Kara se réveilla la première à cause du soleil qui se levait avec une lumière dorée tellement plus intense que d'habitude.
Son corps était lourd, détendu, comblé d’une fatigue douce et neuve.
Mais c’était la chaleur contre sa peau qui la tira vraiment du sommeil.
Cette main, encore posée contre son ventre. Ces jambes emmêlées aux siennes. Et cette respiration tranquille, à quelques centimètres de sa clavicule.
Lena. Elle était là.
Endormie sur le côté, les cheveux en bataille, les lèvres entrouvertes. Une de ses jambes jetée négligemment sur celles de Kara, comme si son corps s’était accroché au sien dans la nuit.
Kara n’osa pas bouger. Elle ferma les yeux, juste un instant, pour graver la sensation.
La paix. Une sensation rare, fragile. Et ce bonheur infime, celui qu’on n’ose pas appeler comme tel, de peur qu’il s’évanouisse.
Lena remua légèrement, grogna quelque chose d’incompréhensible contre sa peau, avant de glisser une main sur la hanche de Kara. Ses doigts s’y accrochèrent doucement.
Kara sourit. Involontairement. Un sourire idiot, incapable d’être retenu.
— T’es réveillée ? souffla-t-elle, la voix encore rauque.
Un grognement. Puis :
— Peut-être. Peut-être pas.
Kara rit, doucement.
— J’ai pas bougé. Promis.
— Hm.
Lena releva un peu la tête, ouvrit un œil. Elle resta un instant là, à détailler Kara, sans dire un mot. Son regard était calme. Mais il y avait quelque chose derrière. Une peur sourde. Une question silencieuse.
— Tu regrettes ? demanda-t-elle, la voix à peine audible.
Kara fronça les sourcils. Secoua la tête.
— Bien sûr que non. Je crois que j'attendais ça depuis quelques nuit déjà. Toi ?
— Non.
Un silence.
— Mais j’ai peur.
Kara leva la main, la posa sur la joue de Lena.
— Moi aussi.
— Je ne suis pas douée pour… ça.
— Moi non plus.
— On s’est laissées glisser, dit Lena, presque pour elle-même.
— Oui. Et c’était trop tard pour reculer.
— Tu penses que c’est une erreur ?
Kara hésita. Puis la fixa, droit dans les yeux.
— Je pense que c’est réel.
Un battement. Un souffle.
Lena inspira profondément, enfouit un instant son visage contre la gorge de Kara.
— Je pourrais m’habituer à ça, murmura-t-elle.
— À quoi ?
— À toi. Là. Comme ça.
Et Kara, sans répondre, la serra un peu plus fort.
Le temps s’étira entre elles, comme si le monde avait oublié de tourner.
Kara avait fermé les yeux. Lena, elle, fixait le plafond, perdue dans un entre-deux incertain.
Puis, doucement, Lena glissa ses doigts contre la hanche de Kara.
— Tu crois que tout va changer, maintenant ?
VOUS LISEZ
OS SuperCorp
FanfictionCeci est un recueil d'OS plus ou moins longs, les personnages principaux resteront les mêmes, Lena et Kara. Il y a 30 OS, 150 "chapitres", c'est un peu long pour des os mais oklm, ça passe le temps.
