Chapitre 49

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Média: Fiona Liang 

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Jeudi 15 octobre

- Je vais passer mon tour cette fois-ci, ça ne me dit trop rien.

- Fiona, tu rigoles ou quoi? Bien sûr que tu vas venir avec nous ce soir. Il est hors de question que tu me laisses y aller seule.

- Tu ne seras pas toute seule, tu y vas avec Adrian.

- Tu sais ce que je voulais dire. S'il te plait.

- Sylver, des afterworks , il y en a en pagaille tout au long de l'année. Ce n'est pas bien grave si je passe mon tour une fois de temps en temps.

- Il y a quelque chose que tu ne me dis pas ?

- Tu n'écoutes donc pas les rumeurs et les bruits de couloir ?

- Pas vraiment non, qu'est ce qui t'arrive ma belle ?

- Rien, et il vaut mieux pour toi qu'on évite de traîner ensemble.

Sur ces mots, elle s'en va et me laisse en plan dans les couloirs du bâtiment des sciences. Mais qu'est ce qui lui prend?

Qu'est ce que c'est encore que ces conneries de rumeurs? Ça ne s'arrêtera donc jamais, je pensais que passer un certain âge, les gens finissaient par grandir et oublier ces puérilités.



Flashback

- Dépêche Juju, on va être en retard.

- Eh oh princesse, t'es pas toute légère non plus.

- Enfoiré. Tu passes la plupart de ton temps à la salle de sport, tu ne vas pas me faire croire que je suis plus lourde que les poids que tu t'entraines à soulever toutes les semaines.

- Non, mais tu es tellement susceptible, c'est un régal que de t'embêter ma princesse.

- Connard. Contente toi d'avancer, le cours de sport va commencer, ils sont déjà tous au stade à l'heure qu'il est.

- Si j'ai trop mal au dos pour jouer, ce sera de ta faute.

- Ah bah forcément.

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- Allez c'est ici que nos chemins se séparent, merci pour la ballade.

Julian me fait descendre de son dos, m'embrasse le front sous le regard de toutes les filles de mon cours de sport et s'empresse d'aller rejoindre les garçons de l'autre côté du stade puisque nous avons cours séparément.

J'entends mon prénom à plusieurs reprises dans la bouche des autres élèves mais je ne relève pas, j'ai déjà été exclue la semaine dernière pour avoir cogné une fille qui colportait des rumeurs sur moi, et la semaine précédente, j'en avais menacé deux autres pour la même raison, ce qui m'a valu de passer mon samedi en retenue.

Les rumeurs sur moi vont bon train, ça a toujours été le cas et bien que j'en rêve, j'ai énormément de mal à imaginer que les choses puissent changer.

J'ai longtemps espérer qu'un jour les rumeurs sur Erwann, Julian et moi cesseraient, que les élèves de ce lycée comme ceux du collège avant eux finiraient par avoir d'autres noms à la bouche que les nôtres mais j'ai fini par comprendre que ça n'arriverait pas.

J'ai fini par me faire à l'idée, en apparence tout du moins, au fond, les piques et les rumeurs blessent toujours autant, peu importe depuis combien de temps on les essuie.

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