Leurs pas foulèrent l'entrée du centre psychiatrique. Dean détestait cette ambiance, le claquement des portes battantes, lui donnait de frissons et l'odeur acre de désinfectant lui donnait envie de vomir. C'était un des désavantages de ce métier, ils étaient souvent confrontés au milieu médical, dans tous les sens du terme. Que ce soit, l'hôpital en lui-même ou les morgues, quoi qu'il en soit Dean détestait ça. Heureusement Sam était avec lui et la présence de son petit frère le rassurait un peu.
Cela faisait trois semaines qu'ils étaient sur une affaire et toutes leurs pistes les avaient menées dans ce centre. Il était quatre heures de l'après-midi et certains patients se baladaient dans les couloirs. Si certains paraissaient dans leurs monde, face aux murs, se parlent ou parlent au vent. D'autres se faisaient un plaisir de rendre le personnel soignant chèvre, en se baladant, pour certains, nu, ou avec un urinoir sur la tête, autant dire que s'ils n'étaient pas dégoutés d'être là, la scène auraient pu faire rire Dean, dans tous les cas elle faisait rire le patient.
Ils avancèrent d'un pas lent jusqu'au comptoir de l'accueil. Comptoir derrière lequel se trouvait une femme de la cinquantaine d'année. Sam lui demanda alors où ils pourraient trouver le patient qu'ils étaient venus voir. La femme les regarda tour à tour avant de se lever et de leur demander de la suivre, ce qu'ils firent. Ils traversèrent plusieurs couloirs et montèrent quelques escaliers, avant d'arriver dans un couloir pratiquement désert. Au total huit portes se côtoyaient sur ce palier. La femme les fit passer devant trois d'entre elles, sur le côté gauche avant de s'arrêter devant l'une d'elle.
Elle attrapa le trousseau de clé à sa ceinture et en enfonça une dans la serrure. Ils regardèrent tous les trois le bâtant s'ouvrir devant eux, laissant apparaitre une pièce aux mur blanc immaculer et à la décoration minimaliste. Pièce dans laquelle les habits bleus d'un homme donnaient une note de couleur. De dos assis en tailleur sur le sol, face à la grande fenêtre, le visage lever vers le ciel. Les frères se tournèrent vers la femme, qui leur expliqua qu'il était toujours assis là et qu'il ne bougeait pas de la journée. Après quelques secondes elle les laissa là pour redescendre à l'accueil.
Dean s'avança dans la pièce d'un pas mesurer, suivit de peu par Sam. Le cadet se posa sur une chaise en retrait alors que l'ainé s'approcha de l'homme. Il se plaça devant lui, cachant son regard du ciel bleu extérieur. Ne voyant aucune réaction de son interlocuteur Dean s'abaissa devant lui en l'observant. Il devait avoir la trentaine, les cheveux bruns en bataille lui donnait un air plus jeune et ses yeux bleu océan reflétaient le ciel. Sa peau hâlée donnait l'impression qu'il avait passer ses journées au bord de l'océan, au soleil et sa musculature montrait qu'il s'entretenait un minimum. Dean se mit en tailleur, les yeux toujours encrés sur le visage de la personne en face de lui. Il le connaissait, depuis longtemps, mais les choses avaient changé. Il avait changé, dans son regard la témérité avait laissé place à une profonde lassitude et son visage normalement si impassible reflétait la douleur que lui imposait les voix dans sa tête.
Si les pistes les avaient menées jusqu'à lui, ce n'était pas pour rien. Il les avait provoquées, mais dans quel but, c'était ce que Dean et Sam cherchaient à savoir. Sam toujours en retrait, était assis le buste en avant les coudes sur les genoux, attendant patiemment que le brun ne se décide à faire un pas. Ce qu'il fit deux minutes après en plantant son regard dans celui de Dean. Il inspirât tentant surement de remettre ses idées en place avant de parler, mais Dean prit les devants.
- Castiel ? Qu'est-ce que tu as vu ?
L'ange le regarda, détaillant chaque détail de son visage. Observant chaque traits, chaque ride, chaque imperfection, avant de déglutir et de prononcer d'une voix calme et dénuée de tout sentiments.
- Votre mort.
Deanse réveilla en sursaut dans son lit, trempée de sueur, le cœur battant lachamade. Il se passa les mains sur le visage avant d'entendre un gémissement à ses côtés. En tournant la tête il découvrit Castiel, les sourcils froncés. Dean se calma en s'apercevant que tout ceci n'était rien d'autre qu'un cauchemar etque son ange ne se trouvait pas dans un asile psychiatrique. Il se rallongea en douceur et passa un bras sous le torse du brun qui ne tarda pas à venir posersa tête sur le torse du chasseur. C'est sous les caresses rassurante de l'ange que Dean se rendormi, dix minutes plus tard.
