En se levant le lendemain, Ken eu la mauvaise surprise de trouver la place à ses côtés dans le lit vide, il enfila son tee-shirt et son jean de la veille et sortit de la chambre, il prit son café qu'il venait de faire couler et sortit sur le pont du bateau, il trouva Ava installée autour de la table ses cheveux rassemblés en un semblant de chignon. Il se baissa pour embrasser la jeune femme qui tourna la tête afin d'éviter le contact de leurs lèvres.
Ken : - T'es sérieuse là ?
La jeune femme demeura silencieuse.
Ken : - C'est quoi ton putain de problème Ava ? Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi. Tu voulais juste qu'on baise, c'est ça ?
Le silence devenait à la foi lourd et gênant.
Ken : - Qu'est ce qu'il faut que je te dise pour que ça imprime dans ta petite tête ! Tu comptes pour moi putain ! Depuis la première foi que je t'ai vue, je ne m'en suis toujours pas remis. Je suis là, comme un clebs à réclamer des caresses à tout faire pour attirer ton attention. Je croyais que tu étais là pour moi ! Que tu étais descendu à Sète pour me retrouver !
La reporter touillait son café, ce qui énerva le rappeur qui savait pertinemment qu'elle le prenait sans sucre.
Ken : - Qu'est ce qu'il faut que je fasse pour qu'enfin, tu penses à te sortir les doigts du cul, pour que tu enlèves toute cette merde là qui te brouille la vue ! Putain, mais tu as tout Ava ! Tu as tout pour être heureuse, tu as toutes les cartes en main. Et toi, toi, tu bousilles tout ! Tout ce que tu touches, tu le bousilles, tout ce que tu as, tu le pètes. Tu me détruis putain. Tu me détruis beaucoup trop fort ! Et moi, moi ça me fous des cicatrices. Je suis là, je suis prêt à aller en enfer, je te porte sur mon dos, j'encaisse les coups. Et toi t'es assise. Tu plantes ton derche, tu attends que ça se passe, tu es une spectatrice de ta putain de propre vie, ça fait des plombes que tu ne daigne même plus en tenir le rôle principal, tu laisses les autres choisir pour toi, tu refuses de sortir de ta prison. Ta putain de prison que tu as construite toute seule comme une grande, tu as posé chaque pierre toi-même. Tu t'es mise toute seule dans cette situation qui te bouffe. Mais tu ne vois pas qu'on a besoin de toi ? Que si tu ne fais rien, ben, tu sers à rien ! Tu vas continuer encore combien de temps comme ça ? T'es comme une vache qui regarde passer le train et tu attends, jusqu'à ce que tu sois à bout ou qu'on te foute dans une caisse en bois.
La jeune femme esquissa un sourire à cette idée.
Ken : - Et remballe le ton putain de sourire ! Ton putain de sourire qui pue l'échec ! T'as raison, c'est tellement plus facile de sourire que de chercher à être heureux.
Toujours silencieuse, la jeune femme se leva et quitta le bateau.
Ken : - C'est ça fuis ! C'est tout ce que tu sais faire de toute façon ! Fuir ! C'est ta spécialité !
2zer en caleçon et les yeux remplis de sommeil sortit et se retrouva face à son ami.
2zer : - Pourquoi tu gueules comme ça dès le matin ?
Ken resta silencieux et touilla à son tour, son café, son ami s'installa face à lui.
2zer : - Oh cool, un café. Je peux ?
D'un signe de la main, Ken lui fit comprendre qu'il pouvait en profiter, le rappeur porta à sa bouche la tasse encore tiède avant de grimacer.
2zer : - Putain, il est super serré ce café, c'est dégueulasse, elle est diabétique ou quoi ! Mais, attends, mec, tu as couché avec Ava cette nuit ?
Le rappeur releva la tête avant de fuir son regard.
Ken : - Tu es là depuis combien de temps ?
2zer : - Assez longtemps pour voir que vous vous êtes foutu dans la merde. On ne recouche pas avec son ex ! Jamais ! Après, ça fait des histoire. Et vous, vous êtes balaises pour les histoires. Vous êtes cons. Le roi et la reine des cons. Oh putain, j'ai trouvé vos épitaphe. «Ci-gît Ken Samaras. Il a été con, il l'est toujours ». «Ci-gît Ava Trezeguet. Si les cons avaient volé, elle aurait été chef d'escadrille ».
Yann était étendu dans le canapé, il pensait à la façon dont Vincent et lui s'étaient quittés la veille, Vincent s'était levé et avait trouvé Yann qui faisait semblant de dormir sur le canapé, crédule l'humoriste avait récupéré son chat avant de quitter l'appartement sur la pointe des pieds, Yann entendant la porte d'entrée se refermer sur l'humoriste s'était levé avant de se précipiter dans sa chambre et de jeter les draps à la poubelle bien décidé à oublier ce moment passé, il avait ensuite passé le restant de la journée à éviter les appels et messages de Vincent.
Il avait prit le premier train en partance pour Chambéry où il avait retrouvé sa chambre d'adolescent endroit où il avait connu ses premiers émois amoureux, après avoir déposé sa valise, il était retourné dans le canapé à carreaux et s'était enroulé dans une couverture qui grattait faisant le débriefing de sa vie, concentré sur ses réflexions, ce fut sa mère qui le tira dans ses pensées en lui amenant un bol de soupe.
Martine : - Yann, mange un peu ! Tu as une sale tête.
Le quadra prit le bol tendu par sa mère et le porta à la bouche en grimaçant, le potage à la tomate ou la culpabilité avait un goût amer.
Martin tenait fermement Louise par la main, ensembles, ils venaient d'arriver sur la Riviera Maya, les yeux remplis d'étoiles, le jeune couple respirait l'ai mexicain.
Martin : - Je crois que c'est ce qu'il se rapproche le plus du bonheur !
Louise : - Je crois que c'est le bonheur mon amour. Je t'aime de tout mon cœur.
Le jeune couple s'embrassa sous le regard attendri d'un couple de septuagénaires assis sur un banc, la vieille dame dit quelques mots en espagnol au jeune couple et Martin riait, Louise qui avait étudié l'allemand au lycée ne comprenait rien se contentant de sourire après une main maternelle posée par la septuagénaire sur l'avant-bras de Martin, le reporter et la mannequin s'éloignèrent,
Louise : - Qu'est ce qu'elle a dit ?
Martin : - Que les personnes qui viennent ici en étant amoureuses l'un de l'autre finiront leur vie à s'aimer l'un et l'autre.
Louise : - J'aime ce présage.
Le reporter embrassa l'épaule de la mannequin tout en continuant à avancer.
VOUS LISEZ
Quotidien.
RandomAva Trezeguet, est diplômée de l'ESJ de Lille, elle a rejoint la rédaction du petit journal en 2014 où elle a retrouvé son ami de toujours Martin Weill avant que le groupe ne soit rejoint par Hugo Clément en 2015. Les trois amis sont inséparables et...
