La jeune femme soupira, elle allait répondre quand Camille revint avec les autres membres du groupe et un homme de la sécurité.
Idriss : - Ah ben, tu es là ! On te cherchait Nek.
Ken : - Ouais, je suis resté Ava avait peur toute seule dans le couloir.
La concernée leva un sourcil interloquée. L'homme de la sécurité à la veste rouge entra dans la pièce, il regarda le plafond. Ava regarda le sol machinalement, elle aperçu son oreillette au sol. Elle entra à son tour dans la pièce,
Ava : - Vous voyez là-haut, en fait, il semblerait que la plaque du plafond ai bougé. C'est possible que le fil soit tombé sans raison ?
Elle se baissa faisant mine de lacer ses baskets et ramassa son oreillette.
L'homme : - Il a l'air d'avoir été arraché.
Ken : - C'est étrange, il n'y aurait aucun intérêt à faire ça.
Ava : - Faudrait être débile.
Ils étaient maintenant côte à côte. Les yeux d'Hakim allaient d'Ava à Ken et de Ken à Ava. Ils tramaient quelque chose de louche. Ava avait remis son oreillette, geste qui n'avait pas échappé à Hakim non plus.
Ava : - La régie nous dit de retourner en plateau, bon courage monsieur.
Elle tourna les talons, la troupe passa devant, Hakim examinait toujours la relation étrange qu'il y avait entre Ken et Ava. Les voir se tchecker confirma ses soupçons.
Hakim : - Vous êtes bizarres tous les deux.
Ava : - Non.
Ken : - C'est faux.
Camille : - Quelqu'un à vu Val et Azz ?
Ava haussa les épaules, Ken souri.
Ava : - Ils ont du rentrer.
Chacun s'installa à sa place, l'émission se poursuivit, Vincent et Étienne firent leurs chroniques respectives, Yann salua le public et partit se démaquiller.
Hakim : - Mec, qu'est ce que tu as foutu avec Ava.
Ken : - Rien.
Hakim : - Tu mens tellement mal, c'est chaud.
Ken : - Non.
La jeune femme qui passa devant les deux jeunes hommes,
Hakim : - Ava ?
Elle se retourna,
Hakim : - Qu'est ce que vous avez foutu tous les deux ?
Valentine et Azzedine avaient couru dans les couloirs du studio avant de s'engouffrer dans la bouche de métro la plus proche, ils s'étaient installés sur les strapontins du wagon de métro.
Azzedine : - On va chez moi ?
Valentine : - On va chez toi.
Le jeune homme enlaça les doigts de la journaliste,
Valentine : - Je vais être bonne pour offrir une figurine à Vava après ce qu'elle vient de faire.
Azzedine : - Elle nous a sauvé la mise.
Valentine : - Elle le fait toujours.
Ils descendirent à l'arrêt situé à deux pas de chez Azzedine, le jeune homme ouvrit la porte de son immeuble, ils montèrent les marches avant d'arriver dans le salon du jeune homme. Ils enlevèrent manteaux et chaussures et posèrent leurs sacs sur la table de la salle à manger. Valentine regardait les lumières de la ville.
Azzedine : - Tu vas bien ?
Elle ne répondit pas, il s'approcha de la jeune femme, elle pouvait sentir son souffle dans son cou.
Valentine : - Tu m'as fais du mal Azz.
Azzedine : - Je suis désolé.
Valentine : - Tu ne peux pas te conduire comme ça, il faut que tu me parles quand quelque chose ne va pas. Et ensuite me dire simplement que tu es désolé.
Azzedine : - J'étais en colère, j'avais le sentiment de t'avoir perdu.
Il enlaçait la jeune femme à présent. Elle devait se lancer, maintenant. Sinon, elle ne le ferait jamais.
Valentine : - J'arrive pas à te sortir de mes pensées, en même temps, ce n'est pas compliqué à comprendre, il faut que je te dise tout ce que je ressens, sinon je vais me défiler et je vais m'en vouloir, je vais continuer à passer mes soirées sur le canapé d'Ava à lui parler de toi. Je nous vois nous promener dans Paris, main dans la main à regarder le ciel rosé par le coucher sur soleil. Je nous vois sortir dans des bars, boire des coups et partir sans payer. Faire des projets, faire l'amour les fenêtres ouvertes. Je nous vois faire nos courses ensembles, arriver chez tes amis mains dans la main et que leur dise, voici Valentine, elle partage ma vie. Je nous vois nous écrire à l'autre bout du monde, s'endormir en facetime, se cacher et s'embrasser à la photocopieuse. Je nous vois manger au resto partir avant le dessert et se retrouver dans ce lit qu'on partage tous les deux. Je nous vois rire devant des séries débile, s'engueuler un peu beaucoup passionnément. Et se réconcilier sur l'oreiller, je me vois fixer ton visage quand tu me dis que tu m'aimes. Excuse moi, je ne voulais pas te faire de mal, je ne pensais pas que cette histoire irait aussi loin. Tu vois, pour une foi je n'ai pas tout calculé, je me suis simplement laissée emporter par le courant. Et c'est tellement agréable, mais ça fait peur aussi de perdre pied. Je me sens ridicule de te dire tout ce que je te dis, mais la vérité elle est là. Je ne veux pas, je ne peux pas être loin de toi. La réponse à toutes mes questions était là depuis le début en fait. Ça me fait tellement de bien de te dire tout ce que je te dis ce soir, parce que je vais enfin être fixé sur ce qu'il se passe de ton côté. Tu vois, j'ai tellement de chance de pouvoir avoir encore des sentiments, ça change tellement la vie, je pense que tu comprends. Je ne veux pas finir comme Ava, aimer un homme et être incapable de lui dire par peur. Je ne veux pas de cette vie là. Je te veux toi à mes côtés. Et si tu ne veux pas que je sois là, je le comprendrais ne t'en fais pas. J'aurais juste besoin de temps parce que...
Elle n'eut pas le temps de finir que le jeune homme l'avait retourné pour l'embrasser avec douceur. Ce simple baiser, elle savait qu'il voulait dire moi aussi. Les deux journalistes restèrent comme ça enlacés de longues minutes, le temps autour d'eux s'était arrêté, ils n'entendaient plus les bruits de la ville, les klaxons avaient disparus, les rires des passants n'étaient que de vagues sons qu'ils percevaient au loin. Seuls leurs cœurs qui battaient à l'unisson prenaient toute la place dans la pièce.
Valentine : - C'est ça le bonheur.
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Quotidien.
RandomAva Trezeguet, est diplômée de l'ESJ de Lille, elle a rejoint la rédaction du petit journal en 2014 où elle a retrouvé son ami de toujours Martin Weill avant que le groupe ne soit rejoint par Hugo Clément en 2015. Les trois amis sont inséparables et...