73

124 11 0
                                    

Quelle sensation étrange était-ce que de se sentir aussi légère que je me sentais. J'avais l'impression de renaître mais paradoxalement et de bon gré je ne voulais pas devenir une "Jazeera d'un autre monde" alors je gardais tout de même les pieds sur terre

Comme j'avais promis à Fabio je recontactais timidement Aghdal. J'avais peur d'entendre ses plaintes mais j'étais consciente que c'était moi la fautive de tous nos désaccords

Moi : Tu vas bien ?

Aghdal : Je vais comme je peux

Il n'avait peut être pas envie de m'entendre. C'était froid

Dans la peau d'Aghdal

J'y croyais pas. Comment elle pouvait avoir le toupet de m'appeler après près de deux semaines sans aucune nouvelles , un appel ou un simple texto. J'en revenais pas

Elle m'avait mis la honte devant mes parents. Elle n'a pas hésité à quitter leur maison à pas de loup sans dire un mot et pour expliquer son geste elle ne m'à laisser qu'une simple lettre écrite entre deux secondes

Moi : Tu comprendras , Jazeera que je n'ai ni le temps ni l'envie de jouer à cache-cache avec toi. Tu devrais comprendre , aussi qu'une relation n'est pas possible dans de telles conditions

Elle ne dit rien et c'était sûrement ce qui m'agaçait le plus. Son silence m'était insupportable

Moi : Arrêtons de perdre notre temps , je suis (... )

Jazeera : Je suis désolée

Moi : Comme toujours , mais cette fois ça ne marchera pas

Jazeera : J'ai paniqué , tu peux le comprendre ?

Moi : Laisse tomber

Jazeera : Aghdal (... ) s'il te plaît. Tu sais pas à quel point j'ai besoin de toi

Moi : Tu t'en es très bien sorti sans moi depuis deux semaines ; continue ça va aller

Jazeera : Je viendrais à Brasilia demain. Tu es libre ?

Moi : Non désolé

La vérité était que je n'avais strictement rien de prévu et puis une autre vérité était que j'avais été rassuré qu'elle revienne vers moi mais je ne voulais plus faire d'effort

Cette fille était un mystère. Même si on pense l'avoir cernée on se rend compte à la fin qu'on ne la connaît toujours pas

Jazeera : Libère toi

Moi : Pourquoi je me libérerais pour quelqu'un qui même lorsqu'elle n'a rien à faire ne se préoccupe pas de moi

Jazeera : Je serais à ta porte avant 15h demain. Excuse moi encore

Et elle raccrocha. Je ne comptais plus la revoir , je voulais la renier de ma vie

Mon père m'avait fait tout un pataquès après qu'elle soit partie et il m'a clairement dit qu'il était hors de question que j'épouse une fille comme elle. Je l'avais défendu comme je voulais malgré la colère qui sentait emparé de moi

J'aimais cette fille , j'étais tombé amoureux d'elle alors que ce n'était clairement pas mon intention au départ

J'ai attendu des jours et des jours qu'elle me rappelle mais elle ne l'avait pas fait alors je me suis résigné à l'idée de mon père ; épouser une femme de son choix , qu'il avait déjà choisi après son retour de l'Iran quelques jours plus tôt

Le lendemain je m'absentais toute la journée avec des amis pour être sûr de ne pas à voir Jazeera. J'avais interdit son accès à ma propriété mais Maria , mon employée qui connaissait bien Jazeera n'a pas suivi la consigne et le soir en rentrant elle m'attendait dans mon séjour

Traduction

Moi : Maria ?! Venez ici

Jazeera : Elle n'y est pour rien , j'ai pas besoin d'autorisation pour entrer. Ce qui t'appartient m'appartient non ?

Moi : Maria ?!

Elle venait en courant

Moi : J'avais laisser quelques consignes ce matin avant de partir. Je pensais avoir été compris

Maria : Elle a insisté monsieur

Moi : Ses caprices passent-ils avant mes consignes ?

Jazeera : Tu peux y aller Maria , ça va aller

Moi : Passez me voir avant de rentrer chez vous ce soir

Maria : Pardonnez-moi , monsieur mais c'est que (... )
Elle vit mon agacement et s'en alla tête basse

Moi : Je t'ai dis ce que j'avais à te dire , Jazeera. Tu peux prendre les quelques affaires que tu as laissé ici et va t'en

Jazeera : J'ai fais des milliers d'erreurs avec toi mais ce que je me pardonnerais pas c'est de te perdre. Je le permettrais pas

Moi : Quant à moi , mon seul regret et de ne pas avoir compris (...) enfin ne pas avoir voulu comprendre que ça ne pouvait pas marcher entre nous. J'ai tout essayer tu sais ? J'ai fais preuve de beaucoup de patience et tu le sais. Je t'ai laissé du temps , j'ai fermer les yeux sur tes "activités" et tant d'autres

Jazeera : Je sais. Mais laisse moi une dernière chance. Tu sais , pour tes parents j'ai pas su quoi faire et tu commence à me connaître j'ai pas réfléchi

Elle s'approchait et attendait une réponse

Jazeera : Tu n'oserais pas me lâcher , Aghdal

Moi : (rire) Tu penses être le nombril du monde ?

Ce jour là , à cet instant alors que nous étions seuls je conta un secret à cette femme pour qui je mourrais d'amour

Moi : La mère de mon fils est la deuxième femme que j'ai aimé de ma vie , après ma mère. Je l'ai aimé comme un fou et j'ai tout donné pour elle mais ; le jour où elle m'a planté un couteau dans le dos , ou le cœur elle l'a regretté amèrement et elle regrette toujours de là où elle est

J'avais tant aimé cette femme. Elle était mon premier amour que j'avais connu lorsque j'étais encore en Iran

J'avais menti à Jazeera à notre rencontre lui disant que cette fille m'avait quitté pour retrouver un homme du village où elle a grandit. C'était pas tellement la vérité , la vérité était que le jour où j'ai appris son adultère je l'ai fait pleurer le sang et emprisonner. Avec l'aide de mon père , je lui ai arracher notre fils et lui ai menti lui disant que sa mère nous avait abandonné

C'était cruel mais c'était ma manière de défendre mon égo. Son amant avait lui aussi été prisonnier mais libéré au bout d'un an

Dernière Danse Où les histoires vivent. Découvrez maintenant