Chapitre 71.

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La porte claqua et Valentine s'écroula en pleurs sur le carrelage froid de la kitchenette, après s'être essuyé les yeux, elle se dirigea d'un pas décidé vers le placard de la porte d'entrée où elle attrapa une valise, elle y fourra tous les vêtements qui lui tombaient sous la main, pulls, jeans, tee shirts et autres chemisiers.

La journaliste boucla son bagage et quitta l'appartement sans un dernier regard. Elle se dirigea vers la station de métro et s'engouffra dans la station. Après plusieurs changements, elle retrouva l'air frais de la nuit parisienne et courra à perdre haleine, après avoir tourné à droite puis à gauche elle composa le code de l'immeuble qu'elle avait apprit par cœur et monta l'escalier en colimaçon, arrivée devant la lourde porte de bois elle tambourina de ses poings.

Valentine : - Ouvres-moi !

Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit et Ava lui fit face.

Ava : - Qu'est ce qu'il y a ? Et ça c'est quoi ?

La jeune reporter montra la valise de son index.

Valentine : - Je lui ai tout dis.

Ava : - Merde. Entre.

Ava s'écarta de la porte et entra dans le salon au parquet de chêne et aux moulures, Valentine abandonna sa valise dans l'entrée et Ava attrapa des bouteilles dans un des placards de sa cuisine.

Ava : - Raconte.

Valentine : - Après qu'on soit rentrés, il a senti que quelque chose n'allait pas et puis la présence de Ken lui a mit la puce à l'oreille. Je lui ai dit que tu n'étais venue travailler parce que tu étais déprimée et que j'avais une migraine qu'on était restées ensembles chez toi, mais il ne m'a pas cru. Alors, il a dit que je le trompais, que c'est pour ça qu'il ne pouvait plus me toucher, que j'étais une salope, que je lui faisais honte, qu'il m'avait ramené chez ses parents et qu'il avait officialisé notre couple alors que moi, je me foutais de lui et que j'allais ailleurs. Alors, j'ai commencé à pleurer et il a continué à m'insulter.

Ava plissait les yeux, bue une gorgée de tequila et alluma une cigarette expirant la fumée par le nez.

Valentine : - Et là, là, j'ai crié. Je lui ai dit que j'étais tombée enceinte, que je ne voulais pas de cette enfant, que je ne voulais pas être mère et que j'avais avorté. Et il m'a regardé, il avait ce regard, un regard noir. J'avais jamais vu ça dans ses yeux encore. J'ai posé ma main sur son avant-bras, il l'a retiré et il m'a dit que je le dégoûtais qu'il fallait que je me barre de chez lui. J'ai nul part ou aller, donc je suis venue ici. Tu veux que je parte ?

Ava : - T'es con ou quoi. Tu restes.


Martin fut tiré de son sommeil par les baisers de Louise.

Louise : - Mon amour, réveille toi, il faut que tu ailles bosser.

Martin ouvrit un œil avant de le refermer aussitôt, Louise redoubla la pression de ses lèvres sur le torse nu du reporter. Elle s'engouffra sous la couette descendant ses baisers le long du ventre, puis embrassa ses cuisses et remonta.

Le reporter sourire aux lèvres attrapa le visage de la jeune femme et bascula sur elle, bientôt ses vêtements de sport furent éparpillés dans la chambre et leurs corps s'agitaient dans une cadence folle.

Martin : - Yann.

Louise : - Pardon ?

Martin : - Yann m'appelle.

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