en virée!

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Je n’ai pas de nouvelles de Thomas jusqu’au lundi et je ne sais plus sur quel pied danser. Les paroles de Jess ont fait leur chemin, appuyées par le silence de mon amant. En arrivant à l’entreprise je sais que le mieux pour moi, pour nous deux serait de mettre fin à tout ça, mais quand je pénètre dans son bureau et qu’il m’embrasse comme si sa vie en dépendait.

*J’ai une bonne nouvelle, susurre-t-il à mon oreille.

Il m’embrasse dans le cou avant de poursuivre :

*J’ai bien réfléchis à notre discussion et je nous ai réservé un weekend en amoureux.

Mon cœur fait un saut périlleux. Je savais bien que nous deux c’était plus que du sexe.

*Oh Tomas, c’est super ! M’exclamé-je en lui rendant son baiser avec ardeur.

Des bruits de pas dans le couloir viennent interrompre notre étreinte et je me recule légèrement.

*Nous allons où ? Chuchoté-je.
*C’est une surprise. Je passe te prendre vendredi soir à ton appart ?
J’acquiesce et passe le reste de ma période en entreprise sur un petit nuage.

De retour à l’école, je suis étonnée par la panique qui gagne les filles. Je comprends rapidement qu’elles stressent pour les oraux blancs qui approchent à grands pas.

*Heureusement que tu es là Maddie, me dit Natalia à qui j’avais promis un coup de main.

*Oui, c’est toujours bon pour la session d’entrainement ce weekend ? demande Julie.

Je me tétanise. Quoi ? Quelle session ?
Ça me revient subitement, je leur avais promis de les aider le weekend avant les oraux, mis on est large, les oraux sont dans deux semaines. Je les rassure et confirme mon aide pour le weekend prochain.

*Mais enfin, ça ne sert à rien ! Les oraux sont la semaine prochaine Maddie.

Non, non, elles se trompent. Je soupire et sors mon agenda dans lequel se trouve le planning qu’on nous a remis pour les oraux, bien décidée à leur prouver qu’elles ont tort… sauf qu’elles ont raison.
Je leur présente mes excuses en disant que je me suis trompée dans mon emploi du temps et que je ne suis pas disponible ce weekend. Je leur propose néanmoins de les entraîner entre midi et deux et de venir chez moi le soir même. Certaines acceptent mais d’autres préfèrent se débrouiller seules tout en me lançant des regards de reproches.  Moi qui avais prévu de m’acheter de la lingerie sexy pour ce weekend, me voici à faire réciter les différentes formes de communication en entreprise. Pour me faire pardonner de mon oublie, je propose aux filles de commander des pizzas afin que nous puissions continuer de réviser.

Le lendemain rebelote, entre midi et deux je les interroge sur les relations clients fournisseurs, la matière de Jérémy. J’aide Vicky et Chloé à préparer leurs supports de présentation et j’en oublie carrément de déjeuner. A dix-sept heures pile, je quitte le centre de formation à la vitesse de l’éclair, direction mon appartement. Je prends une douche rapide, m’épile les jambes, les sourcils et le maillot, priant pour qu’il m’amène en bord de plage. La chaleur de juin est intenable, je rêve de sable et d’océan. Je n’en reviens pas qu’il m’amène en weekend ! Pour lui, j’ai envie de faire un effort. Si un jean me semble la tenue la plus appropriée pour un trajet en voiture d’une durée indéterminée, je choisis plutôt ma robe noire, assez courte avec un joli décolleté en V dans le dos. Au pied, j’enfile des sandales à brides dorée. Je remonte mes cheveux afin de dévoiler ma nuque et maquille mes yeux de manière sexy. Le miroir me renvoie l’image d’une fille sophistiquée et aguicheuse. Je m’assieds sur le canapé, ma valise à portée de main et guette mon portable.

Dix-neuf heures trente. Je commence à trembler. S’il me refait le même coup que la dernière fois je crois que je vais péter un plomb. Je fais les cent pas lorsqu’enfin un message s’affiche : « je suis en bas de chez toi ».

Je me dépêche de le rejoindre et m’engouffre dans la voiture. Il me regarde d’un air gourmand et je suis heureuse de m’être faite belle. J’essaie de lancer la conversation mais il n’est pas très réceptif, je le trouve même inquiet. Il emprunte des ruelles, effectue de des détours jusqu’à enfin arriver à l’autoroute. Ce n’est qu’à partir de là qu’il se déride un peu et laisse sa main reposer sur ma cuisse. Cette virée est très excitante et à mon tour je pose ma main sur sa jambe, remontant lentement vers le haut. Mes attouchements ont l’effet escompté, au  bout de quelques secondes le tissu de son pantalon se tend et son souffle devient rapide. Je déboutonne son jean et glisse ma main dans son boxer. Je fixe la route, et entame des vas et viens. Quand je sens son sexe durcir contre mes doigts, je détache ma ceinture de sécurité et me penche vers lui. J’accueille sa verge tendue entre mes lèvres. Je lèche sa hampe de haut en bas, venant titiller son gland de la pointe de ma langue. Une main sur le volant et l’autre sur ma tête, il me donne le rythme qui lui convient.

*Oh putain Madeline, c’est bon.

Ses encouragements m’excitent tout autant que le sentir dans ma bouche. Je resserre mes lèvres, l’aspire aussi loin que possible et quand je sens la délivrance proche j’accélère jusqu’à sentir son liquide chaud se répandre dans ma bouche. J’avale rapidement en masquant ma grimace et me relève fière de moi. Son regard est brûlant.

*Attend qu’on arrive à l’hôtel, murmure-t-il.

*Pourquoi attendre, répondé-je l’air mutin.

Il tourne la tête vers moi et me regarde glisser la main dans ma culotte. Il déglutit tandis que je me masturbe devant lui. J’exagère mes gémissements, appuyant sur mon clitoris tout en me léchant les lèvres. Je le vois regarder frénétiquement à droite et à gauche avant de donner un coup de volant. Nous voici sur un chemin de campagne assez cahoteux. Thomas gare la voiture le long d’un champ et coupe le moteur. Il me saute littéralement dessus son sexe prêt pour un second tour. Il ôte rapidement ma culotte, sans s’embarrasser de préliminaire et s’insère en moi. Nos souffles se mêlent, la buée envahit l’habitacle. Quand ma main se pose sur la vitre et y laisse une trace, j’ai l’impression d’être Rose dans Titanic. L’inconfort de la voiture m’empêche d’atteindre l’orgasme, mais qu’importe nous avons tout le weekend pour nous rattraper.

Notre affaire réglée, nous reprenons la route vers une destination qui m’est toujours inconnue. Je finis par m’endormir, bercée par le ronronnement du moteur.

Note d’auteur : Désolé pour le retard mais en ce moment je n’ai plus une minute à moi. J’ai rendu mon manuscrit pour le concours, reste plus qu’à croiser les doigts et j’ai une autre grande nouvelle à vous annoncer…. Strangers va être édité ! J’ai signé le contrat hier ! Il va y avoir une phase de réécriture ce qui implique que je vais devoir mettre BTS en pause, pour l’été. Si tout se passe bien, Strangers devrait être sur vos liseuses cet automne et pourquoi pas en papier si les ventes sont concluantes !!!! Bisou bisou

 

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