— Bonjour, Kara.
La voix était douce, posée. Un rien trop chaleureuse pour une simple salutation. Lena Luthor venait de franchir le seuil du cabinet, comme toujours : talons élégants, cheveux relevés sans effort, un tailleur noir aux lignes précises. Son parfum flotta bien plus d'une seconde dans l’air.
Kara se leva de son fauteuil.
— Bonjour, Lena. Installez-vous, je vous en prie.
Un échange de regards. Rien de plus.
Mais c’était suffisant pour comprendre que la partie allait reprendre.
Lena s’assit lentement sur le canapé. Croisa les jambes, s’inclina légèrement vers l’arrière.
Kara retrouva sa place, carnet ouvert. Sourire léger.
— Comment vous sentez-vous cette semaine ?
— Hm, observée. Mais ce n’est pas désagréable.
Un silence.
Kara nota quelque chose, sans relever. Du moins, pas immédiatement.
— C’est une impression que vous avez souvent ?
— Un peu plus depuis que je viens ici.
Elle pencha la tête. Vous avez une façon de me regarder… attentive. On dirait que vous attendez que je chute.
— J’observe, oui. Mais je n’attends rien. Vous pouvez rester debout ou tomber, Lena, ce n’est pas à moi de choisir.
Un sourire. Subtil.
— C’est habilement dit. Vous avez toujours été aussi bonne en rhétorique ?
— C’est venu avec l’expérience, répondit-elle calmement.
Lena rit doucement.
— Vous n’avez pas peur de moi.
Ce n’était pas une question. Plutôt une tentative.
Kara planta ses yeux dans les siens.
— Pourquoi devrais-je ?
— Parce que vous me connaissez. Ou du moins… vous croyez me connaître.
— Non. Je vous découvre. Et je ne base rien sur les titres, les gros titres ou les réputations.
Lena la fixa plus longuement cette fois. Moins pour tester. Plus… pour chercher.
— Vous savez, il y a quelque chose de profondément injuste chez vous.
— Ah oui ?
— Vous avez cette douceur, cette voix, ce regard… on vous donnerait tout. On se dirait que vous comprenez, même le pire.
— Mais je ne donne pas tout, Lena. C’est ce qui vous agace, non ?
Un silence tomba. Léger, presque complice.
Lena sourit, inclinant la tête comme une reine vaincue… pour mieux revenir.
— Peut-être. Peut-être que je suis déçue de ne pas pouvoir vous mettre en colère. Vous êtes trop droite, Kara. Trop lisse.
— Personne ne l’est complètement. Vous non plus.
— Oh, moi je suis une mosaïque de fissures. Et de masques.
— Vous êtes surtout une femme brillante qui se protège comme elle peut. Et qui détourne chaque tentative de profondeur par une attaque.
— Une attaque ? C’est ainsi que vous qualifiez mes compliments ?
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OS SuperCorp
FanfictionCeci est un recueil d'OS plus ou moins longs, les personnages principaux resteront les mêmes, Lena et Kara. Il y a 30 OS, 150 "chapitres", c'est un peu long pour des os mais oklm, ça passe le temps.
