Chapitre 69 : Restaurant.

694 22 0
                                        




🌹.


Quelque jours après avoir reçu mon message, Pablo a décidé de m'emmener au restaurant ce soir.
Oui oui, Pablo m'emmène au restaurant ce soir. Ça me parait si irréaliste.

Ça doit faire environ six fois que je me regarde devant le grand miroir de la salle de bain de ma grand mère, et que je réajuste mon rouge à lèvre rouge.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec Pablo, alors j'ai enfiler une robe noir satiné, assez simple. Elle m'arrive aux genoux et son décoller dévoile le strict minimum.

Je cours presque vers l'horloge du salon afin de voir l'heure. Il est dix-neuf heures cinquante, Pablo est censé venir me récupérer dans dix minutes.

_ Tu stresse ? Me demande ma grand mère, en me faisant sursauter.

Je n'avais pas remarqué qu'elle était assise sur le fauteuil du salon, devant la télé éteinte.

_ Je ne stresse pas vraiment, dis-je en m'asseyant auprès d'elle, quoi qu'en réfléchissant bien, je crois que je stresse légèrement, mais je ne sais pas pourquoi, avouais-je.

C'est vrai, je connais Pablo depuis un certain temps, ce n'est pas comme si que j'avais un rendez-vous arranger avec un homme que je n'ai jamais vue de ma vie.

_ Tu stresse peux être parce que tu te dis que si cette soirée ne fonctionne pas, ça ne fonctionnera pas avec lui, elle me dit en caressant mes cheveux.

Ce n'est qu'une demi vérité. Il est vrai que si toute fois cette soirée se transforme en désastre je serais déçu, mais je ne me sens pas capable de quitter Pablo.
Et puis, on n'arrête pas une relation comme ça. Il faut ce battre, jusqu'à gagner la bataille. Nous ne devons accepter aucune défaite.

Nous entendons quelqu'un toquer à la porte. Je respire profondément avant de prendre mon sac à main, de lancer un léger sourire à ma grand-mère puis de me diriger vers cette porte.
J'ai l'impression que ma vie changera complément lorsque je l'aurais ouverte.

Et sans doute aurais-je raison.
En ouvrant la porte, je tombe sur un Pablo en chemise bleu marine, et pantalon noir. Sa montre argenter relève son élégance.
Il est vachement beau ce soir.

_ Tu es magnifique, me dit Pablo en me détaillant de bas en haut, insistant sur mon décolleté.

Je sens mes joues virées au cramoisie.

_ Tu n'es pas mal non plus, dis-je en pinçant mes lèvres, me retenant de sourire.

Il m'a énormément manquer, et je suis heureuse de le voir.

Il me tend sa main que je prend immédiatement. Je lance un au revoir à ma grand-mère avant de suivre Pablo dans sa voiture, sans le quitter des yeux.
Une fois assis, je le vois se pencher vers moi.
Au départ, je pensais qu'il allait m'embrasser, et mes yeux se sont automatiquement fermée. Jusqu'à que je sente quelque chose compresser ma poitrine.

J'ouvre les yeux et remarque que je suis attaché. Pablo fait de même avec sa ceinture, le sourire au lèvre.

En plus il est content.

Je soupire d'exaspération, je me sens un peu honteuse également.
Il aurait pu m'embrasser, non ?

_ Ou allons-nous ? Je lui demande lorsqu'il a démarré la voiture.

_ Tu verras lorsque nous serons arrivé.

C'est une réponse très précise, m'indiquant le lieu exacte de l'endroit où nous allons.
Un grand merci à Pablo.

***

Nous arrivons trente minutes plus tard devant un grand restaurant à la bâtisse rouge et blanche.
Elle est assez chic. Toutes les voitures garée sont soit des porches, ou alors soit des... porches. Dont Pablo.

Je descend de la voiture, tout en détaillant l'environnement qui m'entoure.
Des palmiers sont planter de chaque côté de ce parking, éclairer par des lumières verte.

