Chapitre 47

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⚠️⚠️⚠️CE CHAPITRE CONTIENT UNE SCÈNE DE VIOLENCE SEXUEL
PUBLIC AVERTIT ⚠️⚠️⚠️🔞🔞🔞

Je me relève en moins de deux pour foncer droit vers la porte la plus proche, celle de la salle de bain. Dieu merci, l'appartement est tellement petit que j'y parviens en trois pas seulement. Le problème c'est que Benjamin aussi. Il bloque la porte de son pied tandis que j'essaie de la refermer de toutes mes forces, sans succès. Il la pousse tellement fort que je suis projeté jusqu'à la cabine de douche, au fond à droite de la pièce.
- T'essais de faire quoi là au juste ?
Il s'avance dans la minuscule salle de bain, et ses yeux sont tellement noirs de rage que je me recule le plus possible, entrant carrément dans la cabine de douche. Putain je suis coincé !
Il ne perd pas de temps et met un pied dans la cabine, prêt à me rejoindre.
- Putain mais qu'est-ce que tu fou là ? T'approche pas de moi !
Je tends une main en espérant l'arrêter, comme-ci ça allait l'empêcher de me rejoindre. La cabine de douche est tellement petite qu'en passant simplement la porte il est déjà quasiment collé à moi.
- Parce que tu crois que je suis ici pour garder mes distances ?
Bordel de merde ! Est-ce qu'il est là pour me tuer ? Je n'aurais jamais dû entrer dans cette cabine de douche, c'était une mauvaise idée putain !
- Qu'est-ce que tu veux ? Mon père t'as dit de ne plus t'approcher de moi, t'es si débile que ça pour ne pas avoir compris ?
Sa mâchoire se serre aussitôt et il ne met qu'une seconde pour m'attraper la gorge d'une poigne de fer et me plaquer contre le mur derrière moi. Je sens le robinet me frapper le dos avec une telle violence que j'en hurle de douleur. Ce robinet à la con s'ouvre et l'eau nous tombe dessus depuis la pomme de douche au-dessus de nos têtes. Ah putain c'est froid sa mère la pute !
- C'est moi que tu traites de débile ?
J'attrape son poignet en essayant de retirer sa main de ma gorge, et d'un autre côté je suis forcé de rester sous le jet d'eau glacée qui m'empêche de garder les yeux pleinement ouverts.
- Qui est-ce qui est le plus débile de nous deux, Elena ? C'est pas moi qui me fait sauter par un putain d'acteur porno de merde qui n'en a rien à foutre de ma gueule !
Son cri résonne dans la cabine, et sa poigne autour de ma gorge se resserre. J'arrive plus à respirer, et le peu d'air qui entre dans mes poumons est pollué par l'eau qui me tombe dessus. Je ne vois quasiment rien, mes yeux me brûles, mes poumons manquent d'air et la panique a pris possession de mon corps tout entier. Je vais crever putain.
J'enfonce mes ongles dans sa peau comme dans un dernier élan de survie, mais ça ne provoque rien chez lui. C'est à peine si je peux distinguer son visage, tout ce que je sens c'est sa main sur ma gorge et sa respiration saccadée. J'ai presque l'impression de faire un cauchemar.
- Tu crois sérieusement qu'il en a quelque chose à foutre de toi ? Qu'il t'aime ? Putain mais personne ne t'aime plus que moi, Elena ! Personne, tu m'entends ?!
Sa seconde main s'agrippe derrière ma tête, accroche mes cheveux avec hargne pour me sortir du jet d'eau dont je suis prisonnière depuis ce qui semble être une éternité. Sa poigne autour de ma gorge s'est légèrement desserrée, suffisamment pour laisser l'oxygène irriguer à nouveau mon cerveau.
Libérée de l'eau qui m'empêchait de voir devant moi, mon regard croise enfin le sien. Mon Dieu... il va me tuer putain. Je vous dis qu'il va me tuer !
- Je te laisserais pas partir ! Je le laisserais pas t'emmener loin de moi !
