Chapitre 34.

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Martin se réveilla et partit sans faire de bruits pour ne pas réveiller Louise qui dormait encore. Sur la table, il trouva un mot de la coloc de Louise, Lilia, elle lui avait laissé un trousseau de clés pour que ce soit plus simple pour lui de venir quand il le voulait. Il sourit en s'emparant du trousseau, il rentra à son appartement où il avait laissé son ordinateur, il l'attrapa le produit apple à la voler avant de sortir. En fermant sa porte, il tomba sur Ava qui partait elle aussi travailler, elle l'ignora, mais ses yeux étaient tristes. Elle partit, il était derrière elle dans les escaliers, ils croisèrent la concierge qu'ils saluèrent avant de rejoindre le métro bondé. Ils étaient forcés d'être côte à côte dans la rame. Ils mourraient d'envie de se parler, arrivés à l'arrêt où ils descendaient, Martin sortit le premier, ils retrouvèrent l'air de Paris. Ils avançaient vers le bâtiment, Martin se retourna pour demander à Ava comment elle allait, mais il la vit rentrer dans le bureau de tabac où ils avaient leurs habitudes. Il hésita un instant à l'attendre. Ils ne s'étaient pas adressé un mot depuis plus de 72 heures, ils n'avaient jamais passé autant de temps sans se parler en 8 ans, comme pour appuyer la gravité de la situation, dans les oreilles de Martin résonna "Pour me comprendre" de Michel Berger, c'était la chanson préférée de la jeune femme, elle la fredonnait à longueur de temps. Martin passa une main dans ses cheveux, il fit demi-tour, en arrivant sur le pas de la porte, Ava sortait du bureau de tabac en saluant le buraliste en un sourire. Il s'écarta pour la laisser passer.

Le buraliste : - Bonjour monsieur Weill ! Vous n'êtes pas avec mademoiselle Trezeguet aujourd'hui ?

Martin : - Bonjour, non, je suis parti plus tard.

Le buraliste scannait deux paquets de Marlboro light, Martin le régla et sortit à son tour. Il voyait la silhouette de la jeune femme qui venait de retrouver Hugo, au mouvement de ses épaules, on comprenait qu'elle riait.


Valentine quittait son appartement, elle avait passé une mauvaise nuit. Elle s'était habituée à l'odeur et la présence d'Azzedine dans ses draps. Elle s'était levée dans ce lit désespérément vide. Elle portait sa tasse de café à la bouche quand elle la laissa tomber sur le carrelage de sa cuisine. Elle pesta, nettoyant les carreaux et ramassant les morceaux de céramique. Elle s'était renversé sa tasse sur son pull blanc, elle était bonne pour se changer et être en retard. Elle attrapa un pull gris dans son armoire, se brossa les dents et enfila son pull et partit en claquant la porte. Elle avait les clés à l'intérieur. De rage, elle mit un coup de pied dedans.

... : - Un problème ?

Elle reconnu cette voix si familière, elle se retourna Azzedine était sur le pas de la porte.

Valentine : - J'ai laissé mes clés à l'intérieur.

Il lui tendit le double qu'elle lui avait donné quelques jours plus tôt.

Azzedine : - Va les chercher. Et rends moi mon trousseau, j'en ai encore besoin.

Elle entra, attrapa ses clés, et ressortit.

Azzedine : - Désolé de ce que je t'ai dit hier je ne le pensais pas, je n'aurais pas du partir comme ça.

Valentine : - Moi non plus je ne pensais pas ce que je t'ai dit.

Azzedine : - Preuve de ma bonne foi, tu viens manger le couscous chez mes parents ce week-end.

Valentine : - Il y aura tes parents ?

Azzedine : - Chez mes parents ? Oui.

Valentine : - Ce n'est pas un peu précipité ?

Azzedine : - Mes parents te connaissent déjà, ils ne sont pas censés savoir que nous sommes ensembles. C'est ma mère qui m'a appelé ce matin, elle m'a dit, il imitait l'accent algérien de sa mère : mon fils, la grande brune qui mange 4 parts de couscous ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu, ramène la ce week-end et ta copine la petite juive qui mange que 3 part de couscous aussi.

Valentine : - Qu'est ce que tu lui as dit ?

Azzedine : - Qu'Ava partait à Londres samedi matin. Et elle a répondu : elle ne sait pas rester en place cette petite, elle ne se trouvera jamais de mari.

Valentine : - Ce n'est pas faute d'avoir des prétendants.

Azzedine : - On ne choisis pas la personne avec qui on veut partager sa vie.

Valentine : - Tu dis ça pour Ava ou pour nous ?

Azzedine : - Ça marche pour les deux.

Ils partirent main dans la main, ils étaient en retard, mais cela n'avait pas d'importance.


Étienne se réveillait dans un lit inconnu, il était. Il se releva avant de voir Vincent une tasse de café à la main dans l'encadrement de porte.

Étienne : - Oh putain de merde !

Vincent : - Tu ronfles. C'est une horreur, je ne comprends pas comment on ai envie de dormir avec toi. Tu es un vrai tue l'amour dans ton sommeil. Même michoko est partit se cacher sous le canapé, il croyait que Trump avait lâché une bombe nucléaire sur Paris.

Étienne : - Comment, j'ai atterri ici ?

Un homme sortait de la salle de bain de Vincent uniquement vêtu d'une serviette de toilette autour de la taille.

Vincent : - Tu m'as envoyé un texto en me disant que c'était urgent. Je t'ai donné mon adresse et le digicode. Tu as dû croire que tu étais chez toi parce que tu as enlevé toutes tes fringues.

L'homme à la serviette lui envoya son tee-shirt en souriant. Étienne l'attrapa au vol et l'enfila.

Étienne : - Et, je me suis juste évanoui sur ton lit, c'est ça ?

Vincent : - Pas vraiment. Ensuite, tu as dansé, oui dansé... Tu agitais ton pénis en l'air en chantant le générique de Maya l'abeille.

Étienne : - Oh mon dieu, j'ai agité ma queue devant toi. Le naze. Je suis désolé.

Vincent : - Non, non, j'ai trouvé ça très ludique. J'avoue que tu as un très joli pénis. Il a l'air insouciant, juvénile. Et puis après, tu as parlé de ton ex, tu étais nu et, tu pleurais. Et après, tu t'es écroulé dans notre lit. Du coup, on a dormi dans ce maudit canapé.

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