《 L'amour c'est être toujours inquiet de l'autre 》
Marcel Achard
PDV Jimin
C'était la première fois. La première fois qu'elle me chassait, qu'elle ne me voulait pas près d'elle, et je devais dire que je me sentais réellement surpris.
Comme elle m'avait demandé, j'étais sorti de la chambre, la laissant seule. Je laissais tout de même la porte entrebâillée. Cette situation m'inquiétait...
Jin: Allons dans le salon, laissons la.
Nous retournions tous dans le salon et Jennie et Lisa me regardèrent, inquiètes.
Yoongi: Alors ?
Lisa: Comment elle va ?
Jimin: Je ne sais pas... Elle m'a demandé de partir. C'est la première fois...
Je me pinçais les lèvres avec une forte envie de retourner la voir, mais je ne voulais pas la contrarier plus en y retournant. Je ne savais pas quoi faire...
Jennie: Et les crises arrivent souvent ?
Jimin: Généralement, c'est la nuit. Après, je ne l'ai pas avec moi depuis assez longtemps pour dire si c'est rare ou non qu'elle en fasse en plein jour. Mais comparé à d'habitude, celle-là était différente. D'un seul coup, elle s'est renfermée sur elle-même. Elle n'a jamais fait ça...
Mary: Jimin... Je continue de penser que tu aurais dû la laisser à l'hôpital...
Jimin: Quoi ?
Mary: Tu n'es pas qualifié pour t'occuper d'une personne avec un handicap mental.
Yoongi: Je ne pense pas qu'elle soit handicapée, Mary.
Jimin: Là-bas, je l'ai vu d'une façon que je ne veux jamais revoir. Je ne pouvais tout simplement pas la laisser là-bas et elle a déjà fait beaucoup de progrès ! Pour une personne si craintive, vous n'imaginez pas tous les efforts qu'elle a fait pour tous vous rencontrer d'un coup. Elle fait ce qu'elle peut, ne lui demandez pas le monde d'un seul coup. Elle n'est pas handicapée, ni folle, elle est simplement malade et apeurée.
Jin: C'est vrai qu'elle semble mieux que lorsqu'on l'a vu à l'hôpital.
Je souris face à la constatation de mon collègue. J'avais aussi remarqué qu'elle était mieux ici, et son médicament semblait aussi faire un peu d'effet, limitant ses crises la nuit. Ça prendra le temps qu'il faut, mais je l'aiderais jusqu'à la fin.
Jimin: Je ne peux pas abandonner une personne qui a tant besoin de moi, c'est totalement impossible. Je suis désolé Mary, je ne peux pas venir avec toi déjeuner, je ne veux pas la laisser seule.
Mary: Quoi ?! Mais, les autres sont là. Jin peut rester, lui. Ou Yoongi!
Jin: Hein ?
Yoongi: ?
Jimin: C'est en moi qu'elle a le plus confiance, et sur qui elle se repose le plus. Je ne peux pas la laisser.
Mary: Mais Jimin, tu la connais à peine...
Lisa: Tu es vraiment égoïste Mary, c'est fou ! Tu es prête à laisser une personne souffrir pour un déjeuner ?! Namjoon avait raison sur toi, il n'y a que ta petite personne qui compte !
Mary: Moi, égoïste ?! Certainement pas ! Ma vie et ma relation se sont transformés en horreur depuis que cette fille a débarqué dans la vie de Jimin, et c'est moi l'égoïste ?! Elle l'emprisonne totalement, il ne peut rien faire à cause d'elle !
Jennie: Ce n'est en rien la faute de Tomoe. Pourquoi tu parle d'elle comme ça, alors que tu ne la connais même pas ? Tu ne sais rien d'elle.
Mary: Personne ne la connaît de toute manière.
Jimin: Ça suffit ! Je ne veux pas d'engueulade dans ma maison ! Tomoe a besoin de calme ! Mary, tu n'as réellement aucune compassion ! Ce que je fais, je l'ai choisi moi-même et si tu ne l'accepte pas, tant pis, je ne t'ai jamais demandé ton avis de toute manière. Maintenant, tout le monde dehors.
Mary: Jimin...
Jimin: J'ai dit : Dehors !
Jennie: Tu nous diras pour les vêtements.
Jimin: Oui, merci les filles.
Lisa: De rien, donne nous des nouvelles.
Tout le monde sortit de chez moi. Jin et Yoongi me firent un signe de la main et partirent, alors que Mary me regardait encore avec des yeux extrêmement tristes... Je la regardais une dernière fois avant de fermer la porte, lui donnant à nouveau ma ferme décision de ne pas déjeuner avec elle.
La porte close, j'allais débarrasser les tasses de la table.
Comment pouvait-elle dire ça... Finalement, je m'étais trompé sur elle... Elle n'était pas du tout comme je l'avais imaginé, moi qui la pensait si gentille. Je ne pouvais pas abandonner Tomoe. Elle ne se rendait pas compte mais elle m'aidait aussi. Grâce à elle, j'avais pu ouvrir les yeux sur Mary. J'avais été bête... Certainement que Lisa et Mary se prenaient le chou quelque part un peu plus loin mais au moins, le calme était revenu à la maison.
J'entendis des petits pas s'approcher alors que je venais de revenir dans le salon. Je me retournais et vis Tomoe me regarder depuis l'encadrement de la porte.
Jimin: Tu te sens mieux ?
Elle baissa les yeux, regardant le sol...
Tomoe: Tu t'es disputé avec les autres... A cause de moi ?
Jimin: Non, ce n'est pas à cause de toi, c'est moi qui ai été idiot.
Tomoe: Tu pouvais y aller si tu le voulais... Je ne veux pas t'empêcher de vivre...
Jimin: Tu as tout entendu ?
Elle hocha la tête, remettant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, timidement. Je lui fis signe de s'approcher pour la prendre dans mes bras et la serrer contre moi, pendant qu'elle m'enlaçait elle aussi, de ses bras si fins. Elle semblait si fragile, j'avais l'impression qu'au moindre geste trop brutal, je pourrai lui briser les os. En déposant doucement un baiser sur son front, je lui dis sans un remord, sans un regret, que je resterai avec elle. Elle ne répondit pas mais je sentais ses bras se resserrer un peu plus, ce qui me fit sourire.
Jimin: Et si je commandais une pizza pour le déjeuner ? Je vais bien trouver un livreur disponible le dimanche, qu'est-ce que tu en dis ?
Tomoe: Je pense que... C'est une bonne idée. Dis-moi Jimin... Je peux te demander quelque chose ?
Jimin: Oui ?
Tomoe: Tu pourrais... Changer ta couleur de cheveux ?
Je devais bien avouer que je ne m'attendais pas à cette demande... Mais pourquoi pas, ça faisait un moment que je traînais avec la tête rouge.
Jimin: Très bien, à une seule condition.
Tomoe: ?
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4:15am
FanfictionAucun plagiat toléré ! Au milieu de la nuit, de cette tragédie, de mes rêves, de mes cauchemars, de mes peurs et de mes angoisses, je m'en remet à toi. Si tu tombes, je tomberai avec toi. Cette nuit-là, où tout a commencé, où l'on m'a accordé le pl...