Je sens la pression au creux de ma poitrine me faire complètement vriller. Je me mets à pleurer sans aucun contrôle, comme-ci tous mes nerfs lâchés en même temps pour m'emporter dans un torrent de larmes.
- Me tue pas, je t'en prie... je veux pas mourir, je t'en supplie... je veux pas mourir...
Il fronce légèrement les sourcils, si brièvement que si je n'avais pas vécu avec lui aussi longtemps je ne l'aurais jamais remarqué. Sa main accrochée dans mes cheveux me force à approcher mon visage du sien, et il colle presque son front au mien pour me garder prisonnière de ses yeux.
- Parce que tu crois que je vais te tuer ? Mais je vais faire pire que ça, t'imagines même pas.
Ses doigts se resserrent autour de ma gorge, et je ne sais pas pourquoi mes larmes ont cessés. Comme pour me laisser pleinement entendre ce qu'il va dire. Il colle réellement son front au mien et arrête sa bouche à deux centimètres de la mienne. Le rythme saccadé de son souffle tombe sur mes lèvres et perturbe mon propre rythme cardiaque.
- Je vais te briser, Elena. Je veux qu'il sache qu'il n'est pas à la hauteur. Que tu m'appartiens. Tu ne le laisseras plus jamais poser les mains sur toi après ce que je vais te faire. Mais il ne saura jamais pourquoi, et ça va le briser lui aussi. Il va te laisser tomber et tu finiras toute seule comme une pauvre fille que personne ne veut. Jusqu'à ce que tu sautes d'un pont ou que t'appuie sur la détente du flingue de ton taré de père. Le canon dans ta jolie bouche.
Mes larmes reviennent et mes lèvres tremblent à la limite des siennes.
- C'est pas moi qui vais te tuer, Elena. Tu vas t'en charger toute seule.
Il ne me laisse pas le temps de comprendre et me relâche brusquement, me poussant sous le jet d'eau. Je ferme à nouveau les yeux, aveuglé par l'eau glacée qui me tombe dessus, et la seconde d'après, lorsque je parviens à me caler dans un coin de la douche pour échapper au jet d'eau, je peux enfin rouvrir les yeux. Il n'a pas bougé de la cabine, mais il est torse nu à présent. Pourquoi est-ce qu'il a retiré ses vêtements ? Il est en train de détacher son pantalon et c'est lorsqu'il tombe à ses chevilles que je comprends enfin.
- Non, non, non...
Il relève la tête vers moi en jetant ses vêtements trempés en dehors de la cabine de douche. Son corps n'a plus rien d'attirant. Il me terrifie.
- Non, fait pas ça... s'te plaît, fait pas ça...
L'espace qui nous sépare est tellement restreint qu'il n'a qu'à tendre une main pour m'attraper le bras.
- Non, arrête putain !
Je hurle aussi fort que je peux en laissant mon corps tomber au sol dans le coin de la douche, l'obligeant à supporter tout mon poids. Mais sa main reste accrochée à mon poignet, et ça ne l'empêche pas de me tirer en dehors de la douche comme un vulgaire sac de sable. Je sens mes jambes cogner contre la marche de la douche à mesure que je me débats, puis mon dos heurte cette même marche lorsqu'il attrape l'une de mes chevilles pour m'arracher à la cabine.
- Non ! Lâche moi !
Mon hurlement résonne dans la salle de bain est instaure un climat d'hystérie. Benjamin relâche ma jambe au milieu de la salle de bain pour s'accroupir à mon niveau et empoigner à nouveau ma gorge de sa main libre. J'attrape son poignet d'une main et il finit par relâcher ma seconde main avec laquelle je m'empresse de le frapper au visage.
- Lâche moi ! Au secours ! Aidez-moi ! Aidez-moi putain !
- Il n'y a personne pour t'aider, Elena ! Ce connard ne sera jamais un héros ! C'est du cinéma tout ça putain !!

Unexpected [FR/EN]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant