Au rythme du cœur VI

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Une nouvelle semaine vient de s'écouler et, depuis mon malaise dans la chambre de Dean, beaucoup de choses se sont passées. Il y à trois jours, mon médecin est venu me voir pour m'apprendre que mon opération du foie se ferait prochainement. Sur le coup, je n'ai pas vraiment réaliser et à vrai dire, je ne réalise toujours pas ce que tout cela veut dire. Ce matin, j'avais rendez-vous avec ce même médecin, celui qui me suit depuis le début, pas pour mon opération mais pour ma chimio. Au moment où j'ai vu sa tête, j'ai pensé que tout était perdu et que même avec mon opération, je ne survivrais pas. Tous les scénarios sont passés dans ma tête et j'ai commencé à paniquer, jusqu'à ce que je l'entende. Trois mots, qui ont rendu à l'état primitif de poussière dans le désert, tous mes scénarios. Ce « c'est bon » m'a fait bugger de longues minutes, comprenez moi, un « c'est bon » peut être tout et n'importe quoi. Du repas de midi, qui au passage était immangeable, au résultats sportif. Puis doucement, j'ai vu son sourire apparaître et je me suis détendu d'un coup, en le voyant glisser le résultat de mes dernières analyses. En observant le papier rempli de chiffres et de pourcentages, je n'ai rien compris, mais j'ai souris. Le « c'est bon » correspondait en fait au fait que mon cancers était en train de disparaître petit à petit et qu'une fois l'opération passée j'étais bon pour quitter cet hôpital.

En sortant du bureau, j'ai retrouvé Sam et Garth, dont l'état physique semblait s'améliorer doucement depuis la dernière fois. Honnêtement, je les ai fais un peu attendre avant de leur apprendre la nouvelle, je voulais jouer sur le côté dramatique, mais en les voyants sourire et même pleurer, j'ai compris que je n'avais pas juste trouver deux amis d'hôpital. Pour ma part, je n'ai commencer à pleurer, que lorsque je me suis retrouver devant son lit. Emmitoufler dans l'un de mes pulls, jouant avec les manches en laines, je n'ose pas poser les yeux sur lui, de peur que mes larmes redoublent. Le rythme de l'EGC me rassure un peu, alors que je cherche mes mots. Cela doit faire bien dix minutes que je suis là et je sais que si quelqu'un me trouve ici, je risque de ne plus sortir de ma chambre, mais je me devais de le voir. Lentement, comme un enfant ayant peur de croiser le regard noir de colère de son père, je lève les yeux vers lui et immédiatement mon cœur se serre. Mon cancer en voie de disparition et mon opération ne signifient pas seulement mon départ de l'hôpital, mais également mes derniers instants avec lui et j'ai mal. D'une main tremblante, j'attrape la sienne et je la serre, savourant le contacte tiède de sa peau contre la mienne.

- Hey Dean. Je lance d'une voix noyée par les larmes, je ne sais pas trop ce qui va se passer, mais je voulais te voir une dernière fois avant de partir...

L'EGC rate un battement et je souris.

- Mon opération est programmée pour demain matin et je t'avoue que j'ai peur...peur de ne pas me réveiller, bien sur je sais que les chirurgiens sont compétant, mais je m'inquiète quand même...

Nouveau battement loupé et je lâche un rire discret.

- Oui, tu as sûrement raison, tout se passera bien...il y à autre chose, le doc m'a apprit que mon cancers était en train de disparaître doucement, ce qui veut dire que la chimio fonctionne et que d'ici quelques jours semaines, je ne serais plus ici.

Je ne dis plus rien, attendant un signe, qui ne vint jamais et je perds espoir de le voir ouvrir les yeux. Je souffle en baissant la tête, avant de la relever d'un coup en entendant la porte de la chambre s'ouvrir d'un coup. Mes yeux s'écarquillent en croisant le regard vers mousse de la mère de Dean, qui fait passer son regard de son fils à moi, avant de s'arrêter sur nos mains toujours enlacées. Son mari apparaît deux secondes après derrière elle et en le voyant froncer les sourcils, je comprends que je ne devrait pas être là. D'un geste rapide, je tente de retirer ma main de celle du mon ancien colocataire, mais je reste figer en me sentant piéger. Avec une lenteur démesurée, mes yeux descendent sur ma main et celle de Dean, avant de remonter vers son visage. Ses traits paisibles ne laissent rien paraître, pourtant, je suis sûre de ce que j'ai senti et c'est en déglutissant que je fronce les sourcils.

- Dean ?

Ma voix enrouée, ne fait qu'accentuer le malaise dans la pièce et en voyant le regard noir que me lance le père du malade, je comprends que je suis de trop. Je tire ma main de son emprise chaude et me dirige tête baisser vers la sortie de la chambre, passant devant les parents sans dire un mot, avant de refermer la porte derrière moi. Ma progression dans le couloir, n'a pas durée longtemps, vite stoppée par la main douce et légère de la mère de Dean, qui venait de quitter la chambre pour me rattraper.

- Castiel ? Me demanda-t-elle en me regardant tendrement.

Je n'ai fais que hocher la tête.

- Je suis Mary, excuse la froideur de mon mari, il à encore du mal à se faire à l'idée que son fils ne se réveillera s'en doute jamais, mais sache que tu es libre de venir le voir, quand tu veux !

En l'entendant parler mon cœur à fondu, pas parce qu'elle me donnait l'autorisation de venir voir son fils, je serais venu de toute façon, mais parce qu'elle ne me regardait pas comme un malade. Je l'ai remercier, avant de m'excuser et de retourner à ma chambre. Je n'ai pas chercher à savoir ce qui lui était arriver, je ne veux pas le savoir en fait, je ne souhaite qu'une chose le voir éveiller, même si je ne le connais pas. Plus tard dans la soirée, alors que je lisais un énième livre apporté par ma mère, la porte de ma chambre s'est ouverte comme une tornade, mais je n'ai pas lever la tête.

- Cass !

En levant la tête, non sans avoir terminer mon paragraphe avant, faut pas non plus déconner, j'ai croiser le regard émerveiller de Sam et j'ai froncer les sourcils.

- Il est réveiller !

OS DestielOù les histoires vivent. Découvrez maintenant