Je dus prendre quelques minutes pour réaliser où je me trouvais, parfois je me réveillais et je devais cligner plusieurs fois les yeux pour me remémorer que je n'étais plus chez moi, que les cris n'étaient pas ceux de ma fille et que la silhouette masculine au loin, n'était pas celle de Lucious, et encore moins celle d'Aïden ou d'Imran.
À peine m'étais-je réveillée,
que deux hommes me portèrent et me balançèrent tel un sac à patate, au milieu d'une énorme ronde.
Lorsque je leva la tête pour regarder le ciel, mon regard confronta celui de Zuhìr, qui était confortablement assid avec huit autres hommes, sur des sortes de trônes, en haut d'une pyramide.
Les autres femmes,
me regardaient avec pitiée,
j'évita rapidement leurs regards pour ne pas qu'ils me démoralisent.
Ce n'est que seulement quand les hommes qui formaient la ronde, se mirent à tourner en sautillants et en chantants, que je pris consciense, que la possibilité d'une mort pour moi, était possible.
Mais j'avais toujours espoir,
je sentais en moi, ce fameux grain de folie, cette fougue qui depuis le temps, était une principale aide pour une survie dans ce monde horrible.
Se fût un énorme choque pour moi,
quand je vis que deux autres femmes m'avaient rejoint dans la ronde,
il y avait une femme toute maigrichionne, dont les yeux étaient magnifiquement jades et dont la chevelure était d'un blond vénitien à en rendre hypnotique plus d'un et il y avait Anastasia.
De nous trois, Anastasia était celle qui fesait le plus pitiée,
elle criait à plein poumons, son visage était devenue rouge et ses yeux étaient cernés, ses cheveux étaient en pagailles et tout son corps tremblait.
J'étais bien trop fière, pour faire comme elle, je préférais mourir digne, si la mort était inévitable au moins la rendre plus belle, ou la recevoir avec dignité.
Zuhìr la regardait et secrètement jouait les avocats auprès de ses compatriotes pour lui éviter une mort, son arrogance et son attachement à l'honneur l'avait tout de suite séduit,
et pour ne pas mentir, elle était au passage attirante, si il devait l'associé à une divinité, il l'associrait à Artémis ou bien même pire Athéna.
Il ne ressentait pas de la compassion, après tout ce qu'il avait vu et vécu dans sa vie,
la compassion était un sentiment oublié mais l'admiration était toujours présente.
Le soleil venait de se lever, il éblouissait maintenant toute la cour tandis que les vollailles chantaient, le moment était venu, la danse était terminé,
le sacrifice devait se faire.
Drakmar,
appelé l'homme sans coeur, tournait autour des femmes, son épée bien aiguisée en mains.
Il les regardait, et au passage écoutait leurs pouls pour savoir lesquelles étaient les plus vaillantes.
Malheureusment,
Anastasia ne le savait pas, elle continuait à implorer toutes les personnes de l'assemblée, toutes les personnes de la ronde, elle adoptait envers Drakmar, le regard le plus misérable possible pour qu'il puisse ressentir de la pitiée envers elle.
Mais elle n'avait toujours pas compris que ses hommes là ne ressentaient aucunes pitiée, c'est même à ce demander si ils avaient encore de l'humanité en eux.
Un sourire s'afficha quand Drakmar lui tenda sa main, et se fût son dernier sourire.
C'était une feinte, et Anastasia tomba en plein dedans, elle lui baisait même la main et commençait à le remercier, elle lançait même un dernier regard remplît de compassion à l'égard de Mélyah.
Soudainement la ronde cessa d'être une ronde, les hommes s'étaient écartés, donnant maintenant la vue sur une table, une grande table en pierre, contenant un poignard et deux petits bols de peinture contenant du rouge et du bleu.
Drakmar se mît à rire, et à porter tel on porterait une princesse, Anastasia.
Il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre, que c'était elle la sacrifiée.
Elle gigotait dans tout les sens, ses cris et ses pleures reprirent, mais la sentance était déja tombée, plusieurs hommes l'immobilisèrent et...
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MÉLYAH
Teen FictionMelyah, une jeune femme qui rencontrera des hauts et des bas mais qui trouvera la force de les surmontés. Du jour au lendemain, sa vie va changer et elle va devoir s'adapter. Les gens changent, les gens jugent, les gens partent et oui c'est les être...
