Ils manquaient de médicaments.
Lena avait pris la décision à l’aube, seule. Elle avait attendu que Kara dorme, encore bercée dans un semblant de calme, lovée sur le matelas de fortune. Alex était d’accord, J’onn avait donné le feu vert. Une expédition rapide, à dix kilomètres vers l’est, dans une vieille clinique signalée encore intacte par un drone.
Pas de quoi paniquer.
Mais Kara, elle, paniquait.
Elle s’était levée trop tard. Avait trouvé Lena déjà prête, le sac sur l’épaule, armée, les yeux calmes et résolus.
— Tu allais partir sans me le dire ?
Kara n’avait pas crié. Elle avait juste soufflé, d’une voix tremblante.
— Tu pensais que je te laisserais faire ça ? Que j’allais me réveiller et te savoir dehors, seule, sans même t’avoir dit…
Elle s’interrompit.
Lena se contenta de l’observer, droite.
— Tu aurais voulu m’en empêcher.
— Évidemment que j’aurais voulu t'en empêcher, Lena !
— Alors tu comprends pourquoi je ne t’ai rien dit.
Un silence.
Alex les regardait de loin, bras croisés, mais elle n’intervint pas.
Kara baissa la tête, puis la releva.
— Tu pourrais mourir.
— Tous les jours, on pourrait mourir.
— Mais aujourd’hui ce serait sans moi.
— Et toi, tu veux mourir pour moi, Kara ? Tu veux être celle qui prend tous les risques pendant que je reste à regarder ? Je suis brillante, pas inutile. Je sais ce que je fais. J’ai besoin de le faire.
Sa voix ne tremblait pas. Mais son cœur, lui, battait à rompre.
— J’ai peur, Lena.
— Moi aussi.
Leurs yeux se croisèrent. Un monde dans un regard.
Kara s’avança d’un pas. Elle toucha doucement le bras de Lena, son pouce frôlant la peau nue sous la manche.
— Alors ne me fais pas le genre de promesse que tu pourrais briser. Promets-moi que tu rentreras. Je veux… je veux t’attendre. Pas te regretter.
Lena hocha lentement la tête.
— Je rentrerai.
Elle hésita, puis s’approcha à son tour. Et cette fois, c’est elle qui tendit la main. Elle la posa sur la nuque de Kara, tout doucement. Leurs souffles se mélangèrent. Pas de baiser. Juste l’intimité brûlante d’un adieu temporaire qui ressemblait à une déchirure.
— Je t’aime, Kara Danvers.
Kara ferma les yeux.
— Je t’aime. Reviens-moi. Vite.
_
Les heures passèrent comme des jours.
Le soleil grimpa, retomba. L’équipe restée sur place s’affairait. Kara ne tenait pas en place. Alex essayait de la rassurer, mais même elle n’y croyait qu’à moitié.
Puis le silence devint lourd.
Trop lourd.
Winn reçut une alerte. Un mouvement. Un signal faible venant du GPS de Lena.
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OS SuperCorp
FanfictionCeci est un recueil d'OS plus ou moins longs, les personnages principaux resteront les mêmes, Lena et Kara. Il y a 30 OS, 150 "chapitres", c'est un peu long pour des os mais oklm, ça passe le temps.
