Mon sommeil fût interrompu,
par des bruits qui provenaient
du salon.
C'était une fausse alerte,
il n'y avait pas de cambrioleur,
c'était tout juste Andréa qui
c'était réveillée, et je ne fus pas choquée lorsque je me rendis compte en regardant par la fenêtre,
que nous étions à l'aube.
Que nous étions dans la communauté des Vestas ou des Mayas,
nous devions nous lever à l'aube,
pour faire je ne sais quelles prières.
Je la comprenais puisque moi aussi,
à mon retour en France,
j'avais pris du temps à me réadapter à cette vie,
pendant encore deux mois,
je me levais à l'aube.
Elle parût surprise,
de plus elle était agenouillée,
les mains croisées, elle priait.
Je reconnaissais les paroles de cette prière, c'était celle que l'on fesait chez les Vestas.
Je me demandais pourquoi elle persistait à suivre les pratiques des Vestas, alors qu'elle avait décidé de s'enfuir.
Puis après reflexion,
je compris qu'après dix années dans ce satané couvent,
on le fesait par habitude
et non par envie.
Je voyais qu'elle était mal à l'aise dans la maison,
alors je lui proposa d'aller dehors,
il y avait une sorte de place avec de la végétation, une sorte de petit parc sans jeux pour enfants,
il y avait des places assises,
alors je lui proposa de s'assoir.
Tant qu'on y est,
je pris l'initiative de m'allumer une cigarette,
Giovanni et les enfants dormaient,
et demain c'était le week-end alors je savais qu'ils allaient se réveiller à partir de dix heure.
- Tu veux que je t'en passe, une ?
Andréa :
Oui, je veux bien, steuhplait.
Il y eu un court instant de silence.
Andréa :
J'ai vu que t'avais des gosses,
ils ont quel âge ?
- La plus grande s'appelle Kendall,
elle en a huit et le deuxième, Fahim et il a six ans.
À l'évocation du prénom
de Kendall, elle eût un léger sourire.
Je savais à quoi elle pensait,
à mon arrivée dans se couvent,
quand elle pensait que plus jamais,
je n'allais la revoir.
Andréa :
Le Père de Fahim,
c'est un de ses hommes, hein ?
J'hésitais à répondre,
je ne m'attendais pas à cette question, et puis j'en avais marre de sans cèsse parler de Zuhìr.
- Ouai...
Andréa :
Ça te manque pas le Mexique ?
- Tu veux que je sois franche ?
Andréa :
Ce serait mieux, sinon à quoi bon te poser des questions ?
- Et bien, il y a juste ce beau paysage qui me manque, sinon,
c'est tout. Et toi ?
Andréa :
Je sais pas, c'est bizzard, c'est inexpliquable, après dix ans,
de reprendre de nouvelles habitudes.
- Mais si tu es partie c'est que là bas c'était horrible, alors crois moi, tu t'y habitueras.
Andréa :
Humm si tu le dis...
On parlait de tout et de rien,
même si je sentais qu'elle n'était pas prête à s'ouvrir à moi.
Elle ne parlait ni de ses projets en France, elle ne me disait pas comment elle était venue, ni même comment elle avait réussi à s'enfuir.
Je me mettais à sa place,
et je comprenais que c'était difficile pour elle.
[...]
Deux semaines plus tard;
Giovanni :
Elle est louche, je te dis.
- Je te comprends pas, qu'est-ce qui te pose problème chez elle ?
Elle s'entend bien avec les enfants, elle est adorable,
elle m'aide pour les tâches ménagères, et je m'entend bien avec elle, elle est irréprochable.
Giovanni :
Elle n'est pas si irréprochable
que ça, moi je te le dis !
- On dirait un gamin !
Si tu le dis, puis-je savoir ce que tu lui reproches ?
Giovanni :
Je l'ai surpis entrein de fouiller dans ton tirroire, là où tu ranges tes papiers administratifs.
- T'as peut-être mal vu, ou elle c'est sans doute trompée de tirroires..
Giovanni :
Ça fait deux semaine qu'elle est là, et elle a répondu à aucunes de tes questions, tu trouves ça normal ?
- Oui, je trouve ça normal, elle est restée dix ans dans ce couvent,
ce n'est pas en deux semaines,
qu'elle va guérir de ses blessures !
Giovanni :
Si je te disais, que je l'ai surprise,
au téléphone entrein de parler espagnole !
- Pff, Giovanni, maintenant c'est un crime de passer des coups de fil en espagnol ?
Giovanni :
Chérie, réveilles-toi, elle est pas net !
- Pour l'instant t'as aucunes preuves, tu as juste des insinuations bidons !
Giovanni :
Mélyah...
- Ça suffit maintenant, je te conseille fortement de changer d'attitude.
Giovanni :
Où sinon ?!
- Je prendrais des mesures nécessaire, pour que le bien-être de la majorité des habitants de cette demeure, règne.
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MÉLYAH
Teen FictionMelyah, une jeune femme qui rencontrera des hauts et des bas mais qui trouvera la force de les surmontés. Du jour au lendemain, sa vie va changer et elle va devoir s'adapter. Les gens changent, les gens jugent, les gens partent et oui c'est les être...
