Je pense qu'à ce moment là,
je ne réalisais pas totalement l'ampleur de la situation.
J'étais tellement encore sous le feu de l'émotion de la veille suite à la vue d'Imran, que je n'avais guère pris au sérieux, l'état où Zuhìr m'avait rejoint cette nuit.
Lors du petit déjeuné,
Nadiya me regardait sans rien dire,
ce n'est que lorsque Zuhìr quitta la maison pour quelques heures,
qu'elle profita de la situation,
pour vider son sac.
Nadiya : Mélyah ?!
- Y'a t'il un problème, Nadiya ?
Nadiya :
Qu'est-ce qui te rend aussi aveugle ?
- Aveugle ?
Mais je te vois, en chaire et en os.
Nadiya :
Mélyah, ne joues pas avec les mots.
- Asseyions-nous, je te sens inquiète.
Je déposa Fahim, dans une sorte de petit panier fesant office de petit berceau, et la discussion débuta.
- Je t'écoute, Nadiya.
Nadiya :
As-tu vu ton mari ?
Plus particulièrement sa nuque ?
Je viens de regarder le linge sale, il y a du rouge à levre sur un de ses habits.
- Et, donc ?
Elle écarquilla grand les yeux,
si elle le pouvait,
elle m'aurait secouer encore et encore.
Nadiya :
Au cas où, tu ne l'aurais pas compris, Zuhìr était dans les bras d'une autre !
- Il est libre de faire, ce que bon lui semble, et puis c'est sa vie, en quoi cela me concerne ?
Nadiya :
Mélyah, ne prends-tu pas consciense des choses ?
- Il était avec une autre femme,
ils n'ont pas du jouer à la dinette, mais encore ?
Elle prît une grande inspiration,
et me prît une dizaine de secondes dans ses bras.
Nadiya :
Tu as raison sur un point,
c'est sa vie, mais tu te trompes sur un autre.. Sa vie impact sur la tienne !
- En quoi, une infidélité de sa part, devrait impacté sur ma vie ?
Nadiya :
N'as-tu pas remarqué qu'il était distant ?
- Évidemement, Nadiya, je ne suis pas idiote !
Nadiya :
Non tu ne l'es pas mais tu te comportes comme tel.
Je me suis renseignée, et cela fait plusieures fois, que l'on n'aurait vu ton mari, près d'une demeure se situant à quatre collines après le grand jardin des femmes.
- Nadiya, je suis sûre que tu pourrais t'occuper autrement, au lieu d'espionner Zuhìr, franchement il y a beaucoup mieux pour occuper ses journées.
Nadiya :
Laisses-moi terminé Mélyah !
Dans cette demeure, ce trouve Cassandre, une jeune femme récemment veuf..
- Elle doit sans doute être très belle, comme la plupart des femmes de la communauté.
Nadiya :
Outre sa beauté, elle est veuve...
Elle laissa planer un silence,
elle fesait souvent cela,
pour me convier fortement à réflechir.
Ce que je fis, et la simple pensée à cette éventualité, me foudroya, comme me le disais souvent Lagertha :
" Un fait, égale à une conséquances,
et une conséquances entraine le plus souvent à un nouveau fait, qui en amène à une autre. "
- Il n'oserait pas, Fahim vient tout juste d'avoir deux mois, sa naissance est encore récente, je ne pense pas qu'il oserait...
Nadiya :
Tu ne penses pas qu'il oserait, faire venir dans votre demeure une nouvelle épouse ?
Qu'est-ce qu'il lui en empêcherait ?
Et pourquoi pas par la suite,
un nouvel enfant, pour une descendance certaine ?
Ce n'était pas le fait,
que Zuhìr me trompes ou que j'avais une nouvelle rivale qui m'inquiètais...
Ce qui m'inquiètais,
c'était les mises en gardes de Lagertha à ce sujet..
Si il fesait de cette femme une épouse, non seulement elle aurait les mêmes droits que moi, et si il s'était autant entiché d'elle, au point où il se lassait de moi, du jour au lendemain il pouvait me répudier, surtout que je n'étais la fille de " personne", une éventuelle séparation, ne causerait pas de disfonctionnement dans la communauté.
- Nadiya, je suis prise au dépourvue..
Nadiya :
On trouva une solution !
- Comment ?
Nadiya :
Jusqu'ici tu as toujours su en trouver, alors tu en trouveras encore.
Si il y a une chose que tu ne dois pas perdre en ce moment,
c'est ta foi envers Dieu.
- ....
Nadiya :
Pas leurs Dieux,
je te parle du Dieu, que tu pris depuis ta tendre enfance, le Dieu qui prend une énorme place dans ton coeur..
On le sait tous, il n'y a qu'un seul est même Dieu, la seule difference est minime, est pourtant on en fait d'elle une grande, c'est son appellation.
[...]
Tout était desormais,
qu'une question de jours.
J'allais faire ce que je fesais toujours,
claquer la porte et partir.
La seule différence était qu'il n'y avait pas que ma vie en jeu,
il y avait aussi celle de mon fils.
Hors de question,
que je l'abandonne, ici, il n'y a personne en qui je peux être sûre qu'il sera non seulement en sécurité mais qu'il garde aussi, son humanité.
Je ne savais pas encore,
quand, ni comment mais, nous allions partir.
Je ne l'avais dis à personne, la solution de Nadiya était que je fasse le nécessaire pour recharmer Zuhír ou que je fasse des recherches pour un éventuel nouveau conjoint, mais je n'avais plus le coeur à ça, plus le coeur à rester ici.. Je voulais partir, ma place, notre place, à mon fils et moi, n'était pas dans cette communauté..
Ce n'était pas l'avenir que je voulais pour mon fils, je n'avais pas fait autant de sacrifices pour qu'au final, passer les restants de mes jours, dans ce " monde" de barbares.
La seule chose qui me déchirait le coeur, était que je n'avais pas prévenu Nadiya et Layannah,
deux formidables personnes, dont l'humanité était toujours présente, que j'allais prochainement laissé.
Non pas que je remettais en confiance leur loyauté envers moi, mais on ne sait jamais, ce que le destin nous reserve, même si elles ne disaient rien, leurs vies étaient en jeu, et ce serait un act égoiste venant de moi, si elles perdaient la vie pour ma cause.
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MÉLYAH
Teen FictionMelyah, une jeune femme qui rencontrera des hauts et des bas mais qui trouvera la force de les surmontés. Du jour au lendemain, sa vie va changer et elle va devoir s'adapter. Les gens changent, les gens jugent, les gens partent et oui c'est les être...
