Chapitre 78.

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Valentine trouva Ava dans son salon en train d'essayer de se mettre du vernis à ongles.

Valentine : - Qu'est ce que tu fous ?

Ava agita sa main en souriant.

Ava : - Ça se vois non ? Je me mets du vernis... Ma mère m'a dit de me faire jolie pour me trouver un mec...

Valentine : - Ava. Tu as déjà un copain.

Ava : - Ah oui, c'est vrai. J'ai faillis l'oublier. Que je suis conne !

Ava entama la seconde couche de verni un sourire béa qui ne lui ressemblait pas.

Ava : - Mais, si je le croise, il tombera peut-être amoureux de mes ongles.

Valentine : - Peut-être que si tu le rappelais...

Ava : - Pas le temps. Planning chargé.

Valentine : - Ah ben oui ! C'est flagrant !

Ava haussa les épaules admirant son œuvre, le vernis rouge débordait de son pouce et index.

Ava : - Je pourrais arrêter le journalisme.

Valentine : - Et, tu ferais quoi ?

Ava souriait de toutes ses dents.

Ava : - Je monterais mon institut de beauté, je ferais les ongles à mes clientes.

Valentine fronça les sourcils et secoua la tête.

Valentine : - Avec ton vernis qui déborde...

Ava : - J'apprendrais à faire des massages.

Valentine : - Tu es la personne la moins tactile que je connaisse.

Ava : - Je maquillerais des femmes pour leurs mariages, leurs soirées, leurs événements...

Valentine : - Tu déteste le maquillage, tu ne crois pas au mariage et tu ne vas jamais aux événements parce que je te cite : ça me saoule de voir tous ces hypocrites.

Ava : - Les gens changent.

Valentine : - Ça tombe bien, Yann est invité à une avant-première demain. Je vais l'appeler, tu vas l'accompagner, il sera heureux.

Ava brandit un énorme sourire et Valentine s'isola pour téléphoner à son patron, pendant qu'Ava prenait la direction de sa penderie pour en ressortir une housse griffée d'une marque de haute couture.

Valentine : - Yann est d'accord pour que tu ailles à son événement, il passera...

Ava tourbillonnait dans sa robe au col roulé sans manche noir marquée à la taille dont la jupe droite était remplie d'un mélange de tissus et de tulle.

Ava : - Regarde, une marque me l'a envoyé l'an passé pour que je la mette pour une soirée, je ne l'ai même pas porté, j'y étais allée en chemise et jean.

Valentine s'appuya contre le mur les mains dans le dos.

Ava : - Tu n'aimes pas ? C'est trop tu trouves ? Moi, je ne trouve pas.

Valentine : - Mais ce n'est pas toi ça Ava, porter des jean et des chemises, c'est toi, mais, ça, cette robe ce vernis, ce n'est pas toi.

Ava se jeta dans son canapé dans sa robe haute couture attrapant au passage son hamburger dégoulinant de sauce, le gras du sandwich menaçait à tout instant de laisser une tâche indélébile sur le délicat tissu.

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