Je tirais les rideaux, pour avoir une confirmation,
le soleil ne s'était pas encore levé.
Andréa était réveillée, elle aussi, je ne rêvais pas, c'était ce même bruit qui causa son réveil.
Elle se leva et mît sa main devant ma bouche.
Andréa : Tais-toi, Mélyah, chut.
Même sa propre main tremblait, et je ne vais pas vous cachez, que je commençais à avoir peur.
Oui, peur des bruits qui provenaient de l'étage d'au dessus.
Les cris d'une femme,
on l'entendait supplier et si nous tendions bien l'oreille, on pouvait même entendre ses dents claquées.
Soudainement plus rien, comme si l'action avait été mis sous muet, on entendait plus aucuns bruits.
Andréa attendît quelques secondes encore, avant de retirer sa main, c'est comme si elle comptait les secondes.
Puis l'on entendît le bruit d'une porte se claquer et enfin, elle retira sa main, elle avait l'air d'être libérée.
- Qu'est-ce qui vient de se passer ?
Andréa :
Tu voulais un exemple ?
Le voici, fais en sorte de ne pas te retrouver à la place de la jeune femme du haut, maintenant tu sais pourquoi je ne m'enfuis pas.
[...]
Ce n'est que le lendemain,
que je compris que cela fesait exactement dix jours,
que j'étais ici.
Je n'avais absolument aucune notion du temps, ce qui me rendait malade.
Nous étions privées de tout, de notre propre identité et de tout contact avec l'extérieur.
La jeune femme qui avait préocupé l'attention d'Andréa et moi, la nuit dernière, était la numéro soixante-onze, elle était arrivée quelques mois avant moi.
Son crime était d'avoir agît à l'encontre du réglèment, non seulement elle avait détaché ses cheveux, mais elle avait ôter sa robe blanche de son corps quitte à en rester dénuder et avait tenté de s'enfuir.
Ses cheveux avaient été rasés,
et elle aurait été même violé.
À cette nouvelle, Andréa me parut soulager, contraiment à moi qui ne l'était pas dutout.
L'idée que les chefs de cette secte, puisse penser avoir neceraisse qu'un droit minime sur nous, et surtout sur moi, me répugnais et me mettais en rogne.
Et comme Andréa le roudoutais, je n'avais absolument pas l'intention de me plier aux règles, je comptais même quitter cet établissements de fous.
Mélyah était bien décidée à ne pas se plier aux règles, mais maline comme elle est, elle n'en parla à personne, même pas à Andréa.
m restait ici, son état psychologique allait lui jouer des tours.
La journée elle était forte, mais lorsque la Lune fesait son apparition, un flux de larmes dégloulinait sur son visage.
Elle pleurait ses proches, mais surtout sa fille, qui désormais avait sans doute grandît, grandît sans elle.
Son voyage en était presque inutile, elle qui voulait en finir, ne fesait qu'aggraver les choses.
Et c'est à ce moment-ci qu'elle comprît, elle comprît, qu'elle pouvait tirer un trait voir même une croix sur la vie qu'elle espérait avoir, une vie avec un homme qu'elle aime et ses enfants, dans une grande maison, ou un bel appartement, sans ennuis.
Dieu si il y en avait un, ne souhaitait pas cela pour elle, il la mettait à l'épreuve.
Pour quelles raisons ?
Elle ne le savait pas.
Elle pensait que tout ses malheurs provenaient du faite, qu'elle soit une grande pécheresse, mais il y avait beaucoup trop de malheurs, la raison n'était plus valable.
Elle devrait encore attendre plusieurs jours avant de quitter cette secte, plusieurs semaines pour sortir du Mexique et plusieurs années pour un jour rentré auprès des siens.
[...]
Les gens étaient affreusement louches ici, il prônait la vertue, mais on pouvait lire dans leur regard,
le désire de la luxure.
D'ailleurs se désir m'atteind à moi aussi,
pendant quelques temps.
