Chapitre 65

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Alice resta parler un moment avec Victor, avant de se décider à aller se coucher. Elle installa Louise à côté d'elle, à la place de Fred. La nuit fut compliqué, Alice eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, très inquiète par tout ce qui se passait. Louise sentant l'inquiétude de sa maman se réveilla de nombreuses fois. Quand au deux grands ils se retrouvèrent très vite dans le lit d'Alice où ils finirent leur nuit. Le lendemain Alice avait pris le temps d'aller voir Lucie et Juliette pour leur expliquer la situation. C'est toute les trois qu'elles décidèrent d'appeler Joséphine pour la tenir au courant. Alice demanda à être dessaisi de l'affaire ainsi que quelques jours pour pouvoir digérer la situation.

5 mois c'était écoulé, Alice avait trouvé un rythme avec les enfants, son travail et les allers retours à l'hôpital. C'était le début d'après midi, lorsqu'elle franchit la porte de la chambre de Fred.

- Bonjour Josephine, comment vous vous sentez ?
- On fait aller Alice.
- Oui je me doute, j'ai eu le médecin au téléphone hier il est plutôt confiant. Mais vous devriez venir à la maison passer quelques jours ça vous éviterez tout ces aller retour. Puis la présence de Louise vous ferez du bien.
- Elle a du tellement grandir.
- Oh oui, elle s'arrête pas, elle galope à quatre pattes à la maison, elle tient bien debout et commence à faire des petits pas le long des meubles. Elle joue assise maintenant. On n'a pas le temps de s'ennuyer avec elle.
- Et ce petit bout là. Dit elle en touchant le ventre d'Alice qui s'était bien arrondi.
- Ce petit bout va bien, j'avait rendez-vous ce matin.
- Vous n'y êtes pas aller toute seule quand même.
- Non mon père était là. J'espère que c'est son papa qui pourra m'accompagner dans la suite de tout ça.
- Je l'espère aussi. Je vais vous laisser à demain Alice.
- A Demain Joséphine, et j'insiste venez à la maison.
- Je ne veux pas vous déranger.
- Vous ne me dérangez pas au contraire j'ai besoin de vie autour de moi et de ne pas m'enfermer dans une routine.
- Je vais y réfléchir.

Joséphine déposa un baiser sur la joue de son fils avant de quitter la chambre, laissant Alice seule avec lui. Elle s'installa dans le lit à côté de lui comme à son habitude. Elle avait besoin de sentir son corps à côté d'elle.

- Je suis désolé j'ai pas pu venir plus tôt aujourd'hui, je suis rentré à midi donner son repas à Louise. Elle m'en a mis partout, j'ai du prendre une douche. Je sais plus si je te l'ai dit hier, mais j'ai résolu l'affaire du coup je vais avoir quelques jours plus tranquille, je vais pouvoir venir plus souvent. Paul m'a encore demandé si tu rentrais bientôt. Tu lui manques. Je dois aller voir la maîtresse déjà ce soir, apparemment ça se passe pas très bien. Puis moi j'ai hâte que tu vois la jolie nouvelle. Il est en pleine forme ton fils. Toi qui disait être capable de faire que des filles, tu te trompais. J'ai eu mon écho ce matin, je commence à le sentir. Mais c'est la course sans toi. Faut que tu reviennes à la maison. Tu verrais Louise elle a tellement grandit. Elle a m'a fait une nouvelle dent. Sans elle je ne suis pas sûr que j'aurais pu tenir. Je t'aime mon amour et tu me manques tellement !
- Oh Madame Marquand, excusez moi je ne voulais pas vous déranger, je viens juste vérifier ses constantes.
- Aller y Lucie! Il n'y pas de soucis. Dit elle en se levant.
- Mais dites moi c'est ce que ça commence à bien se voir tout ça.
- Oui, j'aurais aimé qu'il puisse le voir aussi.
- Monsieur Marquand, vous en ratez des jolies choses ici, faudra penser à se réveiller. Dit elle.
- J'adore quand vous faites ça, mais il n'a pas l'air bien décidé. Le médecin est dans le coin ?
- Oui je vais lui dire de venir voir si vous voulez ?
- Oui je veux bien s'il vous plaît.

L'infirmière après quelques vérifications sortie de la chambre. Très vite c'est le médecin qui entra.

- Bonjour Madame Marquand comment allez vous ?
- Ça va merci.
- Comme je vous l'ai dit hier son état est plutôt rassurant, ces constantes sont très bonne.
- Ce qui veut dire ?
- Qu'il y a de grande chance qu'il se réveille dans les prochains jours.
- Si seulement.
- Gardez espoir madame Marquand. Et si vous voulez venir avec vos enfants ce week-end, n'hésitez pas à venir, demain matin par exemple. Ça pourrait lui faire du bien.
- Mon fils me demandait justement hier soir si il allait bientôt pouvoir voir son papa même si c'était pour le voir faire dodo, c'était pas grave.
- A demain alors madame Marquand et prenez soin de vous.
- Merci. Avant que vous partiez, j'ai une dernière question.
- Je vous écoute.
- Admettons qu'il se réveille dans les prochains jours est ce que vous accepteriez de faire une échographie pour qu'il entende et voit son fils ? La prochaine n'étant pas prévu tout de suite.
- Ça serait avec plaisir madame Marquand. On pourrait même continuer votre suivi de grossesse ici pour qu'il puisse assister a chaque rendez vous le temps de sa rééducation,
- Ça serait vraiment important pour Moi.
- On organisera tout ça des son réveil.
- Merci.

Alice resta encore un moment avec Fred avant d'aller chercher son fils à l'école. Il fut tout heureux de voir sa maman à la sortie de l'école depuis que son Pipou était à l'hôpital ce n'était pas arrivé.

- C'est trop bien maman que tu sois venu.
- on a rendez vous avec ta maîtresse. Tu crois qu'elle va dire quoi ?
- que je travaille bien mais que je n'écoute pas trop.
- Pourquoi t'écoutes pas trop mon petit cœur ?
- Parce que j'arrive pas écouter, y a toujours un moment je pense à Pipou et du coup j'arrête d'écouter et quand elle voit que j'écoute plus elle me gronde.
- Mon amour, il va revenir bientôt à la maison Pipou c'est obligé.
- J'espère maman il me manque trop.
- Ah moi aussi il me manque mon bébé.

Alice prit un temps pour serrer son fils dans ses bras avant de rentrer dans l'école pour rencontrer la maîtresse.

- Bonsoir Madame Marquand !
- Bonsoir !
- J'ai demandé à vous voir parce que je m'inquiète un petit peu pour Paul, il est souvent ailleurs en ce moment.
- Oui c'est ce qu'il m'a expliqué, qu'il avait du mal à rester concentrer à l'école en ce moment.
- Vous savez à quoi ça pourrait être du ?
- Je vous ai écrit une lettre à la rentrée, Paul ne vous l'a pas donné ?
- Euuh non. Du moins j'en ai pas souvenir.
- Bah mon bonhomme ?
- Je voulais pas en parler à l'école, maman. Je voulais pas les copains le sachent. Pour pouvoir continuer à rire et jouer normalement ici comme ci de rien été.
- Je comprend mon cœur mais la maîtresse elle pouvait le savoir sans que tout le monde le sache. Si elle avait su elle aurait plus fait attention à toi et si tu étais triste ou pas.
- Oui mais après elle te l'aurait dit et tu te saurais inquiété.
- tu peux lui expliquer à la maîtresse ce que tu m'as dit avant qu'on rentre dans la classe ?
- Oui.
- Je t'écoute Paul qu'est ce qu'il t'arrive ?
- C'est mon Pipou il a eu un accident au travail et depuis il fait un long dodo mais il me manque. Je veux qu'il rentre à la maison. Mais pour ça faut qu'il se réveille.
- Tu sais que si j'avais su ça Paul, je t'aurais moins grondé quand tu n'es pas concentré. Si ta maman elle avait écrit un mot c'est que pour elle c'était important que je le sache.
- Oui... Je suis désolé. Dit le petit garçon en baissant la tête.
- Je suis désolé madame Marquand si j'avais su...
- Ne soyez pas désolé maintenant vous le savez.
- Ça fait combien de temps ?
- Ça fait 5 mois.
- D'accord. Du coup je ferai attention différemment à Paul et promis bonhomme je ne dirai rien à tes copains, ça restera entre nous d'accord ?
- Oui.
- Bon je vous retiens pas plus longtemps, bon week-end à vous !
- Merci bon week-end à vous aussi.

Alice et Paul rentrèrent retrouver Louise à la maison. Ils jouèrent tout les trois dans le salon. Une fois Ada rentrée, Alice leur demanda de s'installer à côté d'elle.

- Demain si vous voulez on peut aller voir papa.
- Oui moi je veux.
- Faudra se coucher tôt ce soir pour pouvoir se réveiller.
- Louise elle va pouvoir venir aussi ?
- Oui, mais elle pourra pas rester c'est pour ça que papy va venir aussi. Ada tu ne dis rien ?
- Non.
- Si tu ne veux pas venir tu n'es pas obligé.
- Je veux pas le voir comme ça.
- C'est ton droit ma Cherie tu sais très bien que je ne t'ai jamais imposé d'y aller même si je sais que ça lui ferai du bien à ton papa de savoir que t'es là à ces côtés.
- Je sais pas je vais réfléchir.
- Tu as jusqu'à demain matin 9heure pour te décider.
- Si c'est la dernière fois que je le vois ? Je veux pas que ça soit la dernière image que j'aurais de lui.
- Ada ma puce je te promet qu'il va revenir. Les médecins sont très optimistes sur un réveil dans les prochains jours.
- J'espère.

La soirée se continua tranquillement, Alice joua un peu avec Louise.

- Tu fais rouler le ballon vers maman ma Puce.
- Mama. Fit la petite en jetant la balle vers sa mère.
- Une dernière fois et après on va au dodo mademoiselle.

Louise recommença tout en riant. Puis elle avança vers Alice pour lui faire un câlin. Jacques aida Alice à se lever et à attraper Louise pour la mettre au lit.

Et maintenant ?Où les histoires vivent. Découvrez maintenant