Conflit

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Je venais tout juste de sortir du boulot, j'étais épuisée et en plus de ça je n'avais plus d'essence dans ma voiture alors par conséquant, je devais rentrée à pied.

Il fut un moment où je me stoppa suite au bruit d'un klaxon.
Au bout de quelques minutes, je compris que je n'hallucinais pas et qu'il y avait sérieusement une personne qui me klaxonait, d'ailleurs la personne alla plus loin, elle se dirigea à l'aide de sa voiture vers moi.
Les vitres étaient tintées, c'est donc pour cela, que je ne reconnu pas en premier temps le conducteur.

Celui-ci, baissa les vitres de sa voiture.
Quel surprise !

Moi : Qu'est-ce que tu me veux, Imran ?

Imran : Mélyah, monte dans la voiture s'il te plait.

Moi : Surment pas, aller bonne soirée au revoir !

Il prit une grande inspiration avant de continuer sa phrase.

Imran : Mélyah, monte dans la voiture, arrête tes gamineries.

Moi : Toi arrêtes les tiennes, je t'ai dis non !

Imran : Il faut qu'on s'explique.

Moi :  S'expliquer de quoi ? Tout est clair tout est dit, fou moi la paix.

Au bout de quelques secondes,
en vue de sa persistance, je monta dans la voiture.

Il y eut en premier lieu, un silence, un long silence, un sentiment de malaise planait, on était tout les deux.
Vous allez sans doute me prendre pour une folle, mais ce qui me stressais le plus, c'était le petit écart qui nous séparait, je ne savais pas si je devais me décaller plus vers la droite ou vers la gauche.
Je ne savais pas si je devais jouer la fille froide ou bien la fille chaleureuse, qui après tant d'années, saisit cette occasion pour rattraper le temps perdu.

Mais au lieu de ça, je sentis une boule se former dans ma gorge, une boule de colère.
Jusqu'à maintenant je n'avais pas pu m'exprimer, je m'adaptais, je prenais sur moi, je mettais mes sentiments en pause.
Mais là, l'occasion était bien trop bonne, si je ne vidais pas mon sac maintenant, je ne le viderai sans doute jamais.

Imran : Si je t'ai fais monter là c'était parce que je voudrais qu'on s'explique.

Moi : Tout à fait d'accord avec toi, à moi l'honneur d'abord.
Je te déteste Imran, tu ne te rends pas compte de tout le mal que tu as bien pu me faire.
Personne ne t'oblige à rien,tu fais l'homme qui prend des initiatives mais après tu te désiste comme un lâche.
Depuis le départ c'est le même scénario, tu me charmes et après lorsque tu reprends
tes "esprits "entre guillemets,tu nie tout en bloc ou pire tu m'oblige indirectement à tout oublier.
Je ne t'ai pas demandé de mentir à ta femme, et pour que les choses soient claires, je n'étais absolument pas au courant pour Mélyah, pour ta fille, j'ai absolument rien prémédité, je ne sais pas si c'est Dieu, le destin ou le pure hasard, mais en tout cas pour ma part, je n'avais rien orchester à l'avance.
Personne, ne t'a demandé d'appeler ta fille ainsi, comme personne ne t'a mis un couteau sous la gorge pour que tu épouses Sarah.
Je ne sais même pas ce que je fais ici, bah oui quelle question qu'est-ce qu'on fait ici, là tous les deux, tu m'expliques ?
Quel est le but de notre discussion ?
Et pourtant j'ai pris sur moi, tu n'imagines même pas comment je me suis battue et je me bats toujours pour.. pour t'oublier.
Tu crois que ça m'a fait plaisir, de voir ta femme et de voir que tu as refait ta vie une vie dont je ne fait absolument pas partie ?
Tu te rends compte ?
Même six ans plus tard, mon chagrin est toujours présent, la blessure est toujours aussi profonde.
Je suis partie à l'autre bout du monde carrément, tu sais pourquoi je suis partie ?
En partie à cause de toi.
Et voilà que quand je rentre, je suis toujours au même stade, la seule différence, c'est que moi aussi j'ai un mari, et que je porte même son enfant, que je ne suis plus qu'une simple lycéenne ou étudiante,  j'ai eu mon boulot,
je travaille comme une malade et je suppose que c'est la même chose pour toi.
Je ne verse presque plus de larmes, j'ai maintenant de la colère, de la haine, je te déteste.

MÉLYAH Où les histoires vivent. Découvrez maintenant