Chapitre X (4/8)

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Maxime rentra finalement vers dix-sept heures trente, totalement paniqué.
-Clem ? Clémentine t'es là ? Lança-t-il en passant le pas de la porte, j'ai voulu te faire un coucou à la librairie et j'ai vu que t'étais fermée. Qu'est-ce qui se passe ?
-J'suis dans le salon avec Grégoire, tout va bien je ne me sentais juste pas en forme et mon cher collègue m'a convaincu de rester ici pour me reposer, mentit-elle en priant pour que le jeune homme à ses côté valide cette version
-Il ne faudrait pas que tu refiles un quelconque virus à tes clients, acquiesça le brun, t'es pas d'accord mec ?
-Bah si carrément, d'ailleurs t'as pas intérêt à me refiler quoi que ce soit non plus je te préviens ! S'exclama Maxime
-Te fais pas de bile elle a prit un cachet et de quoi stopper un quelconque rhume en préparation, ça devrait aller. Ça n'empêche que je ferais l'ouverture demain, tu pourras venir à dix heures, déclara Gégoire en se tournant vers Clémentine qui tombait des nues
-Ce n'est pas ce qu'on avait convenus... murmura-t-elle
-Eh bien il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, tu n'as pas ton mot à dire de toute manière
-N'oublis pas que je suis ta responsable avant d'être ton amie, dit elle en lui lançant ce qui se voulait être un regard mauvais
-Moi je trouve qu'il a totalement raison, ça ne te fera pas de mal de commencer une demi-heure plus tard et puis il t'a vu faire l'ouverture toute la semaine il va gérer. D'ailleurs mec, tape m'en cinq parce que jusqu'à présent je n'avais jamais vu personne lui faire un coup pareil. T'es le meilleur.

La jeune femme étouffa un grognement en voyant les deux hommes se toper dans la main et s'enfonça un peu plus dans son canapé, l'air boudeur. Il était clairement en train de profiter de la situation, le bougre ! Elle se sentait pâli à vue d'œil à l'idée de laisser Grégoire seul à la boutique demain matin.
-Eh Clem ça va ? T'as pas l'air bien, lança son cousin
-Tout va bien, déclara-t-elle un peu sèchement sans leur accorder un regard
-Bon, maintenant que tu es là pour prendre soin d'elle je vais vous laisser. Il faut que je prenne des forces pour faire ma première ouverture en solo demain matin, lâcha-t-il avec un petit clin d'œil en direction de la jeune femme
-Je te déteste, bougonna-t-elle
-Je suis persuadé du contraire.

Elle releva les yeux vers lui à cet instant et le souvenir de leur baiser lui arracha un frisson tandis que ses joues viraient au rouge cramoisi. Elle tenta de retrouver une contenance pour donner le change face à son cousin en lui lançant à nouveau un regard noir mais cela n'empêcha pas le jeune homme de se diriger vers elle pour l'embrasser affectueusement sur le font - son coeur manqua un battement quand ses lèvres touchèrent sa peau - avant de finalement quitter l'appartement, la laissant seule avec son cousin. Ce dernier ne semblait pas en mener bien large, sachant pertinemment qu'elle lui tomberait dessus une fois qu'ils se retrouveraient seul à seul. Il avait beau dominer la jeune femme d'une bonne tête et pouvoir la maîtriser physiquement si l'envie lui en prenait, personne ne l'avais jamais autant impressionner que sa cousine. Même sa mère était une crème à côté d'elle, et Dieu seul savait qu'elle était sévère. Mais Clémentine était une véritable terreur quand elle s'y mettait. Il devait bien avouer que pour le coup elle n'avait pas vraiment tort d'être remontée contre lui, il avait déconné et la gifle qu'elle lui avait asséné le matin même lui avait fait comprendre qu'il ne s'en tirerait pas comme ça.

-Tu vas rester planter là pendant combien de temps ? Demanda-t-elle en haussant un sourcil le tirant de sa rêverie
-Excuse moi. Qu'est-ce que tu veux regarder ? Questionna-t-il l'air de rien en s'asseyant
-Ne fait pas l'imbécile Max. Tu sais très bien qu'on ne va rien regarder du tout.
La jeune femme se redressa en calant un coussin derrière son dos et se tourna vers le jeune homme qui pâlissait. Il ne répondit rien.
-Je peux savoir ce qui t'es passé par la tête bon sang, explosa-t-elle finalement, putain Maxime tu te fous de ma gueule en fait ? Je croyais que t'avais décroché et je me rends compte que tu fumes à nouveau ?
-N'abuse pas... C'était juste un petit joint hier soir pour fêter la fin de notre voyage. Olivier va être papa tu sais, c'était juste un dernier comme au bon vieux temps avant qu'on ne s'assagisse tous
-Mais y a pas de dernier quoi que ce soit ! Je dois te rappeler ce qu'il s'est passé il y a trois ans ? La raison principale de ton départ ? Putain. Merde. Tu fais chier, asséna-t-elle en le regardant droit dans les yeux
-Je te jure que ça va, je gère. D'ailleurs je n'ai même pas aimé ça. On a tiré à peine deux lattes chacun et on l'a jeté.
-C'était deux de trop. Tu m'avais promis que tu n'y toucherais plus. Qu'est-ce qui m'empêche de croire que tu ne vas pas te remettre à fumer en cachette, ou que tu ne l'as pas fais pendant que tu étais à l'étranger ? Tu gères jusqu'à ce que tu finisses par retomber dans une putain de spirale infernale ouais.
-Non, je te promets, murmura-t-il mais elle ne semblait porter aucune attention à ce qu'il disait
-Arrête ! Arrête d'essayer de te défendre, de me promettre des conneries. T'as déconné c'est tout. Tu sais que je suis patiente Max, vraiment patiente et que je pourrais faire et endurer n'importe quoi pour toi. Ce que j'ai fait maintes fois d'ailleurs, mais tu sais aussi que ma patience a des limites. Et je te jure, regarde moi dans les yeux, je te jure que si ça arrive encore une fois, une seule petite fois tu sors de ma vie. Et tu n'imagines même pas à quel point ça me fait mal de prononcer ces mots mais si c'est la seule chose à faire pour que tu comprennes que je ne tolèrerai pas un écart de plus, je le ferais. Il est hors de question que je ramasse encore les pots cassés et que j'endure ce que j'ai enduré il y a trois ans. Alors oui, c'était ma décision et j'ai fait tout ce que j'ai fait en totale connaissance de cause mais mon dos se rappelle encore du passage à tabac que tu m'as infligé.
-Clem...

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