouver en combinaison de Noël en train de s'atteler au montage de l'arbre synthétique. La jeune femme ne résista pas à l'envie de le prendre en photo, ce dossier lui servirait bien un jour où l'autre, avant d'aller le rejoindre un grand sourire aux lèvres.
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Sixième Sens
Narrativa generale"La jeune libraire avait toujours un coup d'avance sur ses clients et devinait si précisément leurs besoins, à chaque fois, que les plus fidèles d'entre eux la surnommait « la magicienne ». "
