Partie 3

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DEO – SALLE DES DOSSIERS – 06H17

Le claquement des talons résonna dans le couloir encore désert. Alex leva les yeux de son écran, surprise. Elle n’eut même pas le temps de se lever.

— Luthor ? Mais qu’est-ce que… ?

— Je suis ici pour l’enquête, répondit Lena, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.

Elle portait un trench bleu nuit parfaitement cintré, un carnet de notes à la main, et un sourire que Kara aurait immédiatement qualifié de dangereusement charmant.

— Je peux savoir qui vous a autorisée à mettre les pieds ici ? lança Alex, méfiante.

— Kara.

La voix était calme. Presque innocente. Et Alex comprit immédiatement que ce n’était pas une blague. Elle n’eut d’ailleurs pas besoin de demander plus : un léger sifflement derrière elle signala l’arrivée de sa sœur, qui venait d’atterrir sur la plateforme intérieure du DEO.

Kara retira sa cape dans un souffle, révélant sa tenue civile dissimulée dessous. Un sweat sobre, ses lunettes, et l’air à moitié réveillée.

— Je voulais t’en parler, Alex… commença-t-elle.

— Elle veut participer ? C’est ça ton plan ? l’interrompit sa sœur, bras croisés.

— Elle est intelligente, connectée, elle peut nous aider, répliqua Kara en se frottant la nuque.

Lena avança de deux pas.

— Je ne suis pas là pour jouer à la détective. Je suis là parce que quelqu’un met la vie de ton équipe, de Kara… de beaucoup de femmes en danger. Et parce que je peux lire des données d’analyse de lieux de crime aussi vite que toi tu repères un signal thermique.

Alex la fixa un moment, puis soupira.

— Une seule erreur, une seule… et tu sors d’ici. Compris ?

— Juré, répondit Lena, espiègle.

Kara étouffa un rire, un peu trop tard.

Et ce fut le début.

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QUELQUES HEURES PLUS TARD — SALLE DE CONFERENCE DU DEO

Des photos de scènes de crime tapissaient le mur. Des cartes, des dossiers. Lena était penchée au-dessus d’un écran tactile, glissant les doigts sur les fichiers holographiques, concentrée… mais avec ce petit pli au coin des lèvres qu’elle gardait uniquement pour Kara.

— Tu comptes me regarder comme ça encore longtemps ? demanda-t-elle sans lever les yeux.

— Je te regarde pas, se défendit Kara.

— Hmm. Tu pourrais au moins prétendre que tu admires mon esprit d’analyse.

— J’admire tout ce que tu veux.

Lena releva les yeux cette fois. Et croisa le regard pris en faute de Kara.

Un silence puis un sourire. Un sourire dévastateur.

— Tu devrais faire attention, Kara.

— Pourquoi ?

— Parce que tu as une faiblesse très visible pour les femmes intelligentes, et moi… je suis bien décidée à en profiter.

Elle se pencha alors, juste un peu, et souffla à son oreille :

— D’ailleurs, si tu continues à me fixer comme ça… je pourrais croire que tu veux m’embrasser à nouveau.

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