— Salope !
Jemma s'interposa entre les deux jeunes femmes en voyant Mélonie adopter un comportement agressif.
— Et écoutez-moi bien, vous deux ! s'exclama Jemma. Déjà Clarke, gère Mélonie si tu ne veux pas que je m'en charge. Ensuite, toi, pourquoi tu t'en prends à la femme ? Pourquoi tu choisis la facilité ? C'est ton homme qui se laisse dicter par ce qu'il a entre les jambes, alors commence à t'occuper de la source du problème.
— On t'a pas sonné la lesbienne, s'emporta Mélonie qui tenta de la contourner.
— Calmez-vous ! On n'est pas venu pour ça, s'énerva Clarke.
Mélonie se tourna vers lui, les bras levés en l'air.
— Pourquoi tu la défends, toi aussi !
D'autres les avaient rejoints, poussés par la curiosité. Clarke sentit son corps entier se crisper. Se donner en spectacle ainsi l'horripilait au plus haut point. Il passa sa main dans les cheveux une énième fois pour se donner une contenance. Mais son rythme cardiaque s'accélérait au fur et à mesure que l'adrénaline et la rage l'envahissaient.
— Non, mais sérieusement, on est où, là ? Vous êtes là à vous crêper le chignon pour un homme ! s'exclama Aymen.
— Ne te mêle pas de ça, ordonna froidement Clarke d'un geste de la main.
— Non, mais toi aussi, tu ne peux pas gérer tes femmes au lieu de nous niquer notre soirée ?
Piqué au vif, Clarke se retourna vers l'auteur de cet affront. Les veines de son cou saillirent sous sa peau. Il ferma les yeux et une expression de fureur parcourut son visage. Lorsqu'il les rouvrit, son regard devenu ardent se posa sur Aymen.
— Si tu l'ouvres encore une fois, c'est toi que je vais niquer.
— Et puis quoi encore ? Vas-y, mets ta menace à exécution.
Clarke ne savait plus où donner de la tête. C'était de sa faute si beaucoup de personnes s'y retrouvaient mêlées de près ou de loin, mais il lui était impossible de trouver une issue favorable pour tout le monde. Et venait se rajouter à cela Aymen pour venir donner son avis... l'ex de Mélonie qui draguait Anissa sous ses yeux il y a encore quelques heures.
Il secoua énergiquement la tête comme pour ordonner son esprit. Mais il n'y parvint plus et le calme qu'il se forçait à garder s'effondra. Il lui fallait un défouloir. Quelqu'un contre qui laisser exploser cette haine qu'il avait trop longtemps accumulée. Que ce soit dans sa relation avec Mélonie ou bien même dans la culpabilité qui l'assaillait avec Anissa et maintenant toutes ces histoires.
Aymen se trouva au mauvais moment, au mauvais endroit. Clarke s'approcha de lui, tremblant de colère, submergé d'adrénaline, des envies de violence dans la tête. Il serra son poing et vint le lui écraser directement sur le menton avec une précision extrême. Anissa et Mélonie se retournèrent pour tenter de comprendre pourquoi la barrière avait été franchie. Tout le monde se tut et les respirations se retinrent. Le calme plat. Les nerfs tendus.
Aymen chancela de quelques pas en arrière, déboussolé, en tenant le bas de son visage endolori. Puis il se redressa, la bouche ensanglantée, la mâchoire crispée sous la douleur, le regard noir. Une expression de rage s'empara de ses traits. Il ne se passa pas plus d'une seconde avant qu'il ne se jette à son tour sur Clarke. Le silence se brisa et les hommes s'échangèrent tour à tour des coups. Vint se rajouter les hurlements de Mélonie qui s'effondra en voyant son fiancé se battre. Et les cris des femmes dont ceux d'Anissa qui tentaient de les résonner.
Les autres hommes ne mirent pas longtemps à intervenir mais ils leur fut difficiles de réussir à les séparer. Plusieurs tombèrent en raison du sable qui glissait sous leurs pieds, tandis qu'Aymen et Clarke ne voyaient plus rien autour d'eux. Leur seul objectif était de donner le coup qui mettrait au sol l'homme qui leur avait manqué de respect. C'était une course à l'ego qui se jouait plus qu'autre chose. À celui qui affirmerait le plus sa virilité tel un loup qui se bat pour être le chef de la meute.
Romuald et Tom canalisèrent Clarke tandis que Jacob et Alexandre s'occupèrent d'Aymen. Dans un effort acharné, ils parvinrent à les éloigner d'une bonne dizaine de mètres. Aymen criait encore des insultes à l'autre bout du motu. Mais il restait plus svelte que Clarke qui, avec sa force ajoutée à sa haine avait fait un carnage.
Ce dernier avait toutefois le menton fendu sur le côté et il n'était pas à nier que son corps allait avoir des hématomes. En passant devant Mélonie qui était tombée à genoux, Clarke cracha le sang qu'il avait dans sa bouche à côté d'elle. Elle ne fit que redoubler de pleurs.
— Clarke ! hurla-t-elle en se relevant. Clarke, où tu vas ?
Il s'arrêta et fit volte-face, fébrile, trempé de sueur. Sa cage thoracique se soulevait et s'abaissait rapidement, les veines de son cou étaient gonflées à en exploser. Du sang coulait de sa bouche. Il regarda tour à tour chaque personne encore présente dont Anissa. Il remarqua au passage une larme qui avait perlé sur sa joue rougie. Il lui murmura qu'il était désolé. Puis Clarke finit par stopper ses yeux sur Mélonie. Cette dernière s'était arrêtée à quelques mètres de lui, ne pouvant prédire sa réaction.
— Clarke, qu'est-ce que tu as fait ? se lamenta sa fiancée.
Son corps toujours tremblant parlait pour lui. Il finit par réussir à articuler :
— Mélonie ?
— Oui ?
— Va te faire foutre.
Clarke tourna le dos et continua son chemin. Il s'enfonça alors dans la nuit sous un temps incertain.
— Eh bien pars, alors ! Je ne vais pas te courir après ! cria Mélonie dont la voix résonna dans tout le motu. Tu t'en mordras les doigts ! Entre l'annulaire et le majeur il n'y a qu'un espace Clarke !
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En corps de toi
Romance"Anissa le trouvait beau comme un Dieu, allongé là sur ce grand lit, les yeux bleus perçants et le torse exposé. Son érection, largement visible, faisant tendre tout son pantalon. Son visage ne pouvait mieux traduire l'excitation. Elle aurait pu jou...
