¤ Demi Lovato - Heart Attack ¤
- Bordel de merde !, hurlai-je.
Me réveillant d'un bond dans mon lit trempé, je vis en face de moi Ophélie et Blake avec un regard menaçant, un seau d'eau dans les mains, pour les deux.
- Mais qu'est-ce qui se passe bon sang ?! On peut pas décuver en paix ?
Grognant, je frissonnai alors que les draps étaient gelés. Ces abrutis m'avaient balancé de l'eau gelé alors que j'ai un mal de crâne épouvantable et un mal fou à ne pas tourner de l'œil.
- Oh que non, tu ne peux pas décuver en paix, mon pote.
OK, j'ai largement merdé pour que Blake prenne un ton aussi hargneux. Soupirant, je me levai, et les questionnai tout en cherchant de quoi m'habiller.
- Qu'est-ce qui se passe pour me réveiller comme ça ?
- Qu'est-ce qui se passe ?!, s'indigna Ophélie.
M'arrêtant net, la soirée de la veille me sauta en pleine figure en même temps que les remords. Ouais, j'ai carrément merdé.
- OK, j'ai compris. Pas la peine de vous affoler comme ça.
- Lucas, je te jure qu'on est à deux doigts de commettre un meurtre.
Me tournant vers eux après avoir déniché un tee-shirt, je vis qu'en effet, ils avaient l'air très énervé. Soupirant de dépit, je ne cherchai même pas à cacher à quel point je m'en voulais. Les remords me bouffaient de l'intérieur et j'étais sûr d'arborer des cernes de trois kilomètres de long. Me frottant le visage, je m'étirais en même temps. Dormir par terre était pas franchement ce qu'il y avait de plus agréable. De toute façon, je n'avais pas le choix. Ayant tout détruit dans ma chambre, je n'avais pas eu d'autre choix que de finir ma nuit sur le parquet de notre chambre.
- Et Zea ?, tentai-je.
- Zea a dormi avec moi. Il ne voulait pas voir ta tronche de connard, me cracha Blake.
Bon sang, je n'arrivais même pas à leur en vouloir de m'engueuler comme s'ils étaient mes parents. J'avais complètement foiré et je méritais pleinement de dormir par terre et de me faire arroser en guise de réveil. Ouais décidément, je méritais pleinement ça.
- Bon sang, soupirai-je, agrippant mes cheveux entre mes doigts.
J'avais l'esprit en vrac, les pensées fusant à toute vitesse et une boule dans l'estomac qui me donnait envie de vomir.
- Je sais pas ce qui s'est passé, Lucas, mais Zea était clairement mal. A tel point qu'il a fini par pleuré. Il a pleuré putain !, me hurla dessus Ophélie.
C'était clairement la goutte de trop. Il avait beau faire le gros dur, Hulk était assez émotif pour certaine situation. Surtout quand ça touchait ses amitiés. Et savoir qu'à cause de moi, il avait fini par pleuré... Mon estomac ne le supporta pas. Courant au plus vite jusqu'aux chiottes, je vomis tripes et boyaux, clairement chamboulé par toutes les émotions qui m'agrippait le coeur. J'étais sans-dessus dessous, et mon corps me le faisait payer.
Me calant contre le mur face aux toilettes, je crispai mes poings de m'être montré si lâche. C'était à peine si j'osais retourner dans ma chambre pour affronter mes deux amis remontés contre moi. Soupirant, je me brossai les dents et finis, avec appréhension, par sortir de ma cachette après avoir pris mon temps. J'étais un lâche jusqu'au bout putain !
- Ça va ?, s'inquiéta quand-même Ophélie.
Non, non ça n'allait pas. Pas du tout même. Mais en inspirant un bon coup, je hochai doucement de la tête et me collai dos à un mur, assis plus bas que terre.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?, demanda Blake.
- J'ai merdé. Gravement.
- Ça, je m'en doute un peu. Mais merdé comment ?
- Il se trouve que samedi... Et bien, disons qu'on a...
- Ouais j'ai vu, me coupa Blake. C'était... enfin... entre vous deux..., essaya-t-il maladroitement.
- Ouais, soufflai-je. Et il se trouve que ça a été un début d'emmerde. Et c'est après quand on en a reparlé que ça a dégénéré.
- C'est-à-dire ?, insista Ophélie.
- C'est-à-dire que Zea a avoué qu'il avait carrément kiffé le... truc. Et qu'en retour, j'ai dit ne pas avoir aimé parce que je suis un putain de lâche ! Voilà pourquoi j'ai pas dit. Je ne suis qu'une petite merde même pas capable d'assumer ses actes.
Agrippant brutalement mes cheveux, je tirai dessus, espérant peut-être échapper à la réalité.
- C'était quoi ce truc ?, m'interpella Ophélie.
- Tu le sais très bien.
- Non, je ne sais pas. C'était quoi ?
Je relevai la tête, intrigué d'entendre autant de ressentiment envers moi. En effet, quand j'affrontai ses yeux gris, j'eus l'impression de me retrouver sous une tempête violente. Ses yeux étaient d'un gris foncé, tellement sombres qu'ils auraient pu rivalisé avec ceux de Zea. Pinçant les lèvres, je devinai ce qu'elle voulait quand elle se posta devant moi, droite comme un i, les poings sur les hanches, fière et inébranlable. Elle voulait que je l'énonce à voix haute parce qu'elle savait que je bloquais dessus. Que je n'arrivais pas à faire face à la réalité.
- Je t'en prie, tentai-je.
- Qu'est-ce que c'était que ce truc, Lucas ?
- Ne m'oblige pas à dire ça...
- DIS-LE !
- S'il te plaît, murmurai-je, dépité.
- DIS-LE, LUCAS !
- J'y arrive pas !
- Ah bon ? Et pourquoi ? Qu'est-ce qui te préoccupe autant ?, sourit-elle narquoisement.
Je l'adorais cette nana. Vraiment. Mais y a des fois, comme maintenant, où elle me faisait vraiment peur.
- Pitié Ophélie. Ne m'oblige pas à le dire...
- ALLEZ !
- S'il te plaît...
- DIS-LE !
Serrant les poings, je m'accrochai comme je pus à cette douleur minime que je m'infligeais avec mes ongles plantés dans mes paumes. Les mains tremblantes, une énorme boule dans la gorge et l'estomac en vrac, je murmurai finalement :
- Je l'ai embrassé, déglutis-je.
Et comme si cela ne suffisait pas, ma bouche formula la seule phrase que je ne me voyais jamais dire.
- Et j'ai envie de recommencer.
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Powerless
RomanceL'amour, vous devez connaître. Vous savez, ce sentiment libérateur qui nous prend au ventre, ce sentiment qui nous fait ressentir ces papillons ? Ces frissons qui nous dévalent l'échine, parcourent notre peau, bouffent nos pensées jusqu'à ce qu'il n...
