Le matin suivant, Lena entra dans les bureaux de CatCo avec une assurance calme, presque trop maîtrisée. Son tailleur était impeccable, ses cheveux relevés avec soin.
Mais son regard, lui, était plus insistant que d’habitude. Plus... fixé sur un certain bureau.
Kara sentit sa présence avant même de lever les yeux.
— Bonjour, Kara.
— Oh, bonjour Lena.
Elle se redressa, un peu trop vivement. Sa chaise grinça. Ses papiers glissèrent.
Lena s’approcha, mains croisées dans le dos, avec un léger sourire au coin des lèvres. Il n’était pas moqueur. Il était intrigué.
— Tu es partie bien vite, hier.
— Je... oui. Il se faisait tard.
— J’aurais cru que tu resterais encore un peu. Tu semblais bien, pourtant. Presque... détendue.
Kara la regarda à travers ses lunettes. Une seconde de flottement.
— J’avais du travail ce matin. Et puis, tu sais... la vie de journaliste.
Lena pencha légèrement la tête.
— Je sais que tu me caches quelque chose.
Kara sentit son cœur rater un battement.
— Pardon ?
— Tu es agitée depuis quelques semaines. Tes silences, ton regard... ce n’est pas toi. Alors je me demandais.
Elle marqua une pause. Kara retint son souffle.
— Si tu allais bien.
La tension se relâcha, mais seulement un peu.
— Je vais bien. Juste un peu fatiguée.
— Tu devrais prendre soin de toi, Kara. Tu comptes beaucoup pour moi, tu sais.
Et cette fois, Lena laissa les mots flotter un peu plus longtemps qu’il ne le fallait. Juste assez pour qu’ils s’impriment.
Puis elle tourna les talons.
Kara resta figée, le souffle coupé, le cœur en vrac.
Comment faisait-elle ça ? Comment parvenait-elle à dire autant sans rien dire ?
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Quelques heures plus tard, elles se retrouvèrent seules dans une salle de réunion vitrée, censée servir pour préparer une interview exclusive de L-Corp. Kara avait proposé de l’aider à relire son discours. Lena avait accepté un peu trop vite.
— Tu aurais pu me l’envoyer par mail.
— Et rater l’occasion de te voir froncer les sourcils devant mes tournures trop corporate ? Jamais.
— Tu le fais exprès ?
— Uniquement pour voir si tu rougis.
— Je ne rougis pas.
— Tu mens très mal, Kara Danvers.
Kara leva les yeux au ciel, un sourire au coin des lèvres, mais ses mains tremblaient légèrement.
Lena s’en aperçut. Elle ne dit rien, mais changea légèrement de position. Se rapprocha légèrement, doucement.
— Tu vas me dire ce qui te met dans cet état, un jour ?
Kara hésita, ouvrit la bouche… puis la referma.
— Ce n’est rien.
— C’est toujours rien, avec toi. Sauf que ça ressemble à tout.
Kara baissa les yeux sur les feuilles.
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OS SuperCorp
Fiksyen PeminatCeci est un recueil d'OS plus ou moins longs, les personnages principaux resteront les mêmes, Lena et Kara. Il y a 30 OS, 150 "chapitres", c'est un peu long pour des os mais oklm, ça passe le temps.
