La pièce semblait respirer avec elles. Les bruits du DEO, les alarmes et les ordres, tout s’était effacé pour ne laisser que leurs respirations, irrégulières, mais présentes, palpables. Kara était allongée, encore soutenue par les secouristes, mais Lena avait trouvé un prétexte pour rester à ses côtés, chaque doigt effleurant timidement la main de l’autre.
— Lena… murmura Kara, la voix rauque mais douce, presque timide. Ton… ton cœur battait si fort… je l’ai entendu.
Lena détourna les yeux, mais le rouge lui monta aux joues.
— Et toi… tu es là. Tu es… tu es vivante, tout va bien, murmura-t-elle, presque pour se convaincre.
Kara inspira profondément et, dans un souffle hésitant, laissa sa main effleurer celle de Lena. Le contact fit frissonner Lena, éveillant quelque chose de tendre et de brûlant à la fois.
— Je… je n’ai jamais voulu que tu aies à choisir, Lena, souffla Kara, les yeux brillant de gratitude et d’émotion.
Lena secoua légèrement la tête, tremblante.
— Je l’ai fait… parce que c’était toi. Parce que tu comptes plus que tout le reste. Que je ne pourrais jamais regretter… quoi que ce soit.
Un silence s’installa, lourd de sous-entendus et de désirs contenus depuis des mois. Kara se redressa légèrement, soutenue par Lena qui l’aidait à s’asseoir. Leurs visages étaient si proches que Lena sentit la chaleur de Kara, sa respiration frôlant la sienne.
— Lena… murmura Kara, presque comme une question. Tu… tu m’aimes, n’est-ce pas ?
Le cœur de Lena s’emballa. Chaque peur, chaque doute, chaque retenue semblaient s’évanouir dans ce souffle, dans cette voix.
— Oui… répondit-elle d’une voix tremblante mais ferme. Oui, Kara… je t’aime. Plus que je ne pourrais jamais l’exprimer.
Un sourire fragile illumina le visage de Kara, et ses yeux reflétaient la même vérité. Elle approcha son front du sien, leurs souffles se mêlant.
— Moi aussi… murmura-t-elle. J’ai toujours… mais je n’osais pas.
Et dans cette pièce blanche, froide, mais soudain chargée d’intimité, Lena se pencha légèrement. Juste un effleurement, d’abord. Leurs lèvres se frôlèrent, timidement, comme pour tester la réalité de ce moment. Kara répondit aussitôt, avec douceur mais avec tout le désir contenu de mois d’attente.
Lena ferma les yeux, s’abandonnant au frisson qui parcourait chaque parcelle de son corps. Chaque geste, chaque souffle, chaque murmure leur appartenait enfin. Elles s’embrassèrent longuement, lentement, sans hâte, savourant cette proximité qu’elles avaient tant attendue.
— Tu es là… murmura Kara entre deux baisers, les mains caressant le visage de Lena. Et je suis là… pour toi.
— Pour toi, répéta Lena, le souffle court, ses doigts glissant dans les cheveux de Kara. Et je ne te laisserai jamais partir.
Pour la première fois depuis des semaines, elles ne pensèrent plus au danger, aux choix impossibles, aux conséquences. Elles n’étaient plus Lena et Kara séparées par le monde, par le chaos, par la peur. Elles étaient juste elles, ensemble, vivantes, aimantes.
Et dans ce silence, ce souffle partagé, ce frisson de lèvres et de mains, elles commencèrent à se découvrir l’une l’autre, avec la tendresse, la lenteur et l’intensité qu’elles avaient toujours désirées. Chaque geste était une promesse, chaque frôlement un serment muet : elles ne se laisseraient plus jamais partir.
Kara laissa sa tête tomber doucement sur l’épaule de Lena, le souffle court, encore tremblante de l’adrénaline qui ne voulait pas la quitter. Lena sentit le poids de sa confiance, de sa vulnérabilité, et une chaleur familière mais nouvelle envahir sa poitrine.
— Je… je n’ai jamais été aussi… présente, souffla Kara, presque incapable de finir sa phrase.
— Moi non plus, murmura Lena. Jamais, ajouta-t-elle, la voix cassée mais ferme. Je ne veux plus que tu sois loin...
Leurs mains se cherchèrent instinctivement, Lena guidant doucement celle de Kara sur son bras, ses doigts effleurant la peau chaude, frissonnante. Kara frôla ses cheveux, ses tempes, chaque contact éveillant un frisson qui parcourait leurs deux corps.
— Reste près de moi… murmura Kara, le souffle chaud contre son oreille. S’il te plaît…
Lena sentit une boule de tendresse et de désir se former au creux de sa poitrine. Elle pencha la tête, approchant leurs fronts, leurs souffles se mêlant. Lentement, elle laissa ses lèvres retrouver celles de Kara, cette fois avec moins de retenue, mais toujours dans une douceur fragile, presque sacrée.
Chaque baiser était une exploration, une promesse silencieuse. Les mains de Kara glissèrent dans le dos de Lena, effleurant chaque parcelle de peau découverte par l’épaule dénudée, et Lena répondit en entourant Kara, la maintenant contre elle.
— Lena… murmura Kara, à peine audible, ses lèvres frôlant les siennes entre deux souffles. J’ai attendu… tellement… longtemps…
— Moi aussi… souffla Lena, le cœur battant si fort qu’elle craignait de l’entendre, Moi aussi… j’ai attendu… et je ne laisserai jamais ce temps nous voler ce moment.
Leurs respirations se mélangèrent, leurs corps s’approchèrent encore, mais toujours avec cette lenteur précautionneuse, comme si chaque geste pouvait briser l’équilibre fragile entre émotion et désir. Lena sentit le parfum de Kara, la douceur de sa peau, et une chaleur s’installant de l’intérieur, apaisante et électrisante à la fois.
— Tu es là, enfin là… dit Kara, les yeux mi-clos, la voix tremblante de soulagement et d’émotion.
Lena passa un bras autour de Kara, la rapprochant encore, ses lèvres déposant de légers baisers sur sa tempe, son front, ses joues. Chaque contact était un serment : je ne te laisserai jamais tomber, jamais.
Et dans ce silence complice, elles se laissèrent aller, oubliant tout le reste. La peur, le chaos, les choix impossibles… tout s’effaça pour ne laisser que cette certitude brûlante : elles étaient vivantes, ensemble, et rien ne pourrait les séparer.
Leurs mains, leurs souffles, leurs lèvres racontaient ce que les mots n’avaient jamais pu exprimer. Et pour la première fois, Lena sentit que tout ce qu’elle avait enduré, tout ce qu’elle avait sacrifié, valait chaque instant de cette proximité, de cette tendresse enfin partagée.
Elles restèrent ainsi, enlacées, un monde entier suspendu autour d’elles, découvrant l’une l’autre dans la lenteur, dans la chaleur, dans la promesse silencieuse que ce n’était que le début.
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Je vous vois celles et ceux qui lisent jusqu'à 4h00 du matin hein...🤦🏽♀️
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OS SuperCorp
FanfictionCeci est un recueil d'OS plus ou moins longs, les personnages principaux resteront les mêmes, Lena et Kara. Il y a 30 OS, 150 "chapitres", c'est un peu long pour des os mais oklm, ça passe le temps.
