Chapitre 62.

397 15 3
                                    

Le repas touchait à sa fin, Samira et Ava étaient préposées à la vaisselle.

Ava : - Des années de luttes féministes pour me retrouver à faire la vaisselle... Quand je pense que des femmes ont brûlé leurs soutiens-gorge. Si elles me voyaient.

Après avoir essuyé les dernières assiettes, les jeunes femmes retrouvèrent les hommes sur le pont, Hugo était allé chercher sa guitare et commençait à gratter les cordes, tous en short et en tee-shirt les cheveux et visages balayés par le faible mistral et leurs visages éclairés par les bougies et autres guirlandes lumineuses donnait l'impression que l'été arrivait à grands pas.

Ava s'étira sur sa chaise en bois et posa ses jambes sur les genoux de Mohamed. Les premières notes d' « on s'connaît depuis longtemps » de Leïla Huissoud résonnait dans la baie. Après avoir rendu son clin d'œil à Hugo, la tête d'Ava bascula en arrière alors qu'elle fumait sa cigarette admirant le ciel étoilé.

Hugo : - J't'avais prévenue, c'est qu'un sale con.

Ava :- Un sale con qui m'embrassait bien.

Hugo : - Il t'a jamais écrit une chanson,

Ava : - À trop demander on mérite rien

Hugo : - Il était bien trop grand pour toi,

Ava :- J'aimais me sentir petite dans ses bras

Hugo : - Il avait pas d'conversation,

Ava : - À toi d'te poser des questions.

Hugo et Ava : - Nous on s'connait depuis longtemps, on dit c'qu'il faut au bon moment. T'es à côté, moi j'te comprends. On s'égare en sentiments.

Hugo : -Est-ce qu'il t'a déjà dit: "Pardon" ?

Ava : -Pour pas ranger ses caleçons

Hugo : - Et qu't'étais belle à en crever ?

Ava : - Ça compte si c'est l'alcool qui parlait?

Hugo : - Il t'a présenté ses parents ?

Ava : -Pour une fois qu'j'en trouvais charmant

Hugo : - Tu vois, c'est pas un gars pour toi,

Ava : - Ça m'allait tant qu'il le savait pas.

Hugo et Ava : - Nous on s'connait depuislongtemps, on dit c'qu'il faut au bon moment. T'es à côté, moi j'te comprends. On s'égare en sentiments.

Hugo : - Sur le dernier mois il avait pas un tout petit peu pris du cul ?

Ava :- Moi j'préfère trop que pas assez

Hugo : - J'suis sûr qu'il t'a déjà fait cocu,

Ava : - Chloé aussi elle l'atrompé

Hugo : - Moi j'ai pas de soucis avec Chloé,

Ava :- Y'a pas de soucis quand on est niais

Hugo : -C'est vrai qu'on s'est toujours tout dit,

Ava : - À part ton frère dans son lit.

Hugo et Ava : - Nous on s'connait depuis longtemps, on dit c'qu'il faut au bon moment. T'es à côté, moi j'te comprends. On s'égare en sentiments.

Quotidien.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant