Une décision à prendre

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J'entrouvre les lèvres tandis que sa langue vient à la rencontre de la mienne. Je presse mon corps contre le sien mais ma doudoune me gêne. Il fait glisser la fermeture éclair de mon manteau qui termine dans la neige. J'entrouvre son manteau pour venir me nicher contre lui et Il enroule ses bras autour de mes hanches. Je suis à deux doigts de perdre pied quand un éclair de lucidité traverse mon esprit. Je le repousse gentiment, reprenant ma respiration. Je plonge dans son regard :

— Ne disparais plus, lâché-je simplement.

Il ouvre la bouche pour rétorquer mais je ne lui en laisse pas le temps :

— Toi, moi, cette relation entre nous, je peux gérer, à condition que tu ne me laisse pas face à un mur de silence. Je ne te demande pas de quitter ta femme ou quoi que ce soit, mais si on doit se revoir sans nos vêtements, je ne veux plus demeurer dans l'incertitude. Tu as un choix à faire : soit on voit où ça nous mène sans se prendre la tête, soit on arrête tout, tout de suite.

Voilà, les choses sont dites, la balle est dans son camp. Il ne réagit pas. Très bien, j'accepte sa décision. Je m'écarte un peu plus de lui mais il resserre son emprise autour de mes hanches.

— Une liaison ? C'est ça que tu me proposes ?

Je déglutis avant d'hocher la tête.

— Pas de contrainte, pas d'attachement ?

Encore une fois j'acquiesce.

Son visage reflète le conflit intérieur qui se déroule en lui. Ne voulant pas l'influencer, je demeure silencieuse. C'est sa décision, moi la mienne est prise depuis longtemps : me plier à ses désirs. L'une de ses mains, remonte le long de ma taille, frôlant ma poitrine avant de venir se nicher derrière ma nuque. Je ne le quitte pas du regard, lui faisant ainsi comprendre que j'attends une réponse. Il avance sa bouche près de mon oreille :

— Ce ne sera que du sexe. Je n'ai rien d'autres à t'offrir Madeline. Pourras-tu t'en contenter ?

A mon tour, je fais courir mes doigts sur son torse tout en descendant vers l'élastique de son pantalon de ski. Je passe à l'intérieur et caresse son sexe tendu avant de lui répondre :

— ça me va parfaitement.

Il me saisit par les cuisses, j'enroule mes jambes autour de ses jambes tandis qu'i m'entraîne dans un recoin sombre derrière la café. Il me colle contre les rondins de bois et avec ses mains fait passer ma poitrine par-dessus le décolleté de la robe en laine. Dieu merci elle est suffisamment élastique pour ne pas craquer. Sa bouche fond sur mon soutien-gorge en lycra, ses dents enserrent mes tétons me faisant gémir de plaisir. De sa main libre, il s'aventure sous ma robe et crochète mon collant ainsi que ma culotte afin d'atteindre mon intimité brulante de désir. Il écarte doucement mes chairs avant d'insérer un doigt en moi et d'entamer de lents vas et viens. La pulpe de son pouce vient ensuite appuyer doucement sur mon clitoris m'arrachant un petit cri qu'il étouffe d'un baiser. Je suis au bord de l'orgasme, la morsure du vent d'hiver sur ma poitrine dénudée me fait frissonner mais Thomas sait très bien s'y prendre pour réchauffer l'atmosphère.

— J'ai envie de toi, murmuré-je entre ses lèvres.

Il hésite, semblant prendre conscience d'une chose que j'ignore.

— Je n'ai pas de préservatif, avoue-t-il.

Je tombe de mon nuage avant de sourire. Je desserre mon emprise autour de ses cuisses et me penche pour récupérer ma doudoune. En fouillant dans les poches, je retrouve la capote achetée à la future mariée.

— Alors, on en était où ? demandé-je en agitant le carré de plastique renfermant notre passeport pour plaisir land.

En moins de deux, me revoici autour de lui, le dos contre la cabane, les jambes écartées et son sexe protégé en moi. Je me cambre au maximum pour le ressentir au plus profond de moi. Chacun de ses coups de reins est une délivrance. Je sens le feu monter en moi, je m'agrippe à ses cheveux, me rassasiant de sa bouche, jusqu'au moment où je sens les contractions de mon sexe autour du sien. Il étouffe mon cri de plaisir par sa main avant de jouir à son tour. Je chancelle légèrement lorsque je touche la terre ferme. C'était tellement Wahou qu'il me faut quelques minutes pour reprendre mes esprits.

