Ava : - Tu me fais pitié Martin, tu es en train de te faire manipuler. Elle te prend ouvertement pour un con. C'est d'un triste...
Il resta impassible, Ava rentra dans la rédaction, Hugo l'attendait.
Hugo : - Ça va ?
Ava : - On ne peux mieux.
Hugo : - Tu viens ce soir ? Martin nous présente sa copine.
Ava : - Hors de question. Je pars demain matin à Marseille avec Boris et Arnaud de toute façon.
Martin rentra à son tour dans la salle de rédaction, l'ambiance entre les deux reporters était plus que tendue. Ava partit avec Hugo à 17 heures au studio pour préparer l'émission du soir même alors que Martin rentrait chez lui.
Camille et William avaient rendez-vous chez le gynécologue pour faire la première échographie de leur bébé, Camille enleva son pantalon et son sous-vêtement avant de s'installer sur la table d'auscultation. La gynécologue, une femme d'environ 40 ans se saisit de l'appareil t commença l'examen, elle tourna l'écran d'ordinateur afin que les futurs parents puissent également voir ce qui apparaissait.Dr Mariaka : - Félicitations madame. Vous êtes à 8 semaines de grossesse.
Camille : - Ça fait 2 mois entier non ?
Dr Mariaka : - Oui.
Camille : - Je ne comprends pas, quand j'ai fait ma prise de sang, le laboratoire m'avait dit que j'étais à 5 semaines de grossesse.
Dr Mariaka : - Vous savez, chaque femme peut avoir un taux différent en fonction de la grossesse. Votre faible taux de beta hCG ne m'inquiète pas plus que ça. C'est plus votre âge qui m'inquiète, à 36 ans, le risque que votre grossesse se déroule bien elle avait mimé des guillemets avec ses doigts, est moins important qu'à 25 ou 30 ans.
Camille acquiesça,
Dr Mariaka : - C'est pour cette raison que vous consulterez plus régulièrement un professionnel.
Camille : - Plus régulièrement ?
Dr Mariaka : - Tous les mois. Vous travaillez ?
Camille : - Oui. Je suis journaliste.
Dr Mariaka : - Vous voyagez souvent ?
Camille : - Non, pas tellement. Je peux l'annoncer à mon employeur ?
Dr Mariaka : - Oui, votre bébé semble bien accroché, vous pouvez le lui dire, et remplir votre déclaration de grossesse.
La consultation s'acheva une quinzaine de minutes plus tard. Camille et William sortaient du cabinet, les photos de l'échographie dans les mains, ils étaient sur un petit nuage, mais Camille gardait les barrières, refusant toujours de le faire entrer dans sa vie, elle acceptait volontiers de le faire participer à sa grossesse, mais le reste, elle en demeurait incapable.
William : - Jade ?
Camille : - Non, moi, c'est Camille.
William : - J'aime Jade pour une fille, ou Adèle, si c'est un garçon, j'ai toujours aimé Henri.
Camille : - Henri ?
William : - C'était le prénom de mon grand-père, il a fait beaucoup pour moi.
À midi, Panayotis quittait la fac, il voulait se rendre à la rédaction pour préparer en avance sa chronique du lendemain, alors qu'il traversait la rue, une voix féminine l'interpella.... : - Pana !
Il se retourna, Mathilde ! Mathilde courrait devant lui, un magnifique sourire aux lèvres, ses cheveux volant dans le vent.
Mathilde : - Salut !
Panayotis bégaya : - Sa, salut.
Mathilde : - Qu'est ce que tu fais là ?
Panayotis : - Je viens de finir les cours, j'avais prévu de m'avancer en allant à la rédaction.
Mathilde : - Oh. D'accord.
Elle était visiblement déçue.
Panayotis : - Mais, ça peut attendre. On va manger un truc ?
Ils s'orientèrent vers une sandwicherie pour déguster deux bagels, ils passèrent une bonne partie de l'après-midi ensembles à rire, parler, à continuer de faire connaissance. Panayotis était hypnotisé par la jeune femme, il buvait chacune de ses paroles. Sans comprendre ce qui le poussa à faire ça, il attrapa la main de la jeune femme posée sur la table cette dernière ne rompit pas le contact, la peau douce du jeune humoriste ne la dérangeait pas au contraire, elle voulait prolonger ce moment. Ils se levèrent et allèrent se promener dans les rues. Panayotis passa son bras sur l'épaule de la jeune femme qui se rapprocha un peu plus du jeune homme. Il la raccompagna chez elle, alors qu'ils se faisaient la bise, leurs lèvres se frôlèrent grâce à un heureux hasard. Panayotis rougit. La jeune femme posa délibérément ses lèvres sur celle du jeune homme. Ils continuèrent à s'embrasser comme si le temps s'était arrêté autour d'eux. C'est à contre cœur qu'il la quitta pour aller à la rédaction lui proposant de la retrouver le soir même.
À la fin de l'émission de ce mardi 31 janvier, Ava rentra chez elle, elle avait expliqué aux membres de l'équipe qu'elle était fatiguée. Elle pénétra dans son immeuble, monta les escaliers et enfila un bas de jogging gris, une brassière de sport blanche et des nike roses. Son smartphone dans la main, elle descendait les escaliers pour aller faire son footing. Elle avait toujours aimé le sport, elle sculptait son corps depuis des années, elle se sentait bien dans sa peau avec ses abdominaux et ses muscles saillants. Dans la cage d'escalier, elle croisa Louise devait très certainement rejoindre Martin en vue de la soirée qui les attendait. Louise sourit avec une pointe d'hypocrisie à la reporter, cette dernière n'eut même pas la politesse de lui répondre, elle claqua la porte de son immeuble et partit en petites foulées. Elle vivait dans le marais, le quartier juif de Paris où elle se sentait bien. Elle avait toujours aimé cet endroit. Elle passa devant la Sorbonne et couru pas loin de 12 kilomètres dans la nuit.
Martin et Louise retrouvèrent Hugo, Étienne, Panayotis et une jeune femme qu'ils ne connaissaient pas, elle s'appelait Mathilde, étudiante à Paris. Elle avait rencontré Panayotis à l'Alpes d'Huez. Louise embrassait régulièrement Martin à pleine bouche ce qui gênait fortement les amis du jeune homme, elle n'avait parlé que d'elle sans chercher à savoir qui étaient les autres personnes présentes autour de la table.Louise : - Depuis que j'ai posté cette photo de toi sur instagram mon cœur, j'ai le sentiment que ma carrière s'envole, de nombreuses marques m'ont contacté pour faire des shooting avec elles. Tu devrais arrêter de boire, tu vas grossir encore.
Elle embrassa de nouveau Martin, qui se sentait de plus en plus gêné.
Étienne : - Tu sais, pour marquer ton territoire il y a des techniques plus simple. Comme lui pisser dessus par exemple.
Un silence s'abattit autour de la table.
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Quotidien.
RandomAva Trezeguet, est diplômée de l'ESJ de Lille, elle a rejoint la rédaction du petit journal en 2014 où elle a retrouvé son ami de toujours Martin Weill avant que le groupe ne soit rejoint par Hugo Clément en 2015. Les trois amis sont inséparables et...