Ne réalises-tu pas ?

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Ma tête cognait et en regardant sur le rétroviseur de la voiture,
j'avais une gueule de bois.

Lorsque nous,
nous sommes arrêtées,
j'ai pensé que nous étions
de retour à l'appartement.
J'imaginais déja les réprimendes de Giovanni.
Mais rien de ça n'arriva,
puisque malgrès mon état,
je me rendais bien compte que nous n'étions pas chez moi.

- Andréa ?

Andréa :
Détents-toi, ça va aller, bientôt nous serons de retour à la maison.

J'étais bien trop ivre et épuisée,
pour lui tenir tête, à peine étions-nous entrées dans la demeure,
que je m'étais effondrée
sur le premier fauteuil
qui était sous mes yeux.

[...]

À mon réveil,
j'étais dans une sorte de vielle chambre, sur un matelat usé,
j'étais toujours aussi affaiblie.
Il y avait une fenêtre,
alors je pus remarqué qu'il fesait nuit.
Au départ,
j'ai cru devenir folle,
je me rappellais de la soirée d'hier qui c'était déroulée la nuit,
puis me voilà à nouveau réveiller la nuit.
J'en déduisais que cela faisait 24 heures que nous étions dans cette vieille maison abandonnée en pleine campagne.
Andréa avait l'air complètement détendu, je doute qu'elle avait l'air de se rendre compte de la situation, je me rappelle de sa réaction, ce matin en voiture: C'était limite si elle n'en avait rien à cirer, et pourtant selon mes souvenirs elle m'avait bien dit que bientôt nous allons rentrer à la maison, si ce n'était pas de ma maison qu'elle parlait ,
je ne vois pas de laquelle.

Je commençais vraiment à paniquer, j'étais affaiblie
et ma tête cognait toujours.

Instinctivement,
je m'étais dirigée vers la fenêtre, j'avais tenté de l'ouvrir pour prendre de l'air, mais visiblement elle avait été bloqué pour quelles raisons ?
Je ne sais pas.
Je me suis par la suite dirigée vers la porte.
Elle aussi était bloquée, c'est là que je commencais vraiment à m'inquiéter.

Je m'inquiétais aussi pour Andréa,
elle qui était si fragile,
ce serait la cerise sur le gâteau
si il lui arrivait encore malheur,
je me sentirais coupable toute
ma vie si c'était vraiment le cas.

Et puis,
j'avais cette soif qui m'envahissait,ma gorge était extrêmement sèche, je dus même essayer d'avaler ma salive,
mais ça ne me suffisait plus.

Je commençais à regretter d'être sortie :
Je pensais à l'état des enfants,
ne pas voir leur mère depuis vingt-quatre heures, partie sans un mot.
Et puis Giovanni,
qu'est-ce qu'il me manquait aussi.

J'entendais le bruit du passage d'une clé dans une serrure,
ce n'était pas une illusion,
puisque la porte de la pièce s'ouvra.

[...]

- Andréa ?

Je fus totalement choquée de la voir dans cette état :
Ses cheveux étaient encore mouillés, j'en déduis qu'elle avait pris une douche.
Elle était souriante,
voir même radieuse,
ne réalisait-elle pas la situation ?

Andréa :
Oh, Mélyah, t'as dormis toute la journée, tu m'as l'air inquiète, qu'est-ce qu'il y a ?

Je pense qu'à ce moment là,
je ne sais pas qu'est-ce qui m'avait empêché de la secouer,
pour qu'elle se réveille.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Mais réveilles-toi Andréa ! Qu'est-ce qu'on fou ici ?
Je dois rentrée chez moi merde,
je sais que tu es dépaysée mais tu devais comme même te rendre compte que le taximan,
ne nous emmenait pas à la bonne adresse, t'aurais du remarquer que le chemin était bien plus long,
là on n'est plus dans Paris,
on est à la campagne !

Elle était stoïque,
c'était comme si elle n'entendait pas ce que je lui disais.
Il y eût un silence durant une trentaine de secondes, puis elle se mît à rigoler.
J'avais l'impression d'halluciner,
était-elle folle, où peut-être c'était un canular ?

Elle se dirigeait vers moi,
et me fît un calin.

Andréa :
Ne t'inquiète pas, dans deux jours nous sommes à la maison, demain on reprend la route.

Je souffla,
j'ai cru un instant qu'elle reprenait ses esprits et qu'elle avait trouvé une solution,
pour notre retour.

Mais,
elle quitta la pièce et revena une dizaine de minutes plus tard,
avec un sac à dos en mains.

Andréa :
Regardes, la preuve que bientôt nous rentrerons à la maison ma soeur !

- Mais il faut qu'on attaque en justice, ce connard de taximan,
et puis à qui appartient cette maison, qui ne te dit pas que nos kidnapeur ne reviendront pas ?'

Andréa :
Ne t'inquiète pas, ma soeur, ils ne reviendront pas, on devrait même remercier le taximan, il reviendra demain pour finaliser le trajet, jusqu'à la maison.

- Euh.. Andréa.. je ne comprends pas..

Andréa :
Regardes, Mélyah !

Lorsque je vis ce qu'elle en sortît du sac à dos,
j'ai cru que j'allais faire une  cardiaque.
Il y avait deux passeports,
le siens et le miens,
accomapgnés de deux billets....

Des billets d'avions en direction de Tijuana.

- SEIGNEUR JÉSUS, ANDRÉA C'EST QUOI CE DÉLIRE ?!

Andréa :
Ne t'en fais pas, elle t'a pardonné.
Une mére pardonne toujours à son enfant, et nous aussi on te pardonne, on est une famille, nous sommes des soeurs, et Ingrid est notre mère..
Tu seras bientôt de retour à la maison, Ma soeur !

MÉLYAH Où les histoires vivent. Découvrez maintenant