Chapitre 37.

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Azzedine et Valentine n'avaient pas réussi à tenir leur couple secret aux yeux des parents de l'algérien, la mère d'Azzedine avait enlacé Valentine en l'écrasant au passage contre sa poitrine, elle lui avait dit qu'elle pensait ne jamais le marier, qu'il finirait seul, qu'elle pensait même à lui offrir un chat pour son anniversaire. Elle remerciait le ciel en arabe, la sœur d'Azzedine hurlait les youyous dans tout l'appartement. Valentine virait au rouge, Azzedine tenait sa tête dans les mains, il était partagé entre l'envie de pleurer et l'envie de rire. Ils rentrèrent plus amoureux que jamais dans l'appartement de la jeune femme, ils regardèrent la télévision serrés l'un contre l'autre comme seul au monde.


La surprise que Marion avait préparée à Hugo dépassait de loin toutes ses attentes, il découvrirent au dernier moment, qu'elle leur avait organisé un séjour romantique au Maroc où ils seraient seuls au monde. Ils embarquèrent dans l'avion main dans la main, elle sera ses doigts au moment du décollage.

Hugo : - Tu as peur ?

Marion : - Non.

Il sourit se rendant compte à quel point la jeune femme mentait mal, ils atterrirent 3 heures plus tard, et entrèrent dans l'aéroport de Marrakech, ils prirent un taxi pour rejoindre le splendide hôtel que la jeune femme avait trouvé. Une foi dans la chambre, il la jeta sur le lit la couvrant de baisers. Leur séjour s'annonçait magique. Après un moment, intime, ils se levèrent du lit à contre cœur, et décidèrent d'aller découvrir les rues du pays.

Hugo : - Je vais parler à ton frère.

Marion : - On va parler à mon frère.

Hugo : - Et, on lui dit quoi ?

Marion : - La vérité. Que sa petite sœur et son meilleur ami sont ensembles et qu'ils s'aiment.

Hugo : - J'ai un peu peur de sa réaction...

Marion : - Moi aussi, mais, enfin...

Hugo : - Notre histoire devient sérieuse.

Marion : - Oui.

Hugo prit la jeune femme dans ses bras embrassant doucement son front. Il aimait cette fille, sans s'en apercevoir, il s'était surpris à penser à elle le soir, puis en journée avant qu'elle n'occupe ses pensées de chaque instant.


Ce vendredi matin, Camille se levait avec un mal de ventre persistant dans le bas-ventre. Elle avait pris des spasfons, mais rien ne passait, son mal de ventre s'intensifie vers 14 heures, elle appela William qui arriva dans les minutes qui suivirent, la jeune femme était en sueur, pliée en deux sur le sol de sa salle à manger. William ne réfléchit pas un instant de plus, il porta la jeune femme jusqu'à a voiture et se rendit aux urgences de l'hôpital le plus proche. Camille hurlait de douleur à présent, ses cris faisaient froid dans le dos, William sentait tous les poils de son corps se hérisser. Il savait ce que tout cela voulait dire, mais, il se cachait de la réalité. Il entra en trombe dans l'enceinte hospitalière, posa sa voiture sur le parking et, souleva la jeune femme qui à présent tremblait de tout son corps. Il entra dans l'hôpital demanda les urgences gynécologiques, on déposa Camille sur un fauteuil roulant et c'est accompagné d'un membre de l'équipe médicale qu'ils entrèrent dans le box. Le médecin arriva quelques minutes plus tard, une infirmière en rose tirant derrière lui un appareil pour faire les échographies, l'infirmière enleva le pantalon et le sous-vêtement de Camille tâché de sang, William détourna la tête les larmes aux yeux. Le médecin fit l'échographie, William tenait la main de Camille, un silence régnait dans la salle. Le médecin releva la tête de son écran ;

Docteur : - Je suis désolé. Vous avez perdu le bébé.

Camille lâcha un cri à faire trembler les murs, personne ne sut si c'était un cri de douleur physique ou psychologique. Ils décidèrent de garder Camille en observation, lui donnant des anti douleurs. À 18 heures 54, elle se rendit dans les toilettes. À 18 heures 54, elle vu l'œuf où était il y a encore quelques jours son bébé en vie. Elle appela une infirmière pour qu'elle constate la fausse-couche, se rhabillât et partit. William lui attrapa la main et la sera de toutes ses forces, les phalanges de Camille devenaient bleues. Arrivé au parking, William attrapa Camille par les épaules, il la sera contre lui embrassant son front. Ses larmes coulaient se le visage de Camille se mélangeant avec celles de la jeune femme.


Ava quittait Londres après 7 jours passés dans cette ville qu'elle aimait, elle monta dans l'eurostar à 15 heures, à 18 heures, elle arriva dans son immeuble, elle trouva le post-it dont elle reconnu l'écriture elle fronça les sourcils en décrochant le papier, elle fonça à l'adresse avec sa valise, fit le code noté sur le papier et monta les marches, sonna à la porte Hakim lui ouvrit tout sourire.

Hakim : - Salut !

Ava : - Salut, on m'a dit de venir ici que c'était urgent.

Idris : - Entre Ava ! On a un colis pour toi.

Elle pénétra dans l'appartement, qu'elle connaissait déjà, Hakim attrapa sa valise en lui faisant un clin d'œil. En entrant dans la pièce, elle salua rappeurs avant de trouver Martin assis par terre, il relisait un papier, elle fronça les sourcils,

2zer : - Il s'est fait plaquer. On lui a fait profiter de notre programme post rupture.

Elle s'installa sur le parquet à côté de Martin et tapota son épaule, Martin posa sa tête sur l'épaule de son amie, elle passa son bras sur les épaules du reporter.

Ava : - Raconte.

Martin raconta son histoire une énième foi,

Martin : - Je suis désolé, je ne pensais pas un mot de ce que je t'ai dit.

Ava : - Je sais.

Martin : - Tu ne m'en veux pas ?

Ava : - Les disputes dans les familles sont inévitables. Comme les impôts. Ou la mort.

Elle pianota sur son iPhone.

Martin : - Qu'est ce que tu fais ?

Ava : - Je pars à Turin demain soir, je te prends un billet avec mes miles.

Elle appela son frère,

Ava : - Ciao Belen, mio fratello è qui ? (...) Si. (...) Grazie. (...) Cariño hermanito, (...) Oui et toi ? (...) Non non je viens toujours. (...) Oui, je sais que j'arrive à la fin du sabbat. (...) Non, je viens d'arriver à Paris. (...) Je sais plus, de toute façon, je sais me repérer dans Turin. (...) Je ne serais pas seule. (...) Non, je n'ai pas de copain. (...) Martin. (...) Oui. (...) Non, je n'irais pas faire les magasins avec Belen (...) Le fait que je ne l'aime pas me semble être une raison valable. (...) Oui, je me tiendrais bien, à demain.

Elle raccrocha et partie sur un semblant de terrasse pour fumer une cigarette. Nekfeu se leva à son tour et la retrouva sur le balcon, Deen allait à son tour se lever quand 2zer posa sa main sur son avant-bras pour qu'il reste sur le canapé.

Ava : - Merci.

Ken : - De rien.

Idriss regardait les deux jeunes gens sur le balcon en secouant de la tête. Hakim balança sa tête en arrière.

Hakim : - Les seuls personnes qui ne savent pas que Nek est fou d'Ava sont, justement Nek et Ava.

Martin : - Et inversement.

Doum's : - Amen.

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