Chapitre 89

882 36 4
                                        

Ada monta dans sa chambre pour bosser ses cours. Peu de temps après Fred rentra avec Paul et la nounou avec Louise. Alice passa un moment pour faire le point avec tout le monde sur leur journée avant de retrouver les bras de son mari.

- Pas trop compliqué de faire une séance de kine et d'aller chercher Paul après ?
- Non ça a été. J'ai plus besoin de mes béquilles. Maintenant j'ai juste une canne.
- Comme quand tu t'étais pris une balle dans la jambe ?
- Oui.
- Sinon parlons de choses sérieuses... Demain Paul va témoigner pour le procès en appel.
- T'as peur ?
- Un peu.
- Je suis sur qu'il sera génial comme d'habitude. Il a un phrasé très fort ce petit bonhomme qui n'est plus si petit.
- C'est vrai. Mais j'ai peur des questions qu'on lui posera.
- Tu n'as rien à te reprocher Alice, Paul connaît Matthieu son histoire, il sait que c'est lui son père biologique. Il c'est d'où il vient.
- Tu as raison.
- On verra bien, ne t'en fais pas.

Alice se blottit un petit peu plus dans les bras de son mari. Ils savouraient les petits coups de leur fils dans le ventre d'Alice. Tout en gardant un œil sur Louise qui jouait à côté d'eux.

- Maman ! Maman !
- Oui mon chéri ?
- Est ce que je peux te réciter ma poésie.
- Bien sur donne moi ton cahier on t'écoute.

Paul récita sa poésie tout fière de la connaître par cœur. Il y mit tout son cœur pour rendre fier ses parents.

- C'est parfait ca mon Paulo, t'as même pas fait de fautes.
- En plus t'as mis le ton, bravo mon chéri.
- Vous pensez que la maîtresse va me mettre une bonne note ?
- Si tu fais tout pareil, c'est obligé.
- J'espère elle va m'interroger demain j'ai peur d'oublier avant jeudi.
- Mon petit cœur tu te souviens que demain tu ne vas pas à l'école ?
- Encore ? Mais pourquoi ? Moi j'en ai marre de rater l'école.
- Demain mon Paulo c'est le jour où on va savoir si je reste ton papa ou pas.
- Pourquoi je dois rater l'école c'est pas normal.
- C'est comme ça mais je te promet on révisera la poésie tout les deux D'accord ?
- D'accord Pipou. Comment ça va se passer demain ?
- On va te poser des questions et faudra que tu y répondes.
- Quoi comme question ?
- Par exemple si Pipou il est gentil avec toi. Si t'as des souvenirs avec papa Matthieu.
- D'accord.

La soirée continua calmement, Alice et Fred la passèrent à répondre à toute les questions du petit garçon. Le lendemain matin, Alice se réveilla très tôt elle n'arrivait pas à dormir. Elle en profita pour tout préparer pour la journée de Louise avec la nounou. Elle prépara aussi les petits déjeuner de tout le monde. Elle eu le temps de prendre le sien tranquillement avec Ada avant qu'Amaury appelle pour dire qu'il était en bas.

- Dis donc tout les deux ? Fit Alice pour taquiner sa fille.
- y à rien maman, je te jure. On est juste ami. Je ne suis pas prête pour revivre quoi que se soit avec un garçon.
- En tout cas je suis contente qu'il vielle sur toi, c'est une bonne personne et je sais qu'il te tirera toujours vers le haut.
- Merci maman à ce soir et j'espère que ça se passera bien pour Paul.
- J'espère aussi ma chérie. Passe une bonne journée.

Alice fit un câlin à sa fille avant de la laisser s'échapper. Elle eu à peine le temps de fermer la porte que deux bras l'encercla.

- Bonjour Vous !
- C'était pas terrible le réveil sans Toi.
- Je recommence Bonjour mon amour !
- Bonjour Ma chérie !

Elle sourit en se retournant pour l'embrasser.

- Pipou J'ai faim ! Les sortirent de leur bulle Paul.
- Je vous laisse aller prendre votre petit dej mes amours moi je vais à la douche.

Elle embrassa une dernière fois Fred et elle déposa un baiser sur la front de son fils avant de s'échapper dans la salle de bain. C'est avec une robe qu'elle réapparue dans le salon, Paul était habillée. Louise quant à elle, elle était allongée dans le canapé à boire son biberon. Fred profita que la place soit libre pour aller prendre sa douche à son tour. Alice profita un petit peu de sa fille avant que la nounou arrive. Une fois cette dernière arrive et Fred prêt ils partirent avec Paul jusqu'au tribunal. Alice était plutôt sereine jusqu'à ce que son fils soit appelé pour parler.

