" Je te fais le serment"

282 22 1
                                        

" Tu laisses tomber ta robe par terre.
T'es nue, je reconnais mes torts.
J'en déduis que tu n'es pas née d'hier.
Je m'emballe, en plus c'est vrai qu'on manque de temps.
C'est nous deux, c'est l'heure, nous deux dans la pièce principale ou dans la salle de bain.
Franchement j'en ai rien à foutre."

      • Je la connais, SCH


On m'avait éjecter dehors, comme une moins que rien, mais outre cette action, rien ne c'était arrangés avec Médina, pire les choses s'étaient aggravées.
Cela me peinait énormément, au point où je n'avais même plus la force de me relever du sol, pour rentrer à mon domicile.
J'étais désemparée et je ne voyais qu'une seule personne, qui pouvait me remonter le moral, Aïden.
J'avais envie d'être dans une chambre, en sa compagnie.
Boire comme des ivres et faire l'amour jusqu'à épuisément et que pour qu'au final, je vide mon sac et qu'il trouve des solutions à mes problèmes.
Médina avait raison, j'étais égoiste et je proclamais avoir des principes que quand cela me chantais.
Et pourtant je suis consciente que dans quelques mois, il sera le mari de Kaïlani, ma propre soeur, mais cela ne m'est complétement égal, je souffre et j'ai besoin de réconfort.

////////////////////////////////

Quelqu'un sonna à la porte de mon appartement, sans un doute, je l'ouvris, je savais à quoi m'attendre.
Il entra sans hésitation dans la pièce, et me pris dans ses bras.
Par la suite, il m'embrassa la nuque, la poitrine, tout ce qu'il pouvait embrasser, et moi je fesais de même.
À la minute où je ressentis le contact de ses lêvres sur ma nuque, je me sentis légère, un vent de folie planait.
Sur le canapé, puis dans la salle de bain, après dans la cuisine et pour finir dans un lit.
On ne parlait pas, on n'avait pas besoin de parler, tout était dans le regard, dans la pulsion de nos coeurs et de notre respiration.

L'Osmose, un moment de béatitude infini, c'était vraiment ça qui me manquait, la fusion de nos deux corps devennait adictive.

Deux heures plus tard, nous avons mis fin à nos ébats sexuelles, on prit des verres d'alcool, lui du champagne et moi du vin, et puis c'est à deux qu'on pris coup sec un petit verre de vodka.

Aïden : Tournes toi, s'il te plait.

Moi : Hein ? Pourquoi ?

Aïden : Je viens de remarquer quelque chose, c'est quoi cette marque, on dirait un énorme bleux, comment tu t'es fais ça ?

À cette question, je ne savais vraiment pas quoi répondre, que dire ?
Si je disais que Tiago me l'avait fait, il risquerait de poser d'autre question et je serais à nouveau obliger de me mettre à nue, dévoiler une partie de mon jardin secret, ce que je n'aime pas faire.
Et puis si je restais muette, il poserait tout de même des questions.

Aïden : Je peux savoir comment tu t'es fais se bleux ?

Moi : Non tu ne peux pas savoir.

Aïden : Et pourquoi donc ?

Moi : Parce que, je ne ressents pas l'envie de te le faire savoir.

Je me retrouva à califourchon sur lui, c'était stratégique, il voulait que son regard soit dans mon axe et que le miens soit dans le siens, de faite à ce que je ne puisse pas l'esquiver.

Aïden : Tu es si, mystèrieuse, tu es un mystère à toi toute seule.
Quand je te regarde, j'ai l'impression de voir une louve, une louve dont le corps est remplît de cicatrices.
Certaines ont cicatrisées, d'autres sont en cours de cicatrisation.
Je ne sais pas ce tu as vécu, je ne sais pas ce que tu vis encore aujourd'hui, tout ce que je sais, c'est que tu te bats.

MÉLYAH Où les histoires vivent. Découvrez maintenant