Chapitre 40.

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Martin : - Hugo !

Marion : - Martin !

Ava : - Ava. C'est marrant ce jeu.

Le visage de Marion trahissait sa peur, pas un instant, elle n'avait imaginé officialiser sa relation avec le jeune homme de cette façon.

Hugo : - Je vais tout t'expliquer.

Il eu à peine le temps de finir sa phrase que le poing de Martin rencontrait avec force l'œil d'Hugo. Martin secoua la main de douleur, Hugo se recula posant sa main sur son œil et grimaçant de cette même douleur. Ava attrapa Martin par le bras et le tira vers elle, la force de la jeune femme le fit tomber par terre, elle lui tendit la main pour l'aider à se relever.

Hugo : - Mais je l'aime putain.

Ava : - Oh ben merde !

Martin : - Je m'en fou, c'est ma petite sœur.

Marion : - Tu n'es pas mon père Martin.

Martin : - Non, mais je peux t'interdire de le voir.

Marion : - Tu ne m'interdis rien du tout.

Hugo : - Je veux vivre avec ta sœur.

Ava : - Oh ben merde !

Martin : - Quoi ?! Répète un peu.

Martin qui était de nouveau sur ses deux jambes s'approchait du jeune homme dans le but de frapper le deuxième œil du reporter. Ava le tira une nouvelle foi vers lui avant qu'il n'ai le temps de s'approcher plus de lui.

Ava : - Vous allez tous vous détendre. Martin, tu rentres avec moi ! On va mettre de la glace sur ton poignet, Marion, je confis Hugo, il doit avoir des petits-pois congelés dans son frigo, tu peux les mettre dans une serviette et les mettre sur son œil. Beaucoup de bonheur à vous deux. Vraiment les gars. Toi, tu viens avec moi !

Elle tira Martin par le bras, et fit un signe de la main au jeune couple. La route du retour se fit dans le silence, une foi garé, Ava sortit les valises de son coffre, elle s'arrêta dans l'épicerie à côté de chez eux pour acheter un pot de glace, de la julienne de légumes surgelés et une bouteille de vodka. Martin l'attendait devant la porte, ils entrèrent dans leur immeuble.

Ava : - Canapé ?

Martin : - Canapé.

Ava : - Hé ben va chercher des vêtements et un oreiller chez toi, je t'attends.

Ils passèrent leur soirée devant des films tous plus débiles les uns que les autres, mangeant de la glace et buvant. Buvant beaucoup. Le samedi matin, Ava quittait son appartement du 4e pour rejoindre un bar du 11e où la journaliste du monde lui avait donné rendez-vous.


Le dimanche soir, l'avion de Camille et William se posait sur le tarmac parisien, ils récupérèrent leurs affaires, William allait proposer à Camille de la raccompagner chez elle, mais il n'en n'eut pas l'occasion, la jeune femme s'engouffrant dans un taxi. La jeune femme posa sa tête contre la vitre alors que la voiture regagnait le centre-ville, des larmes roulaient sur ses joues, elle pleura pendant tout le trajet, quand la voiture s'immobilisa devant la porte de son immeuble, le chauffeur regarda dans son rétroviseur, il coupa le compteur et resta silencieux sans annoncer le prix de la course. Elle releva la tête, deux portes clé avec des photos d'enfants étaient accrochés au rétroviseur, ses larmes redoublèrent.

Le chauffeur : - Je m'appelle Emmanuel.

Camille : - Moi, c'est Camille.

Emmanuel : - Crosnier. Oui, je regarde quotidien.

Camille sourit au travers ses larmes.

Emmanuel : - Vous voulez restez ici encore un peu ?

Camille : - Non, je vais rentrer, je vous dois combien ?

Le chauffeur de taxi lui annonça le montant de sa course qu'elle régla, il sortit de la voiture pour récupérer la valise de la jeune femme, elle le suivait, il lui tendit le bagage qu'elle attrapa, elle fit le digicode et entra dans son immeuble.


Le lundi matin, Martin et Ava allèrent comme à leur habitude travailler ensembles, ils n'avaient pas réellement parlé de la relation qui unissait Hugo et Marion, Ava évitant soigneusement le sujet. Dans la rame de métro, elle se mit à rire sans raison apparente. Martin se retourna,

Ava : - Mec. Hugo, c'est ton beauf putain. Ton beauf.

Elle riait plus fort à présent. Martin ria à son tour d'un rire nerveux en lui mettant un coup dans l'épaule. Ils arrivèrent à la rédaction en même temps qu'Hugo qui garait sa voiture, ils montèrent tous les 3 dans l'ascenseur, Martin restait silencieux le dos collé contre la paroi métallique, Ava examinait ses new balance beige alors qu'Hugo avait gardé ses lunettes de soleil. Ils entrèrent dans la rédaction au même moment et s'installèrent silencieusement à leurs bureaux respectifs, Hugo ôta ses ray-ban quand Yann arriva.

Yann : - Bordel ! Hugo qu'est ce que tu as foutu ? C'est quoi ce coquard ?

Hugo : - Une bagarre dans un pub.

Ava se retenait de rire, Yann partit en pestant, lui demandant de faire un peu plus attention qu'il ne pouvait pas apparaître à l'écran le visage tuméfié comme ça. Martin baissa la tête, les deux anciens amis ne s'étaient pas adressé la parole, ni même salués. Ils s'étaient plongés dans un profond mutisme ce qui le rendaient tous mal-alaise. Martin partit fumer sur la terrasse, Ava se tourna vers Hugo.

Ava : - Ça fait longtemps vous deux ?

Hugo : - Cet été.

Ava : - Vous vous aimez ?

Hugo : - Oui.

Ava : - Je parlerais à Martin, vous devriez le faire aussi, le plus important, c'est que vous soyez heureux, vous vous aimez l'important, il est là.

Hugo : - Pourquoi, tu ne mettrais pas tes conseils en pratique.

Ava haussa les épaules et replongea devant son écran d'ordinateur. Aucun des trois ne fut réellement productif dans cette atmosphère plus que tendu, l'ordinateur de Martin planta, il lança son stylo sur le bureau, le stylo effectua un rebond et Ava eu juste le temps de baisser la tête pour ne pas le prendre dans l'œil.

Ava : - Putain Martin fait gaffe !

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