Ici il n'y avait aucuns hommes, aucuns pour m'aider à me sentir bien, à me servir d'échappatoire.
Vous devez vous dire,
" Rien d'étonnant avant tu étais une prostituée."
Mais cela n'avait rien avoir,
j'étais une femme et je pense qu'à vingt-six ans, il est normale que je ressente de tel envie.
Je repensais à Alejandro, à Lucious, Aïden ou bien même Imran.
Contrairement aux autres filles, je me contenais, tandis qu'elles...
C'était totalement l'inverse.
Puisque le contact avec les hommes étaient interdis et que nous étions entre femme,
la majorité d'entre elle, avait des relations lesbiennes,
après réfléxion, je ne pense pas quand temps normal, elle en serait arrivées là, mais vue notre situation et le manque d'affection qui nous prennait, je peux être compréhensif.
Une nuit pendant que je m'apprêtais à dormir, que les lumières étaient éteintes et les rideaux fermés, je sentis une sensation froide sur mes pieds.
C'est brusquement que je me mis à sursauter, ce n'était que les pieds d'Andréa, mais je demeura tout de même surprise à la vue d'Andréa dans mon lit.
Et je le fus encore plus,
lorsque je compris qu'elle ne portait plus sa robe blanche, et pour être franche,
elle ne portait aucuns habits.
À l'aide de ses doigts fins elle me caressait la peau,
ce qui me procurra l'effet inverse du plaisir,
j'eus plutôt envie de vomir.
Je la repoussa avec tellement de brutalité que j'en fus moi même choquer.
Peut-être quand temps normal, j'aurais pris le temps de la repouser plus calmement, mais la s'en était trop.
Depuis que je me trouve dans se bâtiment de cinglées, je suis le plus souvent confronté à des choses qui me mettent mal à l'aise.
Je compris qu'elle aussi était devenue faible, qu'elle c'était laissé ronger par le désespoir et que plus les jours passaient, plus elle ressemblaient aux autres femmes.
À les voir toutes,
on aurait dit des robots, même les chiens sont plus rebelles, mais non, elles obéissent aux doigts et à l'oeil, aucunes d'entre elles ne se rebelles.
Elles sont toutes rongées par la peine et la souffrance, parfois même par la culpabilité...
Je ne pensais pas que dans ma vie, j'aurais pu être confronté à ce genre de personnes, et vivre dans un tel endroit, les reines de cette demeure était la Vielle Femme et la manipulation psychique.
Toutes ses filles avaient presque perdu leurs identités, je pourrais même parié que si je posais la questions à ses femmes, la pluparts prendrait du temps à ce rapeller de leurs prénoms.
Tout les soirs, pour ne pas sombrer dans la folie, je me remémorais les visages et les noms de mes proches.
Ma mère et son magnifique sourire, qui se fesait rare mais qui malgrès les années, lui donnait toujours son charme.
Mon père et ses blagues... j'ai parfois envie de retourner dix ans en arrière, à l'époque où nous pêchions du poissson ensembles, un poissons que je ne mangeais d'ailleurs pas.
Les anciens souvenirs de mon enfance que j'ai avec Kaïlani, furent suffisant pour me faire ressentir un manque à son égard.
Imran et Aïden, les deux hommes que j'ai aimé le plus, en amour dans ma vie.
Une petite pensée pour Lucious, mon ex mari, dont je suis et serais toujours reconnaissante car il est le père de la personne qui compte le plus à mes yeux, ma fille.
Ce qui m'amèna donc à penser à Médina et à ma fille, des visages dont je suis sûre que même folle, je n'oublierai jamais.
VOUS LISEZ
MÉLYAH
Novela JuvenilMelyah, une jeune femme qui rencontrera des hauts et des bas mais qui trouvera la force de les surmontés. Du jour au lendemain, sa vie va changer et elle va devoir s'adapter. Les gens changent, les gens jugent, les gens partent et oui c'est les être...