Son téléphone se met à sonner et il s'éloigne pour décrocher. Je me rhabille, du moins, je remets ma poitrine à l'intérieur de la robe et remonte mon collant tout en l'observant. Il revient vers moi, il semble contrarié. Je jure que s'il me fait le coup du « je suis un connard, oublie moi blablabla » je le gifle. Je m'apprête à encaisser le choc mais contre toute attente il m'embrasse sur la bouche :

— Je dois y aller. On se voit au boulot ?

— D'accord, répondé-je en essayant de paraître détaché alors que mon cœur fait des sauts périlleux.

Il s'éloigne, me fait un dernier signe de la main avant de disparaître au détour de la cabane de l'office du tourisme. Je prends soudain conscience que l'air s'est considérablement rafraichi et que je ne suis que très peu couverte. Je ramasse ma doudoune, mais son séjour dans la neige ne lui a pas réussi, la doublure intérieur en polaire est imbibée d'eau. Tout comme mon bonnet et mes gants. Je prends la direction du chalet en grelottant. A mi-chemin, je tombe sur Natalia, elle semble avoir perdu quelque chose. Quand elle me voit, elle se précipite vers moi et me serre dans ses bras avant de m'engueuler :

— Mais tu étais passée où ? Une heure qu'on te cherche partout ? Tu es folle ou quoi ? Et ton portable, tu ne peux pas répondre ?

Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Je cherche nerveusement mon portable avant de constater qu'effectivement j'ai une vingtaine d'appels en absence, de toutes les filles du groupe, plus Joe, plus un numéro inconnu.

— J'étais partie me promener, tenté-je de me justifier.

— Te promener ! Non mais tu te rends compte à quel point on était inquiètes ? Tu me dis que tu rentres au chalet, j'envoie un SMS à Joe pour le prévenir et au bout d'une demi-heure il me dit que tu n'es toujours pas arrivée. On a fouillé partout sur le trajet, vérifiant si tu n'avais pas glissé ou autre. Jeremy est sur le point de prévenir la police !

— Je suis désolée, je ne pensais pas que vous en feriez toute une histoire. J'ai eu envie de voir la station sous la neige.

— En pleine nuit ? demande-t-elle dubitative.

— Ben ouais. C'est différent quand il n'y a pas des gosses qui courent partout.

Elle s'agace avant de saisir son portable :

— C'est bon, je l'ai retrouvée.

Elle raccroche avant de remarquer que je ne porte ni gants, ni manteaux, ni quoi que ce soit pour me protéger du froid. Elle ne pose pas de questions, me tend sa propre écharpe et nous prenons la route du chalet où je me fais de nouveau passer un savon par tout le groupe. Je ne les écoute que d'une oreille, mon esprit étant resté contre le mur de la cabane. Je fais mine d'être désolée mais leurs paroles glissent sur moi telle l'eau sur les ailes d'un canard. Finalement les filles vont se coucher me laissant seul avec un Jeremy étonnamment silencieux. Je reste quelques instants devant la cheminée, sa chaleur se diffusant dans mon corps glacé.

— On s'est inquiété, dit-il gentiment.

— Il ne fallait pas, rétorqué-je en haussant les épaules.

— J'espère que ça en valait la peine.

Je le fixe sans comprendre et il désigne du menton un emballage brillant sous mes bottes. Je me penche, l'emballage de préservatif était resté accroché. Je relève la tête, nullement honteuse avant de lui rétorquer :

— Autant que toi avec Mélinda.

Sur ce, je le plante dans le salon et regagne ma chambre. Joe fait semblant de dormir, il m'ignore totalement, sa façon à lui de me faire comprendre qu'il m'en veut énormément. Je me mets en pyjama avant de me glisser sous la couette, malgré une ambiance plombée au chalet, je ne peux m'empêcher d'être aux anges et de me languir de retourner travailler.

Note d'auteur: Et voilà, Maddie et Thomas vont entamer une liaison, alors bonne ou mauvaise idée? Seul l'avenir nous le dira. Bisous bisous

Bien Trop Sérieuse?Des histoires addictives. Découvrez maintenant