Sur la terrasse, le paquet de lettres dans les mains, je me tournai une dernière fois vers papa, Allissia ainsi que Séverilla. Ils s'approchèrent de moi afin de montrer leur soutien. Les filles se placèrent autour de moi et tinrent à elles deux le paquet. Je fis un signe de tête à papa qui se mit alors sur le côté, son appareil photo dans les mains, prêt à capturer le moment.
Je pris une grande inspiration, allumai le briquet, et l'approchaient des lettres. Le bas prit feu, et au même instant, le flash de la photo m'illumina les yeux. Ensuite, les filles laissèrent tomber le paquet sur les cailloux, avant de me prendre chacune une main. Je les serrai avec force, le regard fixé sur le petit feu.
Toutes les lettres que j'avais écrite, dans un but inconscient de me faire du mal, de ruiner ma confiance en moi, au point même de douter de l'opinion que mes proches avaient de moi... Tout ça était en train de brûler. Et pendant que mes maux se transformaient en cendres, j'étais accompagné de ceux qui étaient les plus chers à mes yeux, ceux qui m'avaient apporté du soutien et qui continuerai à m'en apporter, tout comme je leur en apporterai.
C'était pourquoi j'avais tenu à leur présence.
Pour marquer un changement dans ma vie, et laisser tout ceci s'envoler.
Pour dire adieu. A celle que j'étais autrefois. A la lettre que j'aurais pu écrire à cet instant si tout cela n'était pas arrivé.
Pour tourner la page vers un nouvel arc.
VOUS LISEZ
A la lettre
Ficción GeneralGwen s'écrit des lettres. Des lettres de haine. Des lettres pour la faire culpabiliser. Des lettres que personne ne doit découvrir. Sauf que c'est arrivé.
