Chapitre X (6/8)

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Quand Clémentine rentra sur les coups de vingt-trois heures elle trouva Jack couché au pied de la porte de la chambre de Maxime comme s'il protégeait la pièce d'un quelconque danger. Cela la surpris sans la surprendre totalement, connaissant le caractère protecteur de son chien, mais quand elle vit l'assiette encore pleine sur la table du salon et le bazar dans la cuisine elle comprit que quelque chose clochait. Même si le jeune homme avait tendance à laisser traîner deux ou trois choses derrière lui, il prenait toujours garde à nettoyer un minimum la pièce et encore plus quand il était seul à l'appartement. Et chose encore plus inhabituelle il ne s'était préparé qu'une omelette alors qu'il avait toujours pour habitude de mettre les petits plats dans les grands, peu importe l'occasion. Elle comprit que le brun n'allait pas aussi bien qu'il l'avait prétendu plus tôt et elle s'en voulu d'avoir cru ce qu'il lui disait sans essayer d'insister plus pour rester avec lui.

Un gémissement étouffé la tira de sa rêverie alors qu'elle mettait l'assiette de nourriture dans le frigo après avoir rangé rapidement la cuisine. Clémentine savait que Jack avait parfois tendance à geindre dans son sommeil et ne s'alerta pas tout de suite, continuant de mettre un peu d'ordre sur son plan de travail. Quand un second gémissement lui parvint aux oreilles, plus fortement cette fois, et que son chien vint se cogner contre ses jambes pour attirer son attention vers la chambre de son cousin, elle se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de l'adorable Golden Retrievers qui rêvait d'on ne sait quoi mais bien de Maxime qui devait faire un cauchemar. Elle se dirigea alors vers la pièce où son cousin dormait et ouvrit la porte le plus doucement possible pour ne pas faire trop de bruit. Elle le distingua alors, recroquevillé sur lui même serrant l'un de ses oreillers dans ses bras comme s'il s'agissait d'une peluche. Elle l'entendit gémir à nouveau alors qu'elle se rapprochait et puis elle comprit, il était en train de pleurer. À mesure que ses yeux s'accoutumait à la pénombre elle remarquait de nouveaux détails. Il avait du s'endormir d'un seul coup puisqu'il n'avait même pas prit la peine de se glisser sous la couette, en dépit du radiateur dont se dégageait une douceur chaleur il ne faisait pas bien chaud et le jeune homme devait le ressentir puisqu'il tremblait. Pour autant cela ne semblait pas le déranger car il ne se réveilla pas.

Finalement Clémentine se pencha vers lui et devina qu'il était en proie à un affreux cauchemar à en juger par les petits bruits qui s'échappaient de sa bouche et les sanglots qu'il peinait à étouffer bien que son visage soit enfoui dans son oreiller. Maxime semblait se débattre contre un ennemi invisible vu les mouvements de jambes qu'il faisait et n'avait pas l'air de réussir à sortir de son cauchemar. La jeune femme posa alors avec une extrême doucement sa main sur son épaule, son corps était brûlant, et le secoua légèrement.
-Max. Maxime eh réveille toi. Ce n'est rien, tu es à l'appartement tout va bien. Maxou chut calme-toi, tout va bien, dit-elle en lui caressant doucement les cheveux.
Elle continua de lui murmurer des paroles rassurantes jusqu'à ce qu'il émerge totalement, se rendant compte que rien de ce dont il venait de rêver n'était réel.
-Clem c'est toi ? Demanda-t-il en essayant de se relever, c'est bien toi ?
-Bien sur que c'est moi idiot, qui veut-tu que ce soit.
-Je. J'ai cru que t'étais partie, tu m'avais abandonné parce que j'avais menti. Oh Clémentine pardon, j'suis tellement désolé, gémit-il en recommençant à pleurer
-Eh. Doucement. Je ne vais abandonner personne. J'ai dis ça pour te faire réagir Max, tu sais bien que t'es mon grand-frère je pourrais jamais te laisser. Aller calme-toi, tout va bien.
-Mais quand même, j'suis vraiment désolé. Pour ce que je t'ai fais vivre, pour m'être laissé tenter par les garçons alors que je savais très bien que ça allait te faire du mal. J'ai pas réfléchis, je voyais juste que ça m'aidait pour les vision et... et voilà. Mais si ça peut te rassurer je jure sur ma vie que ça m'a totalement dégouté. J'crois que les médecins ont bien fait leur job. Et si jamais tu veux que je passe des testes pour te montrer que j'ai pas replongé ni rien je le ferais, je ferais tout ce que tu veux pour que tu me crois à nouveau, je voulais pas briser la confiance que tu as en moi, je te jure je voulais pas.

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