A l'extérieur le vent venait de se lever, comme témoin de l'ambiance, légèrement venteuse, de l'intérieur du bunker. Les arbres laissaient échapper quelques feuilles, les faisant voler autour de la structure grise et neutre du bâtiment.
A l'intérieur, Sam installé à la bibliothèque, attendait encore une fois, que Dean répare sa boulette et celle-ci, soi dit en passant, n'étant pas petit, le cadet se demandait s'il arriverait à se faire pardonner.
Debout face au mur à côté de la porte en bois de la chambre de l'ange, le front contre la surface froide et beige du mur, Dean ne rêvait que d'une chose, se frapper la tête pour se remettre les idées en place.
Mais merde, qu'est-ce qui avait encore déraper ?
Sa respiration saccadée et totalement anarchique témoignait de l'affolement de son cœur. Il se retourna, le dos appuyer contre le mur se laissa glisser sur le sol, le regard tourné vers le plafonnier qui avait des soucis de tension, tout en réfléchissant à un moyen pour que l'ange ouvre la porte.
A l'intérieur de la chambre, Castiel était installé en tailleur sur le lit, la tête entre les mains. Il ignorait comment Dean avait pu faire ce genre de commentaire, il n'en revenait pas. Comment cette phrase, après tant d'année, avait-elle pu sortir de la bouche de son protégé ?
Ce fut un quart d'heure plus tard, que les coups répéter donnés à la porte, le sortir de ses pensées, le faisant lever la tête vers celle-ci, en fronçant les sourcils.
- Castiel je t'en prit ouvre moi !
- Pour que tu me répète ce que tu viens de me dire ?
- Cass je t'en prit !!
- Non !!
Le ton froid et catégorique, qu'avait employer l'ange, le fit se figer derrière la porte et lui serra le cœur. Il se mordit la lèvre en se traitant de tous les nom, il était vraiment aller trop loin cette fois ! Les yeux fermer, le point encore contre la porte il laissa sa tête retomber contre la planche de bois brute.
- Cass je suis désolé, je ne le pensais pas !
Dean nu pas le temps de se retenir, que la porte s'ouvrit d'un coup le faisant basculer en avant. Le blond se retint de justesse, avant de s'étaler de tout son long contre le sol, relevant la tête pour croiser le regard froid et triste de l'ange. Son cœur rata un battement lorsque le brun se rapprocha de lui, tellement prêt que leurs lèvres étaient à la limite de se toucher.
- Tu ne le pensais pas ? Reprit Castiel, d'un ton froid. Tu as dis, en me regardant dans les yeux, que j'étais un ange inutile et que j'étais un poids pour toi, tu sais quoi Dean ? Ton poids va disparaître et tu sera tranquille !
Dean se retrouva con en comprenant que l'ange avait décider de partir et de ne jamais revenir et c'est instinctivement qu'il plaça une de ses mains sur la hanche du brun en le serrant contre lui. L'ange le regarda sans comprendre, le regard laissant peu à peu disparaître la froideur et lorsque Dean rapprocha son visage, il recula le sien.
- Tu as déformer mes paroles mon ange, je n'ai pas dis que tu étais inutile, j'ai dis que c'était inutile que tu te fasse tuer, j'ai encore besoin de toi et je n'ai pas dis que tu étais un poids, mais que c'était un poids pour moi que de savoir que je risquait de te perdre à chaque chasse !
- Tu ment et tu déforme la vérité à ton avantage pour que je te pardonne !
- Et est-ce que ça marche ? Demanda Dean en frôlant, de ses lèvres, celles de Castiel.
Le cœur de l'ange accéléra sans qu'il ne puisse le contrôler et presque involontairement, une de ses mains glissa dans les cheveux de son protégé. Il laissa échapper un soupire d'aise, lorsque Dean fit de même avec ses cheveux, caressant sensuellement sa nuque en frôlant, toujours de ses lèvres, celle du brun. Il y avait dans leurs gestes quelque chose de nouveau, comme une nouvelle promesse, un future sans secrets et sans mal-entendus.
Dean embrassa le brun, tout en le poussant dans la chambre, fermant la porte de son pied, puis il poussa l'ange sur le lit avant de se placer au dessus de lui. Il cessa pendant quelques secondes de l'embrasser pour le regarder, ou plutôt l'admirer, caressant légèrement sa joue du bout des doigts, avant d'emprisonner de nouveau ses lèvres sur celles du brun, l'embarquant dans un nouveau monde de promesses et de tentations.
