"Qu'est-ce qu'ils font là papa ?"
Charlie était entrée en trombe dans son appartement, effarée d'y voir, de-ci de-là plusieurs officiers de la police. L'un d'eux tenait même presque sauvagement Jean-Philippe couinant, que Charlie récupéra avec force et presque en hurlant : "lâchez mon chien bande de brutes !".
Désormais elle était assise sur le canapé, entouré de ces gens en uniforme, son père en face d'elle, muet.
"Papa, Répéta Charlie. Que font-ils ici ?"
Son père semblait embarrassé - troublé, même. Il balbutia un instant avant qu'un homme de la police ne réponde à sa place :
"Nous venons vous poser des questions, Mademoiselle Carston. Au sujet du meurtre de votre mère.
- Quoi... ? Je, enfin, je n'ai...
- Le dossier de Gabriel Carston a été rouvert, Lança la femme qui se tenait dans le coin. Comme un certain nombre d'autres dossiers de la région, depuis que la vague de meurtre à débutée.
- La vague de meurtre... ?
- Olivier Murphy, votre professeur d'algèbre, et Ashley Stafford, une de vos camarade de classe, si nos informations sont exactes. Nous pensons qu'un tueur traîne dans les parages, et que les morts de..."
La policière récupéra un bloc note accroché à sa ceinture, l'ouvrit et lu :
"Les morts d'Alice Deloire, Martin Mccoy, Gabriel Carston et... Ah, voilà, la disparition de Wilfrid Oslow."
Charlie trembla. Elle déglutit. Sur sa peau, ses poils se transirent de froid, droit comme des pics. Ces quatre meurtres n'avaient rien avoir avec un pseudo tueur en série qui sévirait dans la région. Ces meurtres, c'était bien...
Thibault, Léon, Maya et Moi qui les avons commis... Serait-on démasqué ? Il faut que je les préviennes !
Charlie se leva brutalement, en s'exclamant qu'elle ne savait pas de quoi l'on parlait et qu'elle voulait qu'on la laisse tranquille. On la força à se rasseoir et Jean-Philippe se mit à aboyer contre les policiers pour défendre sa maîtresse.
"Faites taire votre chien ou nous nous verrons obligés de le sortir par la force."
Charlie, d'une main chevrotante, attrapa son chien, le serra contre elle pour le calmer et lui souffla d'aller se reposer dans son panier. Jean-Philippe cessa d'aboyer et rejoignit son panier sans grogner. Charlie regarda ensuite son père.
"Je veux bien répondre à vos questions... Mais seule. Sans personne. Et laissez mon père tranquille, il ne va pas bien et trop de monde le stresse.
- Charlie, je...
- Papa, conduit-les hors de chez nous."
Charlie se leva, et suivit le premier officier qui lui avait parlé. Il l'entraîna dans sa chambre et ferma la porte derrière-lui. En se retournant, son visage semblait bien plus ouvert et chaleureux qu'avant.
"Je suis le père de Thibault, Fit-il. Thibault Gordon. C'est bien ton ami ?"
Muette, abasourdi, Charlie acquiesça.
"La police a bien rouvert ces dossiers, et pas pour rien. Toi, Maya Oslow, Léon Wheeler et mon fils vous êtes dans leurs listes de coupable. Je sais que c'est faux, mais il faut des preuves, des alibis.
- Des alibis ? Mais les voisins ont bien vu que j'étais assommée et que...
- Ca ne suffira pas à la justice pour te considérer comme innocente. Vous êtes tout les quatre reliés les uns aux autres, Charlie. Vous êtes amis, et les quatre meurtres dont ma collègue t'a parlée vous sont tous étroitement liées.
VOUS LISEZ
Nuits Pourpres
Детектив / ТриллерDans la petite ville de Sunset Valley, Maine, quatre adolescents qui n'ont apparemment rien en commun découvrent après de sombres incidents auxquels ils sont intimement liés qu'ils se transforment, une fois la nuit venue, en thérianthropes sauvages...