Je suis interrompu dans mon observation par le corps imposant de Pablo qui vient se placer juste en face de moi. Sa tête se rapproche de la mienne, et je ferme les yeux, instinctivement.
Il va enfin m'embrasser.

Mais au bout de quelque seconde, ne sentant aucune pression sur mes lèvres, j'ouvre à nouveau les yeux et découvre un Pablo hilare, qui me regarde.

_ Je croyais que tu avais une poussière dans les cheveux, mais je pense que ce n'était qu'un simple résidu de gel ou d'un produit que tu as mis dans tes cheveux, il me dit en fronçant les sourcils, se retenant de rire.

_ Écris une dissertation sur mes produits capillaires pendant que tu y es, chuchotais-je pendant que nous nous dirigeons vers l'entrée du restaurant.

Nous somme accueillis par une femme assez chaleureuse qui demande le nom de famille de Pablo.

_ J'ai réserver au nom de Martinez, il répond en encrant son regard dans le mien.

Martinez ? Ce n'est que maintenant que j'apprends son nom de famille, et bizarrement, il me dit quelque chose. Je l'ai déjà entendu quelque part, mais où ? Je ne sais pas.

La femme nous indique notre table, tout en nous tendant la carte des menus.
Je la remercie, avant de porter mon regarder sur Pablo qui me regardais déjà.
Il est sacrément intimidant.

Nous parcourons rapidement la carte des yeux, et une fois notre choix fait, nous l'indiquons à un serveur.

_ J'aime pas la manière dont il te regarde, me dit Pablo, me faisant lever la tête vers lui, qui regarde le pauvre homme à l'autre bout de la salle.

Il est en aucun cas intéressé par moi.

_ Tu te fais de fausses idées, je lui dis en roulant des yeux.

_ Je n'aime pas lorsque tu fais ça, alors arrête de le faire, il m'ordonne.
Je comprend immédiatement qu'il parle du fait que j'ai rouler des yeux.

_ Qu'est-ce que tu vas faire si je n'arrête pas ? Je lui demande un sourire au coin des lèvres.

Il rit nerveusement en balayant la salle des yeux, avant de revenir à moi.

Toujours assis l'un en face de l'autre, son regard se fait particulièrement plus intense, sans doute du à lumière rougeâtre de ce restaurant.

_ Retire ton soutien.

Il me faut une bonne minute avant de comprendre ce qu'il vient de me dire. N'empêche, j'ai l'impression d'avoir mal entendu, ou alors mon cerveau me joue des tours.

Il m'a dit de retirer mon soutien ?

_ Je n'ai pas compris ce que tu as dis.

Il se rapproche dangereusement de la table, comme un chasseur et moi sa proie. Il place ses deux coudes sur celle-ci avant de poser sa tête sur ses mains croiser entre elle.
Son regard se fait davantage plus insistant.

_ Je veux que tu retire ton soutien, ai-je été plus clair à présent ?

Je le regarde, la bouche grande ouverte. Que faire d'autre ?

Il ta dit de retirer ton soutiens.
Je pense l'avoir saisie à présent.

Je le regarde encore quelques secondes avant de décider de lui obéir. J'ai desserré les bretelles de mon soutien-gorge avant de les laisser glisser sur mes épaules.
J'entreprends ensuite de glisser mes bras hors ses bretelle et une fois cette chose faite, je le dégrafe discrètement, simulant un mal de dos malgré le fait que personne ne soit concentré sur moi.
A part Pablo. Bien évidement.

Maintenant, il ne me reste que deux solutions.

La première serait de retirer mon soutien-gorge par le haut de ma robe, mais cela attirera sans doute le regard, alors j'entreprends d'utiliser la deuxième solution qui est de retirer le soutien-gorge par le bas de ma robe.
Ce sera certainement pas aussi simple que de le retirer par le haut mais il sera tout de même plus discret.

A prickly rose. Où les histoires vivent. Découvrez maintenant