- Coucou Paul, on ne se connaît pas, moi je suis l'avocat de ton papa.
- Celui de papa Matthieu ?
- Oui C'est ça. C'est comme ça que ta maman l'appelle à la maison ?
- Oui quand on parle de lui c'est toujours Papa Matthieu qu'elle utilise et moi aussi.
- Elle te parle souvent de ton papa Matthieu ta maman ?
- Des que je lui pose des questions elle répond toujours.
- Et Elle te dit quoi ?
- Qu'elle l'a aimé beaucoup que c'est pour ça que je suis là mais que maintenant elle aime Pipou. Mais que ça n'empêche pas que j'ai le droit de l'aimer quand même. Elle a dit qu'il avait fait de grosses bêtises mais qu'il m'aimait quand même. Que c'était obligé pour un papa d'aimer très fort son enfant.
- Et toi tu l'aimes ton papa Matthieu ?
- Je le connais pas trop donc je peux pas savoir.
- Ta maman t'empêchait de le voir ?
- Non jamais. C'est lui qui était pas là. Maman elle m'a toujours donné les cartes qu'il m'écrivait mais ça faisait longtemps qu'il en envoyait plus.
- Bien C'est tout ce que j'avais à te demander. Merci pour tes réponses.
- Maintenant c'est moi qui vais t'en poser, t'es d'accord ?
- Toi t'es l'avocat de ma maman et de mon Pipou c'est ça ?
- Oui c'est ça.
- Alors oui je veux bien répondre à tes questions.
- Bien. Alors est ce que tu peux me dire ce qu'à fait Pipou pour toi ? c'est comme ça que tu l'appelles le mari de ta maman je me trompe ?
- Oui c'est je l'appelle mon Pipou. C'est comme ça qu'elle l'appelle Mimou.
- Et c'est qui mimou ?
- C'est la maman de Pipou. C'est moi qui est décidé de l'appeler Mimou. Et je suis sur que ma petite sœur elle l'appellera comme ça.
- Alors dis nous ce qu'il fait pour toi ton Pipou ?
- Pipou c'est lui qui m'a appris à faire du vélo, quand je fais des cauchemars c'est lui qui vient me réconforter souvent parce que maman avec le bébé elle est très fatiguée. Mais elle me réconforte aussi. Pipou il est là pour soigner mes bobos quand je tombe ou pour m'aider pour faire mes devoirs. Hier il m'a fait réciter ma poésie et il a dit ce soir et demain on la travaillerait ensemble pour être sûr que je l'oublie pas avant jeudi. Parce que je devais la réciter aujourd'hui normalement.
- C'est qui qui a demander à ce que ton Pipou t'adopte ?
- C'est moi je trouvais ça injuste que ça soit pas mon papa, alors que c'était le papa d'Ada, de Louise et maintenant du bébé qui va arriver. Ils portent tous le même nom, y a que moi qui en porte un autre.
- Et comment tu lui as demandé ?
- J'ai fait un cauchemar après que papa Matthieu soit venu à la maison. J'ai rêvé qu'il m'enlevait et que je pouvais plus jamais voir maman ou mon pipou. Maman elle est venu me réconforter et je lui ai dit que je voulais que Pipou ça soit mon papa. Elle m'a dit que c'était possible mais qu'il fallait demander à Pipou que c'était à lui de décider.
- Aujourd'hui comment tu prends le fait que ton papa Matthieu ne veuille pas que Pipou soit ton papa aux yeux de la loi ?
- Ça me rend triste. Papa Matthieu ça reste le monsieur grâce à qui je suis là, je veux savoir qui il est. Je suis d'accord de garder un lien avec lui mais je veux que mon Pipou ils puissent s'occuper de moi comme un papa. Si j'ai un accident et que maman est pas là je veux qu'il puisse signer les papiers à l'hôpital pour moi. Je veux être égal à mes sœurs sur ça.
- Merci bonhomme pour tes jolis mots. J'ai fini avec mes questions.
- Je peux retourner avec ma maman du coup ?
- Oui tu peux. Dit la juge.

Paul retourna auprès de sa maman tout émue. Elle avait les larmes aux yeux par les mots de son fils. Puis Paul fila sur les genoux de Fred sous l'œil de Matthieu. Ce dernier se leva.

- Je peux dire quelque chose ?
- Oui bien sûr. Fit la juge.
- Je viens de comprendre quelque chose. Cet appel est juste de l'égoïsme, de la jalousie. Je voulais pas que cet homme qui a eu la femme que j'aime, ait en plus mon fils. Mais mon fils comme Alice ont besoin de lui. C'est lui qui les rend heureux, leur donne une stabilité. Alors je renonce. Jamais Paul ne sera plus heureux qu'avec Fred et Alice. Je veux juste demander quelque chose à Alice.
- Je t'écoute.
- J'aimerai si Paul est d'accord qu'on s'écrive, que l'on garde un lien tout les deux parce que même si aux yeux de la loi il n'est plus mon fils. Il le restera toujours dans mon cœur.
- Moi je veux bien. Répondit Paul.

Le petit bonhomme alla faire un câlin à Matthieu avant de revenir vers ses parents. Il était heureux et avait l'impression d'avoir réconcilié tout le monde. Il demanda à aller manger une crêpe avant de rentrer ce qu'Alice et Fred acceptèrent sans sourciller. Ils profitèrent de ce moment au maximum.

- Peut être qu'on va enfin y avoir le droit au bonheur. Chuchota Fred à l'oreille d'Alice.
- Je touche du bois.

Et maintenant ?Où les histoires vivent. Découvrez maintenant