Chapitre 21

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Brian encocha une flèche et tira sur le troupeau de zombies. L'un d'entre eux s'effondra puis, se fut le silence. Les créatures contemplaient leur compagnon mort avec de grands yeux vides, glaciaux, avant de relever la tête. La colère se lut dans leurs yeux. Les morts vivants hurlèrent avant de se précipiter sur nous. Brian attrapa mon poignet et se mit à courir. Mes pieds n'avaient pas le temps de toucher le sol, c'était comme si je volais à sa suite. Il tourna en direction de la salle d'entraînement et ferma la porte derrière nous. Je scrutais la pièce à la recherche d'une issue de secours mais, il n'y en avait pas. Je laissais échapper un petit gémissement plaintif.

- Nous sommes coincés...

- Oui, pour l'instant mais avec un peu de chance, les zombies lâcheront l'affaire et s'en iront.

Je lui jetais un regard consterné. Il croyait sérieusement que se serait aussi facile ? Comme pour confirmer mes pensées, le battant se mit à trembler sur ses gonds. Je restais plantée là, au beau milieu de la salle à ne pas savoir quoi faire.

- Tu as des armes ? me demanda Brian.

Je sortis ma trouvaille de tout à l'heure. J'avais en ma possession deux pistolets aux trois quarts vide et une dizaine de couteaux en tout genre.

- Bien, ça fera l'affaire. Alors écoute-moi, je vais te confier un secret que je t'expliquerais plus tard. Nous ne pouvons pas mourir.

Je le fixais interloquée avant de froncer les sourcils.

- Comment ça nous ne pouvons pas mourir ? Nous sommes des humains alors si, nous allons mourir. Où as-tu été chercher une idée pareille ? Es-tu fou toi aussi ?

- Je t'ai dis que je t'expliquerais plus tard ! s'énerva-t-il.

A ces mots, la porte céda et un flot de zombies s'engouffra dans la pièce. Je dégainais les deux pistolets, un dans chaque mains et visais nos ennemis. Brian, de son côté, encochait flèche sur flèche. Quelques mutants tombaient mais pas assez à mon goût. Mes armes furent bientôt complètement vides. Je les jetais au sol et m'emparais de couteaux. Ainsi armée, je me mêlais à la foule et poignardais les zombies sans discontinuer. Bientôt, Brian, à court de flèche, se jeta lui aussi dans la mêlée avec ardeur. La vision de nos deux corps repoussant la marée de monstres me rappela la nuit où Daphnée et moi avions combattus pour nous extraire vivantes du cimetière. Cette pensée raviva une flamme d'espoir en moi. J'étais ressortie vivante de notre affrontement ce soir là, pourquoi ne pourrait-il pas en être ainsi cette fois ? Peu à peu, nous nous rapprochions de la porte. Je sortis en courant, suivie de près par Brian.

- Aide-moi un peu ! me dit-il.

Il attrapa des bombonnes de gaz, celles dont les cuisiniers se servaient pour leurs fours, et les ouvrit. Ensuite, il se mit à courir en me poussant en avant. Arrivés aux escaliers, Brian se retourna une dernière fois et sortit une boîte d'allumettes de la poche de son pantalon. Il en craqua deux et les balança dans les airs. Tout s'enflamma soudain et une détonation horrible se produisit. Brian me tira en avant mais nous n'allions pas assez vite. Le souffle de l'explosion nous cueillit au passage et nous fûmes projetés dans les airs.


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