Chapitre 38

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Je m'agrippai à elle, et roulai pour être allongé sous elle histoire de soulager son dos. Elle garda la tête posée dans mon cou et je profitai de cette position pour la masser un peu autour de la colonne vertébrale.

- Tu habites toujours à l'appart ?

- Non, j'ai déménagé.

- Ah ?

- Je ne supportais plus trop être dedans. On y était très bien, mais tous les deux. J'ai pris quelque chose d'un peu plus petit, plus cosy.

- Et tu bosses toujours où tu étais ?

- Oui, mais je suis passée au service marketing. Et toi ? Ça se passe bien ?

- Oui, un rêve qui se réalise... Pouvoir monter sur scène presque tous les soirs, être reconnu, vivre de la musique c'est tout ce que je souhaitais d'un point de vue professionnel.

- Tu le mérites, je suis heureuse pour toi.

- Merci chou...

Elle se crispa à l'entente de son surnom et je regrettai aussitôt que ce mot ait franchi mes lèvres.

- Tu vas partir à quelle heure ? me demande-t-elle.

- Au réveil.

- Je ne veux pas dormir.

- Alors vers 8H... On bouge du sol ?

Elle acquiesça et se redressa, m'offrant une vue incroyable sur le haut de son corps. Je ne résistai pas et caressai son ventre plat avant de remonter sur son soutien-gorge. Elle me fit un petit sourire en coin, et ferma sa chemise avant de se lever. Je l'imitai, attrapai les deux ou trois choses qui trainaient parterre et on regagna le minuscule couloir qui amenait à la chambre. J'attrapai sa main, et ce geste la stoppa à la porte. Elle baissa les yeux, regarda nos doigts emmêlés et je fermai les yeux. Avant, c'était habituel, on avait toujours besoin qu'une partie de notre corps soit en contact, peu importe laquelle. Ici, le naturel revenait... Elle se blottit contre moi un instant.

- Tu me manques, dis-je.

- Tu me manques aussi. Je vais fermer la porte, attends.

Elle s'absenta une seconde et lorsqu'elle revint, elle sauta à moitié sur mon dos en s'agrippant autour de mon cou. Je ris et la soulevai pour aller jusqu'à la chambre. Elle descendit au pied du lit et me poussa légèrement dessus avant de se mettre à cheval sur mon bassin. Tendrement, elle passa sa main dans mes cheveux puis glissa son doigt le long de ma joue barbue. Rapidement, je craquai et repartis à l'assaut de ses lèvres. (...)

- Il est quelle heure ?

- 5H10, dis-je après avoir jeté un coup d'œil au réveil.

Je n'avais pas envie que le temps défile. Nos ébats sur pause, elle était allongée à plat ventre contre moi. Son visage plaqué au mien, sa main enserrant mon épaule opposée, je me sentais à ma place. Cette pensée me faisait mal, j'avais une petite amie à une vingtaine de kilomètres d'ici que je ne méritais pas. J'essayai de chasser cette idée de ma tête.

- Tu dors ?

- Non, je suis bien...

- Tu dois être fatiguée avec tout ça, le décalage horaire...

- Oui mais je ne veux pas dormir.

- Pourquoi ?

- Parce que je ne veux pas me réveiller sans toi.

First LoveOù les histoires vivent. Découvrez maintenant