Mélonie, qui n'appréciait pas tellement danser, et sans doute agacer de voir de plus jolis déhanchés que le sien, se leva avant de partir en direction du lagon. Clarke, étonné de la voir ainsi s'en aller, se leva à son tour et la rattrapa.
— Tu fais quoi ? lui demanda-t-il en lui attrapant le bras.
— Je ne peux pas rester ici. Ça sent trop la salope pour moi.
Mélonie semblait avoir craché ses mots. Elle se dégagea de la main de Clarke d'un geste brusque.
— Attends, de quoi ? s'exclama son fiancé en lui adressant un regard interrogateur.
Son front se plissa, ce qui appuya l'expression hagarde qu'arborait son visage. Il jeta un coup d'œil derrière lui : Anissa avait arrêté de danser. Elle avait entendu les mots acerbes de Mélonie, son regard nerveux plongé dans le sien en témoignait. Un picotement d'alerte parcourut l'échine de la jeune femme. Ses lèvres ne formaient plus qu'une ligne dure. Elle se tourna vers Jemma qui était figée.
— C'est de moi dont elle parle ?
— Je pense oui. C'est parce que t'as le nez trop près de la bouche ! lui cria Jemma qui commençait à s'énerver.
Mais Mélonie reprit sa route d'un pas vif vers le lagon comme si elle n'avait pas entendu.
— Ça ne sert à rien Jemma. Elle n'en vaut vraiment pas la peine.
— Non, Anissa. Tu es trop gentille. Elle t'a manqué de respect toute la soirée. Va la noyer !
— Elle se ridiculise. Elle n'attend que ça, que je lui réponde. Ça ne l'arrêterait pas pour autant, c'est tout ce qu'elle cherche pour me relancer. J'ai déjà eu affaire à ce genre de fille.
— Anissa a raison, approuva Tom qui avait vu la scène. Ça se voit qu'elle a quelque chose contre toi. Et a tort, en plus. Tu ne lui parles même pas à Clarke.
La jeune femme déglutit. À tort, pas vraiment. Enfin, pour le peu de chose que Mélonie savait, si, elle était bien jalouse à tort et rien ne justifiait son comportement irrespectueux. Mais, Anissa ne pouvait se permettre de répondre à ses attaques car elle ne s'en trouvait pas légitime.
— Mais qui l'a invitée ? demanda Aymen en riant. Ah merde, je crois bien que c'est moi.
— Enfin, la fête continue. C'est une de mes dernières soirées, j'ai envie d'en profiter, conclut Anissa. On trinque ?
— À la jalousie ! s'exclama Jemma.
— À la jalousie ! reprit en cœur le groupe.
Clarke, lui, avait rejoint Mélonie jusqu'au au bord de l'eau où l'autre partie du groupe se baignait. Quand-il essaya de s'approcher d'elle pour comprendre le problème, la jeune femme posa sur lui un regard glacial et l'envoya paitre de manière véhémente. Clarke détestait ce trait de caractère chez sa fiancée. Mieux valait la laisser seule lorsqu'elle était dans cet état. Alors qu'il tournait les talons, Romuald qui avait vu la scène l'interpella.
— Ça ne va pas Clarke ? lui demanda-t-il en sortant de l'eau.
— Mélonie...
Il tentait visiblement de contrôler ses émotions, sans grande réussite. Sa voix étranglée et son agitation fébrile le trahissaient. Romuald eut le cœur serré en voyant son ami d'habitude, si souriant, habité ainsi par la nervosité.
— Reste avec moi en attendant qu'elle se calme.
Clarke se passa la main dans les cheveux, et tira doucement dessus, comme pour s'assurer que cet instant était bien réel.
— Mais il n'y avait aucune raison de s'énerver. Elle a manqué de respect à Anissa devant tout le monde.
— À ce point-là ? Je ne pensais pas que...
Sarah qui nageait dans l'eau s'était rapprochée des deux hommes, intriguée par leur conversation. Elle coupa alors Romuald d'une voix amusé :
— Ah oui ? C'est pour ça qu'on les a entendus trinquer à la jalousie ?
— J'imagine, répondit Romuald.
— C'est plutôt marrant. Après, elle peut se permettre d'être jalouse. En y repensant, vous étiez très proches lorsque vous dansiez ensemble à la boîte la dernière fois, remarqua cette dernière. Ça aurait été mon copain, je lui aurai fait manger le sol, sans vouloir te...
— Mais ferme-la ! lui souffla Romuald.
Le visage de Clarke pâlit. Il se tourna vers Mélonie restée en retrait. Elle ne bougeait pas, les yeux rivés sur lui. À son regard il comprit... C'était le début de la fin.
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En corps de toi
Roman d'amour"Anissa le trouvait beau comme un Dieu, allongé là sur ce grand lit, les yeux bleus perçants et le torse exposé. Son érection, largement visible, faisant tendre tout son pantalon. Son visage ne pouvait mieux traduire l'excitation. Elle aurait pu jou